Histoire de la Tunisie

  • 814 av. J.-C. : Fondation de Carthage qui deviendra la capitale du monde punique et phénicien.
  • 146 av. J.-C. : Destruction de Carthage.
  • IIème s. av. J.-C. - Vème siècle : Domination romaine.
  • 429-533 : Domination vandale.
  • 533-647 : Plusieurs soulèvements berbères, domination byzantine.
  • 647 : Avènement de l'Islam.
  • 670 : Fondation de Kairouan.
  • 738 : Fondation de Tunis.
  • 800-1048 : Règne des dynasties (Aghlahide, Fatimide, Ziride, Hafside...)
Tunisie romaine 
  • 1574 : Domination ottomane, avec une large autonomie de la dynastie Husseïnide à partir de 1705.
  • 1881 (12 mai) : Le traité de Bardo établit le protectorat français.
  • 1920 : Création du parti Destour.
Habib Bourguiba
  • 1956 (20 mars) : Accession à l'indépendance.
  • 1957 (25 juillet) : Proclamation de la République, Habib Bourguiba est le premier Président.
  • 1959 (1er juin) : Promulgation de la Constitution.
  • 1974 : Bourguiba " Président à vie ".
  • 1984 (janvier) : Manifestations populaires dans plusieurs villes.
  • 1987 (7 novembre) : Habib Bourguiba est déposé pour raisons de santé par son Premier ministre, Zine El-Abidine Ben Ali qui le remplace à la présidence de la république.
  • 1988 (22 mars) : Signature de l’accord de passage d’un gazoduc algérien par le territoire tunisien pour approvisionner le marché italien.
  • 1988 (6 septembre) : Proposition d’un pacte national.
  • 1989 (2 avril) : Elections législatives et présidentielles, Z. Ben Ali élu à la présidence de la république avec 99,24 % des suffrages
  • 1989 (27 septembre) : Remaniement ministériel et relance des réformes économiques .
  • 1989 (3 octobre) : Troubles dans l’université avec les courants islamistes qui demandent le départ du ministre réformiste de l’éducation nationale, M. Charfi, qui s’attaque aux programmes et manuels scolaires.
  • 1991 (14 novembre) : Le président de la République appelle les intellectuels à se prononcer contre les islamistes.
  • 1992 (31 janvier) : Loi sur les associations.
Ben Ali
  • 1992 (11 février) : Création d’un fonds national de solidarité pour lutter contre la pauvreté.
  • 1992 (13 août) : Création d’un secrétariat d’état chargé de la femme et de la famille.
  • 1992 (1er octobre) : Loi de réforme électorale pour garantir la présence de l’opposition légale dans le parlement
  • 1993 (26 avril) : Grèves à l’université de Tunis.
  • 1994 (6 mars) : Réélection pour un deuxième mandat de 4 ans de Z. Ben Ali à 99,9 % des voix.
  • 1995 (12 avril) : Signature d’un accord de partenariat et de libre échange avec l’Union européenne.
  • 1995 (19 avril) : Ouverture d’un bureau de liaison avec Israël .
  • 1995 (21 mai) : Elections municipales : succès du parti au pouvoir, le Rassemblement Constitutionnel Démocratique (R.C.D.) .
  • 1995 (10 juin) : Ratification de l’accord d’association Tunisie-UE .
  • 1999 (2 novembre) : Elections législatives et présidentielles, 3e mandat de 4 ans pour Z. Ben Ali
  • 2000 (21 octobre) : Fermeture de la représentation tunisienne à Tel Aviv et du bureau israélien à Tunis.
  • 2002 (11 avril) : Attentat à Djerba contre la synagogue de la Ghriba.
  • 2002 (26 mai) : Référendum portant sur la réforme de la Constitution, permettant entre autres, au président Ben Ali de solliciter un 4e mandat de 4 ans, approuvé à 99, 61 % des voix.
  • 2004 : Réélection de Ben Ali avec 94,48% des voix
  • .2005 : Sommet mondial de la société de l’information à Tunis, sous l’égide de l’ONU, à l’occasion duquel huit opposants font la grève de la faim pour la défense des libertés publiques et la libération des prisonniers d’opinion.
  • 2006 : 1 600 prisonniers, dont des dizaines d’islamistes, sont graciés par le président Ben Ali.
  • 2008 : Mesures économiques et financières pour la région minière de Gafsa, après des émeutes contre le chômage et la corruption sévèrement réprimées.
  • 2009 : Ben Ali est réélu pour un cinquième mandat avec 89,62% des voix.
  • 19-20 décembre 2010 : Début du mouvement social contre le chômage et la vie chère à Sidi Bouzid (centre-ouest) en réaction à l'immolation le 17 décembre d'un jeune marchand de rue qui protestait contre la saisie de sa marchandise par la police.
  • 24 décembre 2010 : La police tire à balles réelles sur des jeunes qui manifestaient pour le droit au travail à Menzel Bouzayane (60 km de Sidi Bouzid) et fait deux morts.
  • 3-7 janvier 2011 : Violences à Saïda et manifestations à Thala (centre-ouest) marquées par des saccages et l'incendie de bâtiments officiels.
  • 8-10 janvier 2011 : Les classes moyennes rejoignent le mouvement. Les émeutes les plus sanglantes ont lieu à Kasserine, faisant 21 morts selon les autorités, plus de 50 selon une source syndicale. Affrontements à Kairouan (centre).
  • 10 janvier 2011 : Le président Ben Ali dénonce des « actes terroristes » perpétrés par des «voyous cagoulés» et promet à la télévision la création de 300 000 emplois supplémentaires d'ici 2012.
  • 11 janvier 2011 : Premiers affrontements à Tunis et sa banlieue, poursuite des violences à Kasserine. Fermeture des écoles et des universités.
  • 12 janvier 2011 : Le Premier ministre annonce le limogeage du ministre de l'Intérieur, la libération des personnes arrêtées, sauf celles «impliquées dans des actes de vandalisme» et une enquête sur la corruption. Plusieurs morts dans des manifestations à travers le pays, notamment un franco-tunisien à Douz (sud).
  • 13 janvier 2011 : Ben Ali s'invite pour la troisième fois à la télévision. Il s'engage à quitter le pouvoir en 2014.
  • 14 janvier 2011: Des milliers de manifestants se rassemblent à Tunis et en province, aux cris de «Ben Ali dehors». Violents heurts dans la capitale entre des groupes de manifestants et des policiers anti-émeutes. Ben Ali limoge son gouvervement et appelle à des législatives anticipées dans six mois. Finalement en début de soirée on annonce que Ben Ali, après vingt trois années au pouvoir, a quitté le pays.L'intérim est assuré par le Premier ministre Mohammed Ghannouchi.
  • 17 janvier 2011  : Mohamed Ghannouchi nomme un gouvernement d'union nationale.
  • 4 février 2011 : Sahbi Karoui, membre du Rassemblement constitutionnel démocratique, devient président de la Chambre des députés par intérim à l'occasion de sa première réunion depuis le départ de Ben Ali.
  • 27 février 2011 : Mohamed Ghannouchi démissionne de ses fonctions suite à des manifestations. Béji Caïd Essebsi est nommé Premier ministre.