Économie du Sénégal

Monnaie : le Franc CFA (XOF) (voir : Billets de Banque de l'A.O.F. et CFA de l'Afrique de l'Ouest)
PNB (2008) : $20 610 000 000.
PIB par habitant  (2009) : 1 045 dollars
Répartition du PIB par secteur d’activité :
Primaire 15,3 %, Secondaire 18,8 %, Tertiaire 65,9 %
PIB par secteur (2008) : agriculture : 16,1 %, industrie : 19,3 %, services : 64,6 % 
Budget (2008) : 1 652,7 milliards de francs CFA
Dette extérieure (2008) : $2 004 000 000.
Importations  : En 2009, l'activité commerciale au plan international a baissé à la suite du recul de la demande mondiale et aux difficultés d’accès aux prêts bancaires destinés au financement des transactions commerciales. Economie fortement arrimée au reste du monde, le Sénégal est net importateur de biens de production, de consommation et d’investissement. A ce titre, ses importations ont régulièrement augmenté à des taux supérieurs à ceux des exportations. Cependant, en 2009, elles ont reculé en valeur de 15,5% en enregistrant un niveau de 2141,7 milliards de Francs CFA contre 2534,2 milliards en 2008. Elles sont essentiellement concentrées autour des produits pétroliers, des céréales, des machines et appareils, des métaux et ouvrages en métaux ainsi que du matériel de transport. Ces produits couvrent 54% des importations totales.
Exportations : Chiffrées à 890,7 milliards de Francs CFA en 2009, (soit près de 15% du Produit Intérieur Brut), contre 893 milliards l’année précédente, les exportations ont régressé légèrement de 0,3%. Cette atonie des ventes extérieures résulte de contraintes structurelles qui compromettent leur croissance régulière et soutenue. En particulier, la surexploitation des ressources halieutiques a progressivement réduit les disponibilités à l’exportation. Le soutien des économies développées à leur production agricole rend difficile l’accès au marché extérieur hautement concurrentiel. L’offre reste limitée à des produits de base au potentiel non exploité : produits de la pêche, produits pétroliers, acide phosphorique, engrais, coton, produits arachidiers et ciment. Toutefois, le regain d’activité dans les secteurs de la pêche, des huileries, du tabac, d’une part, une demande sous régionale soutenue en matériaux de construction et produits pétroliers, d’autre part, ont limité le recul des exportations.
Agriculture : Avec l'exode rural qui draine tant de Sénégalais vers Dakar désormais engorgée, le nombre de paysans a diminué. Aujourd'hui les ruraux ne représentent plus que 55 % de la population totale du Sénégal. Les principales productions agricoles sont les céréales – principalement le mil et le sorgho, mais aussi le riz en Casamance –, l'arachide qui a perdu la position de monoculture qu'elle a longtemps détenue, ainsi que les fruits et légumes, notamment dans la zone horticole des Niayes qui approvisionne l'agglomération dakaroise en produits frais, tels que tomates ou légumes verts.
Pêche  : En 2005, les produits de la mer ont représenté 22% du total des exportations du Sénégal et a généré plus de 366 millions de dollars dans le revenu national à partir d'une capture annuelle d'environ 400 000 tonnes, contre environ 374 millions de dollars pour la capture d'environ 430 000 tonnes en 2004. L'industrie de la pêche est également un secteur important en termes d'emploi. Le gouvernement estime que le secteur emploie plus de 200 000 personnes et génère un nombre important d'emplois temporaires dans le secteur informel, en particulier par la pêche artisanale.
Secteur secondaireLors de son accession à l'indépendance (1960), le Sénégal était le pays le plus industrialisé d'Afrique noire francophone et sa croissance s'est poursuivie jusqu'au milieu des années 1970. Aujourd'hui le secteur secondaire est en crise, notamment faute de maîtrise des énergies.
Ressources énergétiques et minièresLe Sénégal n'a pas de charbon et peu d'hydrocarbures. La raffinerie de pétrole installée à Mbao en 1963 alimente les centrales de Bel-Air et du Cap des Biches, contrôlées par la Senelec.
Au Nord, le fleuve Sénégal a fait l'objet d'aménagements dans le cadre de l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), surtout dans la basse vallée. 
Le barrage de Diama a pour mission de réguler le fleuve, et la mise en service de la centrale hydroélectrique du barrage de Manantali au Mali en 2002 a ouvert de nouvelles perspectives.
Quant à l'utilisation d'énergies renouvelables, elle reste balbutiante.
Le pays possède du phosphate de chaux, de l'acide phosphorique, des phosphates d'alumine, du fer, des schistes bitumeux, du pétrole (off-shore), du sel marin (Sine-Saloum et Lac Rose).
Industries agroalimentairesLes deux sociétés les plus importantes sont Suneor (ex-Sonacos) pour la filière arachide et les Grands moulins de Dakar, auxquelles il faut ajouter la Compagnie sucrière sénégalaise et la Société des brasseries de l'Ouest africain.
Tourisme :
 Après l'envolée spectaculaire des années 1980, les chiffres du tourisme ont marqué le pas. 
La durée des séjours est courte (à peine 4 jours en moyenne), le taux d'occupation des infrastructures d'hébergement – plus nombreuses – a diminué et le taux de retour est particulièrement faible pour le Sénégal. 
Les visites sont très inégalement réparties dans l'année et concentrées pour l'essentiel sur la façade atlantique.
Faute d'un véritable réseau ferroviaire et de routes en bon état, il n'est pas aisé d'atteindre l'est du pays. 
Une étude couvrant la période 1972-2003 a montré que le Sénégal était considéré comme une destination intermédiaire ou de second choix par les touristes, que les variables relatives aux prix affectaient négativement la demande et que les capacités d'hébergement la favorisaient. 
En revanche le niveau de revenu des vacanciers ne constituerait pas un facteur déterminant. De fait, en 2006-2007, on a observé une baisse de l'ordre de 15 à 20% des arrivées pendant la basse saison.
Les professionnels du secteur ont analysé cette situation préoccupante et identifié plusieurs causes.
Par rapport à ses concurrents, le Sénégal est handicapé par une fiscalité élevée, notamment un taux de TVA de 18%, le seul des pays membres de l'UEMOA à appliquer un tel taux.
Le coût des facteurs de production (eau, électricité) a augmenté. Le parc hôtelier a vieilli et la promotion de cette destination, pourtant dotée de nombreux atouts, n'a peut-être pas été suffisante.
Pourtant beaucoup d'efforts ont déjà été faits pour améliorer le réseau routier et désengorger la capitale.
Pour rassurer les visiteurs, il était également nécessaire d'assurer leur sécurité et leur tranquillité dans quelques hauts lieux tels que le marché Sandaga de Dakar-Plateau ou le Lac Rose. Le gouvernement a annoncé la création d'une police touristique. L'Agence nationale de promotion du tourisme (ANPT) a été lancée en 2004. 
La première pierre d'un nouvel aéroport, l'aéroport international Blaise Diagne, a été posée en 2007.
L'État espère désormais accueillir 1,5 million de touristes à l'horizon 2010 et 2 millions en 2015, si possible mieux répartis dans le temps et dans l'espace. En l'absence d'outils permettant de comptabiliser les touristes, il est difficile d'être précis. C'est pourquoi l'instauration d'un visa d'entrée a été envisagée. Selon le Syndicat patronal de l’industrie hôtellerie et touristique au Sénégal , ils seraient aujourd'hui 700 000, mais ce chiffre semble élevé, par comparaison avec les données antérieures.
Secteur informelAu Sénégal, le secteur informel occupe une place très importante dans l'économie. Une fraction significative de la population vit de ce que l'on appellerait ailleurs des « petits boulots ». Selon une étude récente de la Banque mondiale, ce secteur génèrerait 97% des créations d'emplois dans un pays très touché par le chômage. Ces activités échappent à tout type d'imposition, de contrôle ou même simplement de dénombrement.
Avec l'État, c'est le principal pourvoyeur d'emplois et la première source de revenus.
Aujourd'hui l'activité de plus d'un travailleur sénégalais sur deux relève du secteur informel. Ce taux est cependant inférieur à celui de l'ensemble de l'Afrique subsaharienne (68%).
Au-delà des statistiques, on lui reconnaît une grande vitalité. Ne pouvant combattre de front un secteur aussi dynamique et omniprésent, l'État tente plutôt d'encourager ces travailleurs à entrer petit à petit dans la légalité afin de bénéficier des avantages sociaux et des régimes de retraite.
En novembre 2007 de violentes manifestations éclatèrent à Dakar lorsque les pouvoirs publics décidèrent d'interdire tout commerce informel dans les rues de la ville. 
Des vendeurs ambulants affrontèrent la police, brûlèrent des pneus, lancèrent des pierres sur les forces de l’ordre et saccagèrent des bureaux. Les policiers ripostèrent en faisant usage de gaz lacrymogènes. 
Communications et services :
- Compagnie Sénégal Airlines.
Aéroports de Dakar-Léopold Sédar Senghor (plus d'un million de passagers en 1998 et 1er aéroport du continent pour le fret avec 25 600 t.) et Saint-Louis et 12 aérodromes secondaires.
Port autonome de Dakar (9,9 millions de tonnes en 2006), qui sert aussi de débouché au Mali. La conteneurisation est en augmentation et deux portiques sont en projet sur le terminal à conteneurs, et ports secondaires à Saint-Louis, Kaolack, Ziguinchor.
Le transport ferroviaire de voyageurs entre Dakar et Saint-Louis a été abandonné. Outre l'axe principal reliant la capitale au Mali, il subsiste le Petit train de banlieue (Dakar - Rufisque). En 2005, le réseau ferroviaire comptait 906 km. Il est très concurrencé par la route, tant pour le transport des marchandises que pour celui des voyageurs.
- En 2003, le réseau routier sénégalais comportait 13 576 km, dont 3 972 km de routes goudronnées et 9 604 km de pistes..
- Les véhicules âgés de plus de 16 ans représentent 69,9% du parc automobile au Sénégal, alors que ceux qui ont entre 11 et 15 ans font 10,7% du total, selon le ministre des Transports. Pour le rajeunissement du parc automobile, les autorités ont interdit l’importation des véhicules de plus de 5 ans, une mesure qui a contribué à la progression des ventes de voitures neuves. Ainsi, ce marché a maintenu sa tendance haussière au premier semestre de 2008 où 3698 véhicules ont été vendus, contre 5812 sur toute l’année 2007, selon la Chambre de commerce et d’industrie de Dakar. 
- Grand développement du secteur informatique : conseil, ingénierie, formation...
- Téléphonie  fixe :  En déclin au Sénégal depuis 2007 et pratiquement partout dans le monde, le segment de la téléphonie fixe a renoué avec le cycle vertueux de la croissance depuis le premier trimestre de l’année 2009. En effet, fortement tiré par les offres prépayées mises sur le marché par les deux seuls opérateurs présents sur ce segment (Orange et Expresso). Le parc de lignes fixes est passé de 237.752 lignes à fin décembre 2008 à 278.788 lignes à fin décembre 2009. Cette évolution du parc de lignes fixes de l’ordre de 17,3%, a entrainé une légère hausse du taux de pénétration. En effet, il est passé de 2,27% à 2,29% au cours de la période considérée.
Parallèlement à la croissance du parc de lignes fixes, l’année 2009 a permis de noter : Une hausse de 24% du parc de lignes résidentielles grâce aux formules prépayées ; Une croissance de près de 9% du parc de lignes professionnelles.
Ces hausses étant atténuées par la forte baisse du nombre de lignes publiques (-39%) entièrement imputable à la chute du nombre de lignes télécentres. 
- Téléphonie mobile : La Téléphonie mobile est le fer de lance du secteur des télécommunications au Sénégal ces dernières années avec la présence de trois  opérateurs : Orange, Tigo et Expresso cités par ordre de leur arrivée sur le marché.
Le parc de téléphonie mobile d’abonnés  a connu en 2009 une croissance de 28%, faisant passer le parc de 5 389 133 abonnés au 31 décembre 2008 à 6 901 492 abonnés au 31 décembre 2009.
Ainsi, à fin décembre 2009, le taux de pénétration de la téléphonie mobile s’est établit à 56,7% contre 50,9% une année auparavant.
Le dynamisme de la téléphonie mobile a largement profité aux trois opérateurs présents sur ce segment de marché. Tout au long de la période, par le biais de promotions commerciales, les opérateurs ont sudévelopper leurs parcs respectifs, en recrutant de nouveaux clients. Ainsi, au 31 décembre 2009, la situation se présente comme suit : Orange, filiale de l’opérateur historique Sonatel détient 66,8% des parts de marché avec un parc de 4 607 891 abonnés. Tigo dispose de 30,3% des parts de marché avec 2 090 067 abonnés. Expresso, dont l’offre mobile a été lancée en janvier 2009, possède 203 534 abonnés, soit près de 3% des parts de marché.
- Télévision : Environ 1 000 000 de postes (2007) 
Union Nationale des Chambres de Commerce d'Industrie et d'Agriculture du Sénégal (UNCCIAS)
1, Place de l'Indépendance - BP 118 Dakar (Sénégal)
Tél. 221.33.823.71.89
Fax : 221.33.842.51.63. / 33.823.93.63
E-mail : [email protected] ou [email protected]
Site web : www.cciad.sn