Conseils aux Voyageurs au Sénégal

A partir du 1er juillet, le Sénégal exigera un visa biométrique à toutes les personnes désireuses d'entrer sur son territoire, si elles ne sont pas des nationaux des 14 autres pays avec lesquels il constitue la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao, 15 pays).

Cette mesure ne sera pas appliquée aux ressortissants marocains et mauritaniens, Dakar ayant signé des accords bilatéraux de libre circulation des personnes avec Rabat et Nouakchott, a expliqué lors d'une conférence de presse, Ibrahima Diallo, secrétaire exécutif du comité de pilotage chargé du visa biométrique.

Les demandeurs de ce visa devront satisfaire aux procédures de pré-enrôlement et de paiement des frais de visa en ligne, indiquent les autorités sénégalaises, qui expliquent que chaque demandeur devra d'abord se rendre sur le site électronique dédié, puis procéder au paiement en ligne des frais de visa (50 euros).

Le gouvernement sénégalais avait annoncé, courant mai, instaurer la réciprocité des visas avec les pays qui exigent aux Sénégalais un visa pour entrer sur leur territoire.

Si la presse sénégalaise a, favorablement, accueillie et salué cette «décision de souveraineté», les opérateurs sénégalais du secteur du tourisme ont exprimé, quant à eux, leurs vives inquiétudes concernant l'impact de cette mesure sur le flux touristique déjà en baisse depuis plusieurs années.

source : lematin.ma

Procédure de demande de visa biométrique pour le Sénégal

Le gouvernement sénégalais a pris la décision d’exonérer, provisoirement pour l’année 2013-2014, les tours opérateurs du paiement du visa d'entrée des touristes, annonce le ministère du Tourisme et des Loisirs, dans un communiqué.

La mesure a été prise « sur instruction » du président de la République, Macky Sall, précise la même source. « Cette mesure exceptionnelle valable pour cette année uniquement, entre dans le sillage des efforts fournis par le ministère du Tourisme dans la promotion de la destination Sénégal », mentionne le communiqué. Cette disposition est soumise à « l’envoi préalable, par les tours opérateurs, au ministère du Tourisme et des Loisirs, de la liste complète des touristes sous leur responsabilité », ajoute le document. Cette décision « entre dans le cadre de l’amélioration de l’environnement des affaires dans notre pays, au bénéfice du secteur privé national et de la population sénégalaise qui fait de la Téranga une valeur nationale ». « Le visa d’entrée au Sénégal reste une obligation à laquelle doit souscrire tout autre étranger désirant se rendre au Sénégal, et n’entrant pas dans les critères d’exclusion définis par l’Etat du Sénégal », rappelle le ministère du Tourisme et des Loisirs. A partir du 1er juillet prochain, le Sénégal exigera un visa biométrique à toutes les personnes désireuses d’entrer dans son territoire, si elles ne sont pas des nationaux des 14 autres pays avec lesquels il constitue la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Cette mesure ne sera pas appliquée aux ressortissants marocains et mauritaniens, Dakar ayant signé des accords bilatéraux de libre circulation des personnes avec Rabat et Nouakchott. Le coût de ce visa est de 32.500 FCfa (50 euros). Le ministère du Tourisme et des Loisirs s'inquiétait de voir le visa biométrique entraîner la rareté des touristes.

Source : Le Soleil - 15 juin 2013

CONSULAT DU SÉNÉGAL A PARIS : 22, rue Hamelin 75016 PARIS - Tél: (33) 1 44 05 38 48
AMBASSADE DU SÉNÉGAL A PARIS : 14, avenue R. Schuman 75007 PARIS - Tél: (33) 1 47 05 39 45

Argent : Dans les banques situées dans toutes les grandes villes, le visiteur peut changer les principales devises étrangères. La commission est généralement de 2%. Egalement possibilité de change chez beaucoup de commerçants et hôteliers.
A l'aéroport de Dakar il est possible de faire ses opérations de change dans une agence bancaire, mais cette dernière semble s'obstiner à rester fermée aux heures d'arrivée des vols d'Europe ...
Le voyageur peut se rendre au premier étage de l'aéroport et effectuer son change auprès des commerçants.
Les Traveller's Cheques ne sont guère acceptés que dans les grandes villes du pays.
Cartes de crédit : Usage plus répandu que celui des traveller's cheques. Il existe des distributeurs automatiques de billets dans les grandes villes.

Sécurité : Les voyageurs peuvent circuler librement dans toutes les régions sauf dans certaines parties de la Casamance (cf. infra). Au cours du séjour, prendre toutes les précautions utiles pour conserver les documents de voyage ou d’identité en lieu sûr ainsi que l’argent liquide, notamment dans les lieux très fréquentés (aéroport, marché).

Casamance : La situation en Casamance oblige toujours à la plus grande prudence sur les axes routiers. Même si les tensions entre les factions de la rebellion armée du MFDC et les forces armées sénégalaises se sont apaisées, des accrochages ont encore lieu de façon sporadique, notamment dans la région de Bignona et Sindian.
Des opérations de déminage sont en cours au sud de Ziguinchor jusqu’à la frontière bissao-guinéenne. Les zones dangereuses sont en général clairement signalées.
Pour se rendre en Casamance depuis Dakar, il est recommandé de voyager par air ou par mer ( liaisons aériennes avec Ziguinchor et Cap Skirring, liaison maritime avec Ziguinchor). Les axes routiers entre la frontière gambienne et Ziguinchor sont fortement déconseillés ( routes nationale 4 et nationale 5). Des attaques à mains armées y ont encore lieu régulièrement.
Depuis Ziguinchor, il est possible de circuler sur l’axe routier reliant Cap Skirring, ainsi que dans la zone délimitée par le littoral, la route Zinguinchor-Cap Skirring et le fleuve Casamance. Cet avis ne vaut que pour les circuits, excursions et transferts proposés par les tours opérateurs, agences de voyages et hôtels de la place. Il est recommandé de circuler uniquement de jour.
La zone hôtelière de Cap Skirring ne présente aucun danger particulier.
D’une manière générale, il est dangereux de rouler la nuit, de circuler à proximité des frontières avec la Gambie et la Guinée Bissao, et de s’écarter des axes bitumés, en raison du risque lié aux mines.

Avertissement sur les risques liés à la détention, consommation et trafic de stupéfiants : La culture et le trafic de drogues sont passibles de 5 à 10 ans d’emprisonnement, alors que la cession ou l’offre pour consommation personnelle peut entraîner des condamnations allant de 2 à 5 ans de prison. La peine pour détention et achat de drogues pour consommation personnelle va de deux mois à un an d’incarcération. Enfin, la conduite sous l’emprise de la drogue (Art.110) est également passible d’une peine d’emprisonnement de 1 à 3 ans et d’une amende de 500 000 à 5 millions de Francs CFA.

Avertissement lié à l’homosexualité : L’article 319 du code pénal prévoit qu’au Sénégal "...sera puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans, quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe. Si l’acte a été commis avec un mineur de 21 ans et moins, le maximum de la peine sera toujours prononcé."

Avertissement lié à la pédophilie : Les actes de pédophilie sont sanctionnés par les articles 320 ter et 321 du code pénal, qui prévoient jusqu’à dix ans de réclusion (la majorité légale étant fixée à vingt et un ans et la peine non inférieure à trois ans si le mineur est âgé de moins de treize ans au moment des faits). La justice sénégalaise applique avec rigueur la loi, à l’encontre des ressortissants étrangers comme des nationaux.

Avertissement sur le tourisme sexuel : Les voyageurs circulant au Sénégal doivent tenir compte de la législation locale pénalisant les atteintes à la personne. Outre les peines frappant l’homosexualité et la pédophilie (voir ci-dessus), le code pénal sanctionne en particulier :

Les activités pornographiques : Si des mineurs de moins de seize ans y sont associés en tant qu’acteurs ou témoins (art. 320 bis, ter) : un à cinq ans d’emprisonnement (trois à sept si le mineur est âgé de moins de treize ans). Les mêmes peines s’appliquent aux organisateurs de réunions comportant des exhibitions ou des relations sexuelles si un mineur y assiste ou participe. En cas de contrainte, ou de déficience psychique du mineur exploité, les peines sont celles prévues pour le viol ou l’attentat à la pudeur.

Le proxénétisme (articles 323 à 327) au sens le plus large (y compris les intermédiaires, racoleurs, souteneurs ou concubins de personnes prostituées) : de un à trois ans de réclusion assortis d’une amende (de deux à cinq ans avec amende aggravée si la victime est mineure, si le délit est commis à l’égard de plusieurs personnes, accompagné de violence ou de port d’armes, commis en gang, si les victimes étaient récemment arrivées sur le territoire sénégalais ou ont été prostituées en dehors de ce territoire). Les personnes associées à des établissements ouverts au public où se pratique racolage ou prostitution sont passibles des mêmes peines.

La prostitution des mineurs : La prostitution des mineurs est interdite au Sénégal. Les clients de mineurs prostitués encourent les peines prévues pour l’attentat à la pudeur (ou à la tentative) : deux à cinq ans d’emprisonnement. Les circonstances aggravantes (notamment, victimes âgées de moins de treize ans) portent la peine à dix ans.

Le viol : Le viol simple ou dans un contexte de prostitution ou de trafic d’êtres humains: cinq à dix ans de réclusion sans possibilité de sursis (art. 320, 322). Les circonstances aggravantes (victimes âgées de moins de treize ans, en état de grossesse, handicapée, séquestration, viol en réunion, viol mutilant) portent la peine à son maximum de dix ans.

Au titre de la protection des mineurs, la loi assouplit les critères de territorialité des délits : les peines prévues pour ces différentes catégories d’actes s’appliquent même si les éléments constitutifs des infractions ont été commis dans différents pays (art. 324). En cas de contestation sur l’âge de la victime, les tribunaux laissent à l’accusé la charge de prouver s’il a été trompé sur l’âge du mineur.

Avertissement lié à la procédure d’expulsion : Les autorités sénégalaises ont récemment déclaré vouloir appliquer de manière plus systématique cette procédure aux ressortissants étrangers en situation irrégulière ou s’étant rendus coupables d’actes interdits par la législation.

Numéros utiles :

- Police à Dakar : (221) 823.71.49/823.25.29
- Gendarmerie à Dakar: (221) 800.20.20.
- Consulat Général à Dakar : (221) 839.52.62 (standard)
- Consulat Général à Saint Louis : (221) 938.26.00 (standard)
- Agence consulaire de Ziguinchor : (221) 991.22.23
- Agence consulaire de Thies: (221) 951.55.18.
- Agence Consulaire de Tambacounda : (221) 981.18.24 / 25
- Agence Consulaire de Kaolack : (221) 941.24 70
- Correspondant consulaire à Saly: (221) 631.09.09

Source : http://www.diplomatie.gouv.fr