Le nombre de ses
victimes peut être
évalué
à 200 000.
Il expulse 60 000
Asiatiques, accusés
de dominer l'économie.
- 1978 : L'Ouganda frôle
la faillite, et
le gouvernement
dépend entièrement
des prêts
accordés
par les États
musulmans sympathisants
d'Amin Dada.
Les prétentions
affichées
par
Amin
Dada sur un
territoire frontalier
tanzanien, l'entrée
de l'armée
ougandaise, en novembre
1978, en
Tanzanie,
déclenchent
l'intervention de
ce pays contre le
dictateur ougandais.
Amin
Dada est contraint
de s'exiler en Arabie
Saoudite et le président
tanzanien, Julius
Nyerere favorise
le rétablissement
d'un régime
civil. Cependant,
les troubles se
prolongent et, après
que trois présidents
se soient succédés
à la tête
de l'Ouganda, Milton
Obote, dont le parti,
l'UPC, est sorti
vainqueur des élections
de décembre
1980, revient au
pouvoir. L'économie
du pays est dans
une situation désastreuse,
le taux d'inflation
dépasse 200 %,
une famine décime
le Nord.
- 1981 : Après le
retrait des troupes
tanzaniennes, l'opposition
est brutalement
réprimée.
Cent mille Ougandais
trouvent la mort,
tués ou affamés.
L'opposition au
régime est
double ; d'une part,
dans le Nord, les
commandos armés
des fidèles
d'
Amin
Dada, d'autre
part, dans le Sud
baganda, l'Armée
nationale de résistance
(National Resistance
Army, NRA), dirigée
par Yoweri Museveni,
un Banyankolé,
formé en
Tanzanie
et au
Mozambique.
Au sein de l'armée
nationale s'élève
une nouvelle contestation,
après que
Milton Obote ait
confié les
principaux postes
politiques et militaires
aux membres de son
ethnie, les Lango.
- 1985 : Un coup d'État,
mené par
le général
Tito Okello, nordiste,
appartenant à
l'ethnie nilotique
des Acholi, renverse
Obote qui se réfugie
en
Zambie.
- Janvier 1986
: Après
quatre jours de
combat à
Kampala, la NRA
porte son dirigeant,
Yoweri Museveni,
au pouvoir.
Réformes
Le nouveau gouvernement
engage de profondes
réformes
en Ouganda.
- Depuis le début
des années
1990 : Du point
de vue économique,
la situation s'est
nettement améliorée
: inflation contenue,
croissance ininterrompue,
liberté des
changes. Sur le
plan politique,
Museveni a imposé
une union nationale
pluriethnique au
sein du gouvernement.
- 1992 : Après
avoir levé
l'interdiction qui
pesait sur les partis
politiques, et l'année
suivante, permit
la restauration
de la royauté
au Bouganda (intronisation
de Mutebi II), il
s'est cependant
montré plus
réticent
à accepter
l'entrée
dans les faits du
multipartisme.
- Dès
1986 : Malgré
la réorganisation
de l'armée,
avec la fusion des
troupes régulières
et de l'ANR, la
situation demeure
incertaine au nord,
où la guérilla
menée par
l'Armée de
la résistance
du Seigneur (Lord's
Resistance Army),
est soutenue par
le
Soudan,
qui réplique
ainsi à l'aide
apportée
par le régime
ougandais à
l'Armée de
libération
populaire, formée
par les rebelles
sudistes, animistes
et chrétiens,
en lutte contre
le régime
islamique de Khartoum.
La question de la
nature de l'État,
fédéralisme
ou unitarisme, demeure
également
en suspens et les
pays occidentaux,
notamment les États-Unis,
tentent de faire
pression sur le
régime ougandais,
largement aidé
financièrement
par les organismes
internationaux,
pour que soit instauré
un réel multipartisme.
- 1986 : Aidé dans
sa prise de pouvoir
par les réfugiés
tutsi rwandais dont
l'actuel homme fort
de ce pays, Paul
Kagamé, qui
a été
son chef des services
de renseignement
pendant une dizaine
d'années,
le président
Museveni soutient
fortement ces derniers
dans leur reconquête
du
Rwanda en 1994, et, en
1997, favorise le
renversement du
président
zaïrois Mobutu
en appuyant
Laurent-Désiré
Kabila .
- 1999 : Le président
Museweni se démarque
de ses alliés
rwandais, avec lesquels
il soutenait jusqu'alors
la rébellion
congolaise anti-Kabila,
en signant un accord
avec le président
du
Congo
Démocratique
Laurent-Désiré
Kabila, sous
l'égide de
la
Libye,
pour retirer ses
troupes du pays.
Ne pouvant venir
à bout des
rébellions
du nord du pays,
le pouvoir paraît
s'être replié
sur le Sud où
les mouvements de
guérilla
sont néanmoins
actifs et semblent
s'être alliés
avec les rebelles
hutu rwandais.
- Début
juillet 2000 : On apprend que les
Ougandais ont massivement
refusé le
multipartisme lors
des élections
organisées
par le gouvernement.
La Commission Électorale
a annoncé
que 91% des votants
se sont prononcés
en faveur du maintien
du parti unique
(NRM). 50 % de la
population aurait
participé
à ces votations.
Le parti de l'opposition
" DP "
a annoncé
qu'il ne respecterait
pas le résultat
des élections.
Sur le plan extérieur,
on sait que des
combats violents
ont opposé
l'armée ougandaise
et rwandaise sur
le territoire de
la
République
Démocratique
du Congo depuis
1999 (en particulier
dans la ville de
Kisangani).