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| HISTOIRE
DE LA TANZANIE |
Chacune
des
deux
régions
qui
composent
la Tanzanie
possède
sa propre
histoire.
Zanzibar
-
VIIIème
siècle
après
J.-C.
: Des
Arabes
venus
d'Oman
(rejoints
au VIIIème
siècle
par
des
Persans
de la
région
de Chiraz)
établissent
des
comptoirs
à
Zanzibar,
à
partir
desquels
ils
commercent
avec
le continent
qu'ils
nomment
la terre
des
Zinj
("Noir"
en arabe),
ou Azanie.
Zanzibar
et Kilwa
deviennent
progressivement
des
sultanats
arabes
indépendants,
peuplés
par
des
Arabes
et des
Africains.
Après
une
brève
domination
portugaise,
Zanzibar
et Pemba
sont
assujetties
par
le sultan
d'Oman.
-
1832
: Le sultan
Sayyid
Said
transfère
sa résidence
à
Zanzibar,
d'où
il étend
sa zone
d'influence
commerciale.
Il développe
notamment
la production
de girofle
et d'huile
de palme,
et pratique
de manière
intensive
la traite
des
Noirs
avec
le continent.
-
1890
: Ses
successeurs
ne peuvent
empêcher
la Grande-Bretagne
d'établir
sa domination
sur
l'île
. Le
sultan
n'est
pas
destitué,
mais
les
décisions
politiques
et économiques
émanent
pour
l'essentiel
de la
Couronne
britannique.
-
Dès
les
années
1930
: Des
affrontements
ont
lieu
entre
Indiens
et Arabes
d'une
part,
Africains
d'autre
part,
ces
derniers
étant
cependant
divisés.
Le sultan
Khalifa
Ben
Harub
use
de son
influence
pour
faire
accepter
la loi
britannique.
-
1960
: A la
mort
du sultan,
la décolonisation
du continent
africain
est
déjà
engagée.
-
9 décembre
1963
: L'île
de Zanzibar,
agitée
par
des
troubles
politiques,
obtient
l'indépendance.
Quelques
semaines
plus
tard,
un violent
soulèvement
de la
population
africaine
issue
des
anciens
esclaves
éclate,
le sultan
est
renversé
et les
Arabes
pourchassés.
Le parti
afro-shizari,
proche
de Nyerere
et dirigé
par
Cheikh
Abeid
Amani
Karume,
prend
le pouvoir.
Tanganyika
La partie
continentale
de l'actuelle
Tanzanie
abrite
des
ossements
des
premiers
hominidés,
comme
ceux
de l'australopithèque
(Australopithecus
boisei)
qui
ont
été
mis
au jour,
en 1964,
dans
les
gorges
d'Olduvai
par
Mary
Leakey
et son
mari,
Louis
Leakey.
-
IIème
millénaire
avant
J.-C.
: La côte
est
fréquentée,
le nord
du pays,
à
partir
du lac
Victoria,
voit
arriver
les
premiers
agriculteurs
bantou
à
l'aube
de notre
ère.
Au nord-est
s'établissent
les
peuples
de langues
nilotiques,
des
pasteurs.
-
XVIIIème
et XIXème
siècles
: La traite
des
Noirs,
contrôlée
par
Zanzibar,
est
pratiquée
massivement.
-
1890
: Le traité
d'Héligoland
entre
la Grande-Bretagne
et l'Allemagne
reconnaît
la domination
britannique
sur
Zanzibar
et les
droits
de l'Allemagne
sur
la partie
continentale
du pays.
-
1902
et 1903
: Après
avoir
brisé
avec
une
implacable
brutalité
la résistance
africaine
- révolte
des
Maji-Maji,
près
de 120
000
morts
au total,
puis
une
révolte
générale
en 1907,
les
colons
de la
Compagnie
allemande
de l'Afrique
de l'Est
colonisent
les
territoires
qu'ils
dominaient,
instituent
le travail
forcé
et développent
les
plantations
de café
et de
thé
dans
le Nord,
de coton
dans
le Sud.
-
Lors
de la
Première
Guerre
mondiale
: L'Afrique-Orientale
allemande
devient
le théâtre
d'opérations
militaires
: l'Allemagne
parvient
dans
un premier
temps
à
résister
aux
troupes
britanniques,
supérieures
en nombre,
mais
doit
capituler
en 1918.
-
1920
: L'Afrique-Orientale
allemande
devient
territoire
britannique
sous
mandat
de la
Société
des
Nations
(SDN),
et prend
le nom
de Tanganyika.
Les
gouverneurs
britanniques
appliquent
une
politique
de colonisation
minimale,
sur
le principe
appliqué
également
à
Zanzibar
du self-government,
facilitant
ainsi
ultérieurement
la transition
vers
l'indépendance.
-
1947
: Le Tanganyika
est
placé
sous
la tutelle
directe
de l'Organisation
des
Nations
unies
(ONU).
-
1954
: Création
de la
TANU,
dirigée
par
Julius
Nyerere
qui
devient
l'interlocuteur
privilégié
de l'ONU.
-
Décembre
1961
: Lorsque
le Tanganyika
obtient
l'indépendance,
Nyerere
prend
la tête
du gouvernement
avant
de devenir,
l'année
suivante,
président
de la
république
du Tanganyika.
La
Tanzanie
unie
-
1964
: Nyerere,
après
avoir
échappé
à
un coup
d'État,
engage
des
pourparlers
avec
le cheikh
Karume,
Premier
ministre
de Zanzibar,
qui
aboutissent
à
la création
de la
Tanzanie
en avril.
L'accord
entre
les
deux
parties
est
motivé
par
des
intérêts
mutuels
: Zanzibar
bénéficie
de l'aide
du continent
et Nyerere
peut
contenir
la révolution
légalement.
Ce dernier
devient
président
de l'union,
Karume
étant
promu
au poste
de vice-président.
Cependant,
l'intégration
s'avère
difficile
et les
disparités
entre
les
deux
régions
ne peuvent
être
effacées.
Le système
politique
est
ainsi
moins
libéral
à
Zanzibar
qu'au
Tanganyika
où,
malgré
l'institutionnalisation
du régime
de parti
unique,
en 1965,
des
candidats
non
affiliés
à
la TANU
peuvent
se présenter
aux
élections.
De même,
tandis
qu'à
Zanzibar
la justice
est
rendue
sans
possibilité
de défense
par
des
tribunaux
populaires,
le système
judiciaire
du Tanganyika
continue
de fonctionner
selon
les
pratiques
héritées
des
Britanniques.
Le socialisme
Tanzanien
|
-
Début
des années
1960 : La Tanzanie
est un
pays pauvre,
disposant
de peu
de ressources
exportables,
d'une
industrie
à
l'état
embryonnaire
et dont
l'agriculture
est fondée
sur les
cultures
vivrières.
- Février
1967 : Nyerere,
dans un
discours
prononcé
à
Arusha,
pose les
principes
fondateurs
d'une
nouvelle
politique
économique,
visant
notamment
à
atteindre
l'autosuffisance
alimentaire
et jetant
les bases
d'un socialisme
à
la tanzanienne
: "un
gouvernement
honnête, l'égalité
entre
les riches
et les
pauvres,
l'indépendance
économique".
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Tandis
que, du
point
de vue
politique,
Nyerere
tente
d'unifier
le pays
en dépassant
les clivages
ethniques
(utilisation
du swahili
notamment),
l'État
exerce
progressivement
son contrôle
sur tous
les secteurs
de la
vie économique.
Les banques
et les
sociétés
privées
sont nationalisées
et des
coopératives
d'État
sont créées
afin de
subvenir
aux besoins
de la
population. La propriété
agricole
est exploitée
selon
un système
communautaire,
et les
agriculteurs,
jusque-là
dispersés,
sont regroupés
au sein
de villages
appelés
ujamaa
(solidarité).
Ces réformes
sont toutefois
entravées
par une
conjoncture
économique
internationale
défavorable,
une mauvaise
gestion
publique
marquée
par une
corruption
généralisée,
ainsi
que par
la résistance
des habitants
et des
gouvernements
locaux.
Politique
extérieure
- Entre
1970 et
1980 : tandis
que le
Kenya,
qui a
choisi
l'économie
libérale,
s'éloigne
de la
Tanzanie,
le pays
joue un
rôle
important
par son
appui
aux mouvements
africains
de libération.
Les nationalistes
du Mozambique
y trouvent
refuge
pour organiser
leur guérilla
contre
les Portugais.
- 1979
: A la suite
d'un incident
de frontière,
les troupes
tanzaniennes
entrent
en Ouganda,
contribuent
au renversement
du régime
d'Idi
Amin Dada
et maintiennent
leur présence
dans le
pays jusqu'en
1981.
Le président
Nyerere
est en
outre
l'un des
représentants
africains
les plus
actifs
dans les
négociations
visant
à
mettre
fin à
la domination
blanche
sur la
Rhodésie
(devenue
le Zimbabwe).
Tout en
conservant
de bonnes
relations
avec l'Ouest,
la Tanzanie
reçoit
une aide
substantielle
en provenance
de la
Chine
qui l'aide,
ainsi
que la
Zambie,
à
construire
le Tanzam,
un train
permettant
d'évacuer
le minerai
de cuivre
zambien
par le
port de
Dar es-Salaam.
- A
partir
de 1983
: La crise
économique
rend nécessaire
la libéralisation
de l'économie
tanzanienne.
L'après-Nyerere
- 1980
: Nyerere
est réélu
en pour
son dernier
mandat
présidentiel.
De 1985 à aujourd’hui
En 1985, Nyerere, le « mwalimu » (l’instituteur), choisit, contrairement à l’habitude prise par la plupart des autres chefs d’État africains, de se retirer de la politique, après avoir tout de même conservé le pouvoir pendant 24 années. C’est Ali Hassan Mwinyi, alors président depuis 1980 de l’archipel de Zanzibar, qui prend sa succession. Malgré les résultats très largement négatifs de sa politique de développement économique, Nyerere conserva jusqu’à sa mort en 1999 l’estime de beaucoup de Tanzaniens et d’une partie de la communauté internationale. On lui reconnaît en effet le mérite d’avoir posé les bases d’un État démocratique pluriethnique.
Ali Hassan Mwinyi accélère l’ouverture et la libéralisation progressive du pays. En 1992, il autorise le multipartisme. En 1995, les premières élections multipartistes ont lieu, même si entachées de sérieux doutes sur leur régularité. Elles voient la victoire de Benjamin William Mkapa, un des disciples de Nyerere, qui est réélu en 2000. Mkapa doit faire face à de nombreuses difficultés qui grèvent le décollage tant espéré du pays : crise économique, épidémie de sida, afflux de réfugiés qui fuient les guerres du Burundi. A Zanzibar, des velléités indépendantistes émergent parfois, mais jusqu’à présent, l’Union tanzanienne est préservée. En 1998, des attentats visent les ambassades américaines de Dar es-Salaam et de Nairobi au Kenya : on compte plus de 250 victimes et 5000 blessés.
Après les élections de décembre 2005, Jakaya Kikwete devient le nouveau président de la république, le quatrième depuis la création de la Tanzanie.
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