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| HISTOIRE DU ZIMBABWE |
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500 000 ans
: Présence
attestée
par de nombreux
vestiges archéologiques
dans la vallée
du Zambèze.
Le centre du
plateau zimbabwéen
et la vallée
du Limpopo sont
riches en peintures
rupestres du
Néolithique,
attribuées
aux Bochiman.
Les Shona furent
probablement
à l'origine
de la civilisation
dont témoignent
les vestiges
du site archéologique
de Zimbabwe,
situé
au sud-est du
pays auquel
il a donné
son nom actuel.
- Seuil de
notre ère
: Établissement
d'agriculteurs
de langue bantou.
- XIIème
siècle
: Le travail
du cuivre comme
le commerce
de l'or et de
l'ivoire sont
considérablement
développés,
ces produits
étant
exportés
par le port
de Sofala, aujourd'hui
Beira au Mozambique.
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- XIVème
siècle
: C'est
également
autour du site
de Great Zimbabwe
que s'épanouit
le royaume de
Monomotapa (Mwene
Mutapa, "roi
des mines")
qui connaît
une rapide extension
territoriale
mais décline
dès la
fin du siècle
suivant, après
la mort du roi
Matope, en 1480.
- XVIème
siècle
: Les Portugais,
qui débarquent
sur les côtes
du Mozambique,
nouent des contacts,
par l'intermédiaire
de missionnaires
notamment, avec
le Monomotapa.
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- 1608 : Le royaume disparaît
après
que son souverain
ait cédé
aux Portugais
les mines d'or,
d'étain,
de cuivre et
de fer situées
sur son territoire.
- XVIIème
siècle
: Au sud,
l'État
du Changamire
prend la relève
et conquiert
presque la totalité
de l'ancien
royaume .
- Fin du
XVIIIème
siècle
: Venus
d'Afrique
du Sud lors
des mfecanes,
grandes migrations
provoquées
par l'expansion
guerrière
de certains
groupes bantous,
les Ngouni,
ancêtres
des Zoulou,
détruisent
sur leur passage
le Changamire.
- Vers 1830
: Un groupe
zoulou, les
Ndébélé
(ou Matabélé),
s'établissent
dans le sud-ouest
du pays, imposant
leur domination
aux Shona.
- Seconde
moitié
du XIXème
siècle
: La présence
britannique
et Boer se renforce.
- 1888 : Le roi ndébélé
Lobengula concède
des droits miniers
au sud du Zambèze
à l'homme
d'affaires britannique
Cecil Rhodes.
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- 1889 : Rhodes obtient
du gouvernement
britannique
une charte pour
sa société,
la British South
Africa Company,
pour l'administration
des territoires
conquis en Afrique
centrale et
australe. La
Compagnie de
Rhodes favorisa
la colonisation
agricole, y
compris vers
les territoires
sur lesquels
sa souveraineté
ne s'étendait
pas.
- 1890 : Fondation de
Salisbury (aujourd'hui
Harare).
- Jusqu'en
1897 : Une
guerre oppose
les Blancs aux
Ndébélé
et aux Shona,
qui sont finalement
relégués
dans des "réserves".
- 1895 : Le territoire
ainsi colonisé
est baptisé
"Rhodésie".
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Autonomie
- Début
du XXème
siècle
: Les colons
blancs, désireux
de s'affranchir
de la tutelle
de la Compagnie
réclament
l'autonomie
politique.
- 1922 : Consultés
par référendum,
ils écartent
le rattachement
à l'Afrique
du Sud.
- 1923 : La Rhodésie
devient colonie
de la Couronne,
sous le nom
de Rhodésie-du-Sud.
La minorité
blanche, gouvernant
seule, met alors
en place un
régime
de ségrégation
raciale, suivant
l'exemple sud-africain.
Des lois, adoptées
entre 1930 et
1969, confisquent,
au profit des
Blancs, l'essentiel
des terres tandis
que l'habitat
est territorialisé,
des townships,
ghettos situés
en périphérie
des villes,
"accueillant"
les Noirs détenteurs
d'un contrat
de travail,
tandis que les
familles sont
strictement
maintenues dans
les campagnes. |
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- 1953 : Le gouvernement
britannique
crée
une Fédération
de Rhodésie-Nyasaland,
regroupant Rhodésie-du-Sud,
Rhodésie-du-Nord
(actuelle Zambie)
et Nyasaland
(devenu Malawi),
qui conforte
la domination
blanche. Celle-ci
est dissoute
en 1963, un
an avant l'indépendance
de la Zambie et du Malawi.
Indépendance
Le
chemin vers
l'indépendance
de la Rhodésie-du-Sud,
redevenue Rhodésie,
est plus long
et plus conflictuel.
La ségrégation
dont les Noirs
sont victimes
et le mouvement
d'accession
à l'indépendance
sur le continent
africain, encouragent
le nationalisme
zimbabwéen.
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- 1957 : Joshua Nkomo,
dirigeant syndicaliste
ndébélé,
fonde un Congrès
national africain
de Rhodésie-du-Sud,
dissous deux
ans plus tard
par le gouvernement.
Pourtant, ce
sont les Blancs,
emmenés
par le Front
rhodésien,
fondé
en 1962 et hostile
à tout
partage du pouvoir
avec les Noirs,
qui revendiquent
les premiers
le droit à
l'indépendance
du territoire,
contre le Royaume-Uni.
- 11 novembre
1965 : Après
deux années
de vaines négociations,
le gouvernement
blanc, dirigé
par Ian Smith,
déclare
unilatéralement
l'indépendance.
Le Royaume-Uni,
qui souhaite
favoriser une
indépendance
africaine, et
l'Organisation
des Nations
Unies (ONU)
refusent de
reconnaître
la Rhodésie
et décrètent
un embargo commercial
à son
encontre. La
ZAPU et la ZANU
sont interdites
par le gouvernement
de Smith, et
leurs dirigeants,
Joshua Nkomo
et Robert Mugabe,
sont emprisonnés.
Les nationalistes
noirs engagent
alors une lutte
armée
contre le pouvoir
minoritaire
des Blancs.
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- 1975 : Après
l'indépendance
du Mozambique,
la Rhodésie
n'est plus soutenue
que par l'Afrique
du Sud. Smith
opte pour une
position plus
conciliante
et engage des
pourparlers
avec les dirigeants
noirs, libérés
de prison.
- Fin 1976
: La ZANU,
que soutient
la Chine maoïste,
et la ZAPU,
appuyée
par l'Union
soviétique,
unissent leurs
mouvements au
sein du Front
patriotique.
Convaincu qu'en
cédant
à quelques
revendications
ils peuvent
conserver l'essentiel
de son pouvoir,
Smith signe
un accord avec
trois leaders
noirs modérés,
parmi lesquels
l'évêque
méthodiste
Abel Muzorewa,
fondateur du
Congrès
national africain
du Zimbabwe,
en mai 1978. |
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- 1979 : Une nouvelle
Constitution,
adoptée
lors d'un référendum
réservé
aux Blancs,
instaure un
régime
multiracial.
Mgr Muzorewa
remporte les
élections
législatives
qui suivent
et devient Premier
ministre, dans
le cadre d'une
union avec le
parti de Ian
Smith. La guérilla
menée
par le Front
patriotique
se poursuit
cependant jusqu'à
la réunion,
en septembre
1979, à
Londres, d'une
conférence
constitutionnelle
à laquelle
participent
tous les mouvements.
- Février
1980 : Les
élections
libres sont
remportées
par la ZANU
et Mugabe forme
un gouvernement
de réconciliation
nationale au
sein duquel
sont présents
Nkomo et deux
ministres européens.
- 17 avril
1980 : La
seconde indépendance
du Zimbabwe
est proclamée.
250 000 Blancs
émigrent
vers l'Afrique
du Sud dans
la première
moitié
des années
1980. Pourtant,
la population
blanche maintient
son hégémonie
sur l'activité
économique.
Le Premier ministre
Mugabe renforce
d'abord ses
pouvoirs au
détriment
de la minorité
Ndébélé,
et son armée
doit affronter
à plusieurs
reprises l'aile
armée
de la ZAPU.
- Fin 1987
: La Constitution
est amendée
afin de remplacer
la fonction
de Premier ministre
par un poste
de président
exécutif
combinant les
fonctions de
chef d'État
et de chef du
gouvernement.
- 1988 : La ZANU et la
ZAPU fusionnent
et Nkomo est
rappelé
au gouvernement.
En 1990, il
devient vice-président
de l'État.
- 1991 : L'aggravation
de la situation
économique
contraint le
gouvernement
du Zimbabwe,
malgré
les discours
socialisants
du président,
à accepter
la mise en place
d'un programme
d'ajustement
structurel défini
par la Banque
mondiale.
- 1992 : Le redressement
s'opère
progressivement,
mais la réforme
agraire n'est
mise en ouvre
que partiellement,
en dépit
du vote prévoyant
l'expropriation
des terres possédées
par des Blancs
et laissées
en friche.
- Mars 1996
: Robert
Mugabe est réélu
président.
Les deux autres
candidats, les
révérends
Ndabaningi Sithole
et Abel Muzorewa
ont, il est
vrai, renoncé
à se
présenter.
- Septembre
à novembre
1996 : La
politique d'ajustement
structurel entraîne
des grèves
très
dures.
- 1997 : L'année
est marquée
par une agitation
sociale importante,
et la mise en
accusation de
Sithole pour
complot contre
Mugabe. La question
agraire reste
au centre des
préoccupations
et cristallise
les critiques
contre le régime
de Robert Mugabe.
Les fermiers
blancs continuent
à dominer
le secteur agricole,
occupant 60
% des meilleures
terres du pays,
ce qui exclut
de la croissance
la grande majorité
des masses rurales.
Cette situation
renforce les
accusations
de corruption
contre le régime
qui, sous la
pression, annonce
le lancement
de la seconde
phase du Zimbabwe
Program for
Economic and
Social Transformation
adopté
en 1996.
- 1998 : Plusieurs "émeutes
de la faim",
causées
par un taux
chômage
touchant 45
% de la population
et la chute
de la monnaie
nationale, ébranlent
fortement le
pouvoir qui
rend les fermiers
blancs responsables
de la situation.
- Avril 1999
: N'ayant
pu obtenir une
aide financière
des grands organismes
internationaux
en raison de
son attitude
vis-à-vis
des fermiers
blancs et de
son implication
armée
dans le conflit
affectant la République
démocratique
du Congo,
le Zimbabwe
rompt ses relations
avec le Fonds
monétaire
international
(FMI) et la
Banque mondiale.
- 2000 : Aggravation
de la situation
économique
et sociale,
en raison de
la tentative
d'expropriation
des meilleures
terres détenues
par la minorité
blanche : affrontements
violents, attaques
de fermes par
les Noirs, morts
d'hommes...
Le président
Mugabe ne fait
rien pour calmer
la situation,
bien au contraire.
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- 12 et 13
février
2000 : Les
électeurs
du Zimbabwe
rejettent par
référendum,
une nouvelle
Constitution
renforçant
les pouvoirs
présidentiels.
Malgré
un article dans
la Constitution
proposée
prévoyant
une redistribution
aux agriculteurs
noirs des meilleures
terres appartenant
aux fermiers
blancs, le "non"
a recueille
54,6 % des suffrages.
Le président
du Zimbabwe,
Robert Mugabe,
est confronté
à sa
première
défaite
électorale
depuis vingt
ans, alors que
des élections
générales
doivent se tenir
en avril 2000.
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- Depuis
septembre 1999
: Un fort
mouvement d'opposition
au président,
le Mouvement
pour le changement
démocratique
(MDC), se forme
autour d'organisations
syndicales,
d'organisations
de défense
des droits de
l'Homme et de
petits partis
d'opposition. Dénonçant
la corruption
et l'incapacité
du pouvoir à
faire face à
la crise économique,
ce mouvement
fait activement
campagne pour
le "non"
au référendum.
- 27 Juin
2000 : On
apprend la victoire
du ZANU-PF,
parti du président
Mugabe, lors
des élections
législatives.
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2000 : premières expropriations de ferme appartenant à des blancs. Mugabe est désavoué lors d’un référendum sur une réforme constitutionnelle.
- 2002 : Robert Mugabe gagne les élections présidentielles lors d’un scrutin dont l’honnêteté est contestée.
- 2003 : grave crise agraire et politique suite à l’expropriation par Mugabe des fermiers blancs.
L’État installe sur les terres réquisitionnées des proches du régime, officiellement anciens combattants de la guerre d’indépendance. Ceux-ci n’ont cependant pas les connaissances, ni le matériel nécessaire pour cultiver leurs lopins et beaucoup de terres restent en friches.
Crise politique quand les mouvements d’opposition comme la MDC sont réprimés et les élections truquées.
Suite à une campagne intensive des mouvements des droits de l’Homme, des Britanniques et de l’opposition, le Commonwealth impose des mesures de rétorsion contre les principaux dirigeants du Zimbabwe.
Au sein du Commonwealth, Mugabe reçoit cependant le soutien de plusieurs pays africains et dénonce des mesures prises à l’instigation des pays «blancs» (Canada, Grande-Bretagne, Australie). L’opposition locale du MDC est réprimée.
- 2004 : conséquence de la réforme agraire, l’ancien grenier à blé de l’Afrique ne peut plus subvenir à ses besoins et 70 % de la population se retrouve sans emploi.
Le Zimbabwe se retire du Commonwealth.
- 2005 : le parti de Robert Mugabe, la ZANU-PF, remporte les élections législatives sur fond de violence et de fraudes électorales face à un MDC divisé et affaibli.
Entre 120 000 et 1,5 millions d’habitants des bidonvilles d’Harare, bastions de l’opposition, sont expulsés à la fin du printemps lors de la destruction de leurs habitations sur ordre du gouvernement. Adoption d’une réforme constitutionnelle restreignant les droits de propriété et permettant au gouvernement de priver n’importe qui de passeport pour raisons « d’intérêt national».
Afin de gagner l’appui de la population Mugabe persécute la minorité ndébélés, nombre d’entre eux fuient en Afrique du Sud.
Les propriétaires terriens se voient interdire de faire appel de leur expropriation.
Création d’un Sénat de 66 membres, en fait une simple chambre d’enregistrement au service du Président Mugabe.
- 2006 : L’inflation dépasse les 1 000 %.
L’exode de la population vers les pays voisins s’accélère.
- septembre 2007 : L'inflation dépasse officiellement les 7000 %.
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