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| HISTOIRE
DU SIERRA LEONE |
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La
Sierra Leone précoloniale
Le territoire
de l'actuelle
Sierra Leone a
constitué
le refuge de nombreux
peuples, tels
que les Kissi,
les Sherbro et
les Krim, touchés
par les conflits
politiques de
la savane.
- XVème
siècle
: Refoulant
les premiers occupants,
les peuples mandingue
s'y établissent,
les Mende sur
la côte
orientale, les
Temné vers
la frontière
de l'actuel Liberia
et les Soussou
dans le Centre.
- 1460 :
L'explorateur
portugais Pedro
da Cintra donne
le nom de Sierra
Leone (la "Montagne
du lion")
à la presqu'île
où va s'édifier
Freetown. Les
Portugais nouent
très tôt
des relations
commerciales avec
les populations
autochtones aux
embouchures des
rivières.
- XVIème
siècle
: La traite
négrière
s'organise, orchestrée
par les marchands
européens
avec la participation
des populations
côtières.
La Sierra Leone
sous domination
coloniale
- 1787 :
Les Britanniques
font l'acquisition
auprès
des chefs locaux
du site de Freetown,
où ils
établissent
une colonie destinée
à accueillir
des esclaves qu'ils
ont recrutés
dans leurs colonies
américaines
pour s'opposer
aux colons révolutionnaires.
Ayant fui les
États-Unis
et les Antilles,
puis réfugiés
en Angleterre,
ceux-ci s'installent
dans le territoire,
où ils
sont rejoints
par des affranchis,
rapatriés
des Amériques
avec l'aide de
sociétés
philanthropiques
américaines,
ou sauvés
de la traite
négrière
après son
interdiction.
- 1791 :
Création
de la Sierra Leone
Company qui administre
la colonie.
- 1808 :
Le territoire
devient une colonie
de la Couronne.
- 1896 :
L'arrière-pays
de Freetown devient
un protectorat
britannique.
- 1924 :
Organisation des
premières
élections
législatives.
- 1953 :
Un système
de cabinet est
instauré
et sir Milton
Margai, un Mende,
ancien médecin
et chef du parti
du Peuple de Sierra
Leone (Sierra
Leone People's
Party, SLPP),
est nommé
président,
en 1954, et Premier
ministre, en 1960.
La Sierra Leone
indépendante
- 27 avril
1961 : Devenue
indépendante,
la Sierra Leone
connaît
une grande instabilité
politique, marquée
par les rivalités
entre les différentes
communautés.
La fragilité
du modèle
occidental d'État,
associée
au poids des luttes
tribales, explique
pour une large
part cette instabilité
politique.
- 1967-1968
: La Sierra
Leone connaît
quatre coups d'État
successifs. Demeuré
Premier ministre
en 1962, Milton
Margai est remplacé,
à sa mort,
par son frère
Albert Margai
en 1964.
- 1967 : Siaka
Stevens, un Temné,
fondateur, en
1960, du Congrès
de Tout le Peuple
(APC, All People's
Congress) lui
succède,
après que
son mouvement
remporte des élections
contestées.
L'armée
organise alors
un coup d'État.
- 1968 :
Après un
nouveau putsch
militaire, Stevens
revient au pouvoir.
Il tente alors
une union avec
la Guinée
de Sékou
Touré.
- 19 avril
1971 : La
Sierra Leone est
proclamée
République
; Stevens instaure
alors un régime
de parti unique,
institutionnalisé
par la nouvelle
Constitution de
1978. L'APC demeurant
le seul parti
légal,
il élimine
toute opposition.
Cette période
de parti unique
est toutefois
marquée
par diverses tentatives
destinées
à assainir
la vie politique
(lutte contre
la corruption
et le népotisme).
Le régime
abandonne cette
politique afin
de profiter de
la rente assurée
par l'exploitation
des ressources
diamantifères.
- Novembre
1985 : Confronté
à la récession
des années
quatre-vingt,
Stevens se retire
au profit du commandant
Joseph Saidu Momoh
en janvier 1986.
- Mars 1987
: Une nouvelle
tentative de coup
d'État
échoue
et le nouveau
président
décrète
"l'état
d'urgence économique"
en novembre. Des
mesures draconiennes
d'austérité
sont prises.
La guerre civile
- Début
1991 : Le
pays, déjà
profondément
perturbé,
voit la guerre
civile libérienne
voisine se propager
sur son territoire.
A maints égards,
le conflit qui
ravage la Sierra
Leone apparaît
comme le clone
du conflit libérien.
La situation,
qui y règne
depuis le début
des années
quatre-vingt-dix,
a, dans les deux
cas, des antécédents
historiques présentant
bien des similitudes
qui aident à
expliquer l'évolution
récente.
La Sierra Leone
sert de "sanctuaire"
de refuge aux
civils libériens
qui fuient les
combats, puis
elle devient un
"front"
après que
Charles Taylor,
qui mène
la rébellion
au Liberia,
a pénétré
dans le pays.
Il rallie alors
une partie des
opposants au régime
de Momoh au sein
du RUF (Revolutionary
United Front)
qui se lance dans
la lutte armée,
à partir
de son sanctuaire
établi
dans les zones
diamantifères
proches de la
frontière
libérienne.
Ce mouvement rebelle
profite d'une
certaine sympathie,
à l'heure
où le régime
en place est largement
discrédité.
Il est dirigé
par Foday Sanko,
un ancien caporal
de l'armée
britannique qui,
comme Charles
Taylor, a décidé,
à l'instigation
de ce dernier,
de tenter l'aventure
militaire à
son retour des
États-Unis.
Dévoyant
les rituels traditionnels
d'intégration
sociale, il constitue
une armée
en utilisant largement
l'enlèvement
d'enfants dans
les villages de
brousse pour en
faire des combattants
à sa dévotion.
Sur le terrain,
toutefois, c'est
le statu quo
: la rébellion
est incapable
de s'octroyer
un avantage militaire,
alors que les
forces loyalistes
ne peuvent déstabiliser
leur adversaire.
- 1992 :
Face à
l'incurie qui
règne au
sein de l'armée,
des militaires
prennent, presque
par accident,
le pouvoir. Un
jeune officier,
Valentine Strasser,
accède
à la tête
de l'État.
L'armée,
malgré
un doublement
de ses effectifs,
ne parvient pas
à mettre
fin à la
guerre civile,
qui touche les
régions
agricoles et minières.
- Entre 1991
et 1995 : Les
combats entraînent
d'importants déplacements
de population.
Cinquante mille
personnes vont
trouver refuge
en Guinée.
- Janvier 1996
: Instigateur
d'un nouveau coup
d'État,
le brigadier Julius
Maada Bio écarte
Strasser du pouvoir
et, fort de l'aide
de mercenaires
sud-africains,
entame de nouvelles
négociations
avec le RUF.
- Mars et avril
1996 : Des
élections
multipartites
portent à
la présidence
de la République
Ahmed Tejan Kabbah
qui bénéficie
de l'aide des
"Kamajors",
une milice constituée
de chasseurs traditionnels
d'origine mendé.
- Novembre
1996 : Un
accord est signé
à Abidjan
entre Kabbah et
le chef du RUF.
Prenant acte de
sa victoire, le
général
Bio conduit la
phase de transition
du pouvoir au
profit du nouveau
président
élu.
- 25 mai 1997
: Kabbah est
renversé
à la suite
d'un putsch conduit
par Johnny Paul
Koroma, qui se
proclame chef
de l'État
et promet de rendre
public un nouveau
calendrier électoral.
L'opposition au
putsch de la Communauté
économique
des États
de l'Afrique de
l'Ouest (Cedeao)
se traduit par
un mandat donné
à l'Ecomog,
sa force d'interposition
dominée
par le Nigeria,
de rétablir
le président
Kabbah.
- 2 juin 1997
: Les combats
reprennent entre
l'armée
et la Force ouest-africaine
d'interposition,
pendant que des
troupes américaines
évacuent
les ressortissants
européens
vers les États
voisins.
- Février
1998 : La
capitale est reprise
par les forces
de l'Ecomog, qui,
poussant leur
avantage, se rendent
également
maîtres
de Daru et Kabala.
La junte, après
avoir perdu le
contrôle
de la ville de
Bo, se replie
sur Kailahun,
ville située
à la frontière
avec la Guinée
et le Liberia.
Cette offensive
victorieuse de
l'Ecomog permet
à Ahmed
Tejan Kabbah de
rentrer d'exil.
Cette victoire
ne supprime pas
pour autant une
des causes essentielles
du conflit : la
volonté
de l'homme fort
du Liberia, Charles
Taylor, d'étendre
son influence
sur le pays voisin
et sur ses richesses
minières,
opposée
à celle
du président
Abacha du Nigeria,
de conserver son
influence à
travers celle
du président
Kabbah auquel
il est lié
personnellement.
Il s'agit également
de préserver
l'influence du
Nigeria
dans la région
où, sous
couvert de l'Ecomog,
il est déjà
intervenu. Les
combats ne tardent
pas à reprendre
dans les provinces
où les
rebelles du RUF
commettent des
atrocités
contre la population
civile et réclament
la libération
de leur chef Foday
Sankoh capturé
par les Nigérians
à Abuja
en 1997.
- Janvier 1999
: Entré
dans Freetown,
le RUF met la
capitale à
feu et à
sang, au prix
de 6 000 morts,
tandis que la
population s'enfuit
et que des pourparlers
de paix mettent
en présence
à Lomé,
la capitale du
Togo,
Kabbah et le chef
du RUF, toujours
prisonnier, sous
l'égide
du président
Eyadema et du
pasteur noir américain
Jesse Jackson.
- Juillet 1999
: Ceux-ci
aboutissent à
un accord provisoire
de cessez-le-feu,
prévoyant
la mise en liberté
de Foday Sankoh,
l'impunité
pour ses combattants
auteurs d'atrocités,
et, cause essentielle
du conflit, la
création
d'une Commission
chargée
des ressources
minières
et de la reconstruction,
dont la présidence
devait être
tenue par le chef
du RUF.
Une mission des
Nations Unies
en Sierra Leone
(Minusil) forte
d'une dizaine
de milliers d'hommes,
est chargée
de surveiller
le désarmement
des combattants
et de prendre
le contrôle
des zones minières.
- Mai 2000
: Pour empêcher
le redéploiement
des forces de
l'ONU près
des mines de diamants,
le RUF lance une
offensive en direction
de Freetown, tandis
que quelque 500
Casques bleus
sont pris en otage.
Les Occidentaux
qui avaient patronné
l'accord de paix
de Lomé,
et estimé,
contrairement
à l'avis
de la population,
qu'il était
préférable
de "sacrifier
la justice à
la paix",
se voient contraints
par l'opinion
internationale
d'intervenir pour
empêcher
la prise de la
capitale. Peu
après,
le débarquement
d'un contingent
britannique contribue
à une reprise
de l'initiative
par l'armée
gouvernementale,
tandis que Foday
Sankoh, en fuite,
est arrêté.
Des Casques bleus
sont libérés
après des
interventions
internationales
auprès
de Charles Taylor,
qui, avec le diamant,
reste la clé
du conflit.
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PROMOS ÉTÉ SÉNÉGAL
du 5 Juillet au 23 Août |
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780 €* |
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1 085 €* |
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1230 €* |
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484 €* |
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