À
la fin des années
soixante, Kabila se
rend à Dar
es-Salaam, en Tanzanie,
où il rencontre
Yoweri Museveni, le
futur président
ougandais, qui devient
son ami et un soutien
fidèle.
En 1967, Kabila fonde
le Parti Révolutionnaire
du Peuple (PRP), qui
établit un
petit État
rebelle, dans les
montagnes situées
à l’est
du lac Tanganyika,
financé par
le commerce de l’or
et de l’ivoire.
En 1975, le PRP kidnappe
quatre chercheurs
et réclame
une rançon.
Après la chute
de son maquis en 1985,
Kabila s’établit
en Tanzanie
et brasse des affaires
(or, pêche).
En
octobre 1996, dans
l’est du Zaïre,
les membres de la
minorité tutsi
du Congo, connus sous
le nom de Banyamulenge,
se rebellent contre
les projets d’extension
des cultures aux dépens
de leurs pâturages.
Kabila réalise
l’union entre
ces rebelles et des
opposants au régime
du maréchal
Mobutu, au pouvoir
depuis 1965, et devient
le leader de l’Alliance
des forces démocratiques
pour la libération
du Congo-Zaïre
(AFDL). Il bénéficie
du soutien de l’Ouganda,
du Rwanda,
de l’Angola,
du Burundi
et de la Zambie.
La confiance que Kabila
peut avoir dans le
président ougandais
Museveni et le dirigeant
rwandais Paul Kagamé
est alors déterminante.
Après la capture
de Kisangani grâce
aux troupes angolaises,
la marche de Kabila
sur Kinshasa, la capitale,
et l’éviction
de Mobutu en mai 1997
sont saluées
par des explosions
de joie. Rejetant
le nom de «Zaïre»,
il renomme le pays
République
démocratique
du Congo, nom
qu’il portait
à l’époque
de Lumumba,
et se proclame président.
Mais
la popularité
de Kabila s’évanouit
rapidement. Les opposants
menés par Étienne
Tshisekedi, qui a
longtemps lutté
contre Mobutu, l’accusent
de n’être
qu’un pantin
dirigé par
le Rwanda
et l’Ouganda.
Kabila refuse de nommer
Tshisekedi Premier
ministre et promet
la tenue d’un
référendum
constitutionnel au
plus tard en décembre
1998 et celle d’élections
en avril 1999. Il
est, de plus, accusé
de faire obstruction
aux enquêtes
diligentées
par les Nations Unies
sur les massacres
de près de
200 000 Hutu dont
sont soupçonnées
les troupes de l’AFDL
dominées par
les Tutsi.
En août 1998,
Kabila demande à
ses alliés
rwandais et ougandais
de repartir. Ils refusent
et s'allient avec
des opposants à
Kabila et d'anciens
alliés de Mobutu,
puis s'emparent de
la province du Kivu
avec l'aide des Rwandais
et des Ougandais,
et menacent Kinshasa.
Kabila fait alors
jouer ses amitiés
révolutionnaires
auprès des
chefs d'États
d'Angola,
de Namibie
et du Zimbabwe,
trois pays qui ont
des intérêts
politiques et économiques
dans la région.
En
janvier 2001, Kabila
est assassiné
à Kinshasa
dans des circonstances
non élucidées.
Au lendemain de ses
obsèques, son
fils, Joseph Kabila,
est investi président
de la République
par le Parlement provisoire
réuni en session
extraordinaire. |