Etant un des neuf chefs historiques du Comité Révolutionnaire d'Unité et d'Action (CRUA), il fut arrêté une deuxième fois lors du détournement de l’avion qui le conduisait du Maroc à Tunis en compagnie de Mohammed Boudiaf, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Khider et Lacheraf.
Libéré en 1962 après son emprisonnement sur l'île d'Aix, il participa au congrès de Tripoli où un différend l'opposa au GPRA.
Après les négociations d'Évian, il critiqua la légitimité du gouvernement provisoire et s'affronta à Boudiaf et Belkacem qu'il élimina rapidement. De retour à Alger, il fut désigné président du Conseil le 27 septembre 1962 et installa alors un pouvoir sans partage.
Ben Bella eut pour objectif la construction d'un socialisme typiquement algérien, entretenant des liens aussi bien avec Cuba qu'avec la France, tout en épurant le parti, l'armée et l'administration lorsqu'il devint secrétaire général du bureau politique du FLN en avril 1963.
Après l'adoption d'une constitution, il se fait élire en septembre 1963 président d'une République de type présidentiel et autoritaire. Il réussit, dans la violence, à réduire les insurrections kabyles et les diverses oppositions politiques.
Partisan du panarabisme et admirateur du colonel Nasser, il entreprit une politique d'arabisation de l'enseignement dont le succés fut mitigé.
Il fut renversé par le coup d'État de Boumédiène (son dauphin désigné) le 19 juin 1965, emprisonné jusqu'en juillet 1979, puis assigné à résidence jusqu'à sa libération en octobre 1980.
Exilé en Europe, il revint en Algérie en 1990. Il assista à la prestation de serment du président Bouteflika en 2009.
Il est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le 4 mars 2009.
Article inspiré par http://fr.wikipedia.org/wiki/Ahmed_Ben_Bella |