Paludisme en Afrique

Le paludisme est dû à un parasite, le Plasmodium, transmis par les moustiques qui en sont porteurs. Chez l’être humain, ces parasites se multiplient dans le foie puis s’attaquent aux globules rouges.
Le paludisme se manifeste par de la fièvre, des maux de tête et des vomissements.
Ces symptômes apparaissent généralement dix à quinze jours après la piqûre de moustique.
En l’absence de traitement, le paludisme peut entraîner rapidement le décès par les troubles circulatoires qu’il provoque.
Paludisme en Afrique
Paludisme en Afrique Prévalence élevée de la chloriquino-résistance ou multi-résistance
Chloriquino-résistance présente
Pas de Plasmodium falciparum ou de chloriquino-résistance
Pas de paludisme

Dans de nombreuses régions du monde, les parasites sont devenus résistants à plusieurs médicaments antipaludéens.Les principales mesures de lutte contre le paludisme prévoient : un traitement rapide et efficace par des associations médicamenteuses comportant de l’artémisinine, l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide et la pulvérisation d'insecticide à effet rémanent à l'intérieur des habitations pour lutter contre les moustiques vecteurs.

Les Chiffres du Paludisme

Le paludisme, c'est : 
  • Une maladie parasitaire potentiellement mortelle transmise par des moustiques.
  • La maladie parasitaire la plus répandue dans le monde.
  • 10 nouveaux cas par seconde en Afrique sub-saharienne.
  • 3 000 décès par jour en Afrique sub-saharienne.
  • 300 - 500 millions de cas cliniques par an,
  • 12 milliards de dollars de manque à gagner dans le PIB de l’Afrique.
  • La mort de plus d’un million de personnes par an, dont 90 % en Afrique subsaharienne.
  • La mort d’un enfant africain de moins de cinq ans toutes les 30 secondes.
  • Une des principales causes de mortalité périnatale, de faible poids à la naissance et d’anémie chez les mères.
  • 40 % des dépenses publiques de santé.
  • Un risque pour environ 40 % de la population mondiale habitant dans les pays les plus pauvres du monde.
  • 30 à 50 % des admissions dans les hôpitaux et pas moins de 50 % des consultations externes dans les zones de forte transmission.
Chaque année, le paludisme entraîne la mort de plus de 1,1 million de personnes, la majorité d’entre elles étant des enfants de moins de cinq ans. Plus de 80 % de ces décès se produisent en Afrique subsaharienne.
Le paludisme est la principale cause de mortalité d’enfants africains et ces décès pourraient être réduits de moitié si on disposait de diagnostics et de médicaments à un prix abordable.
Les femmes enceintes et les enfants qu’elles portent sont particulièrement vulnérables à cette maladie ayant une large part dans la mortalité périnatale, le poids insuffisant à la naissance et l’anémie. 
Comme le souligne l’OMS, l’impact du  paludisme sur la santé publique est encore aggravé par des coûts économiques élevés.
 Rien qu’en Afrique, le poids économique  annuel du paludisme est estimé à quelque 12 milliards de dollars. Une simple comparaison statistique permet de mettre en lumière combien le paludisme peut entraver le développement économique.
Entre 1965 et 1990, le taux de croissance économique annuel était en moyenne d’un modeste 0,4 % dans les pays affectés par le paludisme, soit moins du cinquième des 2,3 %  atteints en moyenne, pendant la même période, par les pays non affectés par la maladie.

En 2000, les chefs d’État africains se sont engagés à atteindre les objectifs de la Déclaration d’Abuja. 
  • Réduire de moitié le fardeau du paludisme en Afrique d’ici 2010
  • Qu’au moins 60 % des personnes atteintes du paludisme puissent avoir recours à des soins abordables et adéquats dans les 24 heures suivant l’apparition des symptômes;
  • Qu’au moins 60 % des personnes à risque, particulièrement les enfants âgés de moins de 5 ans et les femmes enceintes bénéficient de mesures de protection individuelle telles que les moustiquaires traitées aux insecticides
  • Qu’au moins 60% de toutes les femmes enceintes aient accès à la chimioprophylaxie ou au traitement préventif intermittent. 
Cet article est un extrait du magazine trimestriel, Échos de la Banque mondiale, publié par le Bureau régional de Dakar (Sénégal, Cap-Vert, Gambie, Guinée-Bissau, Niger).

 

 

Circuit au Sénégal

 

L'Afrique à Paris : le site de l'Afrique et des diasporas africaines à Paris

Circuits du Monde

Pompes Funèbres Lutèce International 

Location de Rolls à Paris et Région Parisienne