|
|
| HISTOIRE
DU NIGERIA |
| |
|
Le
Nigeria
est
l'un
des
foyers
originels
de la
métallurgie
du fer,
dont
des
traces
ont
été
mises
au jour
à
Nok
dans
le sud-ouest
du plateau
de Jos,
et de
la dispersion
des
peuples
bantou
vers
le sud
de l'Afrique.
La civilisation
Nok
a également
livré
aux
archéologues
les
plus
anciennes
statuettes
en terre
cuite
connues
dans
l'Afrique
subsaharienne.
La métallurgie
du fer
donna
naissance
par
la suite
aux
célèbres
ouvrages
en bronze
et en
laiton
d'Igbo-Ukwu
(Xème
siècle),
d'Ife
(XVème
siècle)
et du
royaume
du Bénin
(XVème-XVIIIème
siècles).
Ife,
dans
le Sud-ouest,
était
la cité
sainte
des
Yorouba,
qui
dominèrent
la région
du XIème
au XVIIIème
siècle.
Le centre
politique
de la
puissance
des
Yorouba
se déplaça
vers
le XVème
siècle
à
Oyo
avant
que
ne s'impose
le royaume
du Bénin.
Dans
le Nord,
les
Haoussa
avaient
fondé
plusieurs
cités
rivales
à
partir
du VIIIème
siècle.
-
Vers
1300
:
L'empire
de Kanem-Bornou
qui
était
un centre
prospère
de culture
islamique,
rivalisa,
sans
succès,
avec
l'empire
du Mali
pour
le contrôle
des
États
haoussa,
constitués
à
partir
du XIème
siècle.
Placés
successivement
sous
la domination
de l'empire
du Mali
puis
de l'Empire
Songhaï,
les
États
haoussa,
partiellement
islamisés,
retrouvèrent
leur
indépendance
à
la fin
du XVIème
siècle
et prospérèrent
jusqu'au
début
du XIXème
siècle.
A cette
époque,
ils
furent
soumis
par
le réformateur
musulman
peul
Ousman
dan
Fodio.
Le
Nigeria
sous
protectorat
britannique
-
XVIème
siècle
:
Les
Européens
entrent
en contact
avec
le royaume
du Bénin
et créent
sur
la côte
des
comptoirs
pour
la traite
négrière
dans
le delta
du Niger
- d'où
le nom
de Côte
des
Esclaves
donné
à
cette
région
du golfe
de Guinée.
Les
premiers
explorateurs,
à
la recherche
des
sources
du Niger,
sont
le voyageur
écossais
Mungo
Park
(en
1795-1796),
et les
Britanniques
Richard
et John
Lander
(1830
et 1831).
-
XIXème
siècle
:
L'huile
de palme
devient
l'objet
d'un
commerce
si important
que
la région
du delta
est
nommée
Oil
Rivers
(les
fleuves
d'huile).
Un consul
britannique
s'installe
à
Calabar
et plus
tard
à
Lagos,
où
les
commerçants
britanniques
sont
solidement
implantés.
-
1861
:
La Grande-Bretagne
prend
possession
de Lagos
Island.
Après
la conclusion
de plusieurs
traités
avec
des
chefs
indigènes,
le protectorat
britannique
d'Oil
Rivers
est
créé.
-
1886
:
Une
charte
est
accordée
à
la Royal
Niger
Company
en vertu
de laquelle
elle
gouverne
le territoire
du protectorat,
rebaptisé
en 1893
Niger
Coast
Protectorate.
Le royaume
du Bénin
y est
intégré
en 1897
après
que
sa résistance
ait
été
réduite
par
une
expédition
punitive
et le
Sud-est
devient
protectorat
du Southern
Nigeria
en 1900.
La charte
de la
Royal
Niger
Company
est
révoquée
la même
année,
et le
protectorat
du Northern
Nigeria
proclamé.
-
1914
:
La domination
britannique
est
complète.
Les
protectorats
du Nord
et du
Sud
sont
réunis
sous
l'autorité
du gouverneur
général
Frederick
Lugard.
Le régime
d'administration
indirecte
("Indirect
Rule")
maintient
et utilise
les
structures
traditionnelles.
Cependant,
dans
le pays
ibo,
au sud,
la division
clanique
de la
société
permet
aux
fonctionnaires
britanniques
de concentrer
le pouvoir
entre
leurs
mains.
Après
la Première
Guerre
mondiale
et la
défaite
de l'Allemagne,
la colonie
allemande
du Cameroun
est
partagée
entre
la France
et la
Grande-Bretagne.
Deux
territoires,
sous
mandat
de la
Société
des
Nations
(SDN),
sont
rattachés
au Nigeria
: l'un
peuplé
de Peul
est
intégré
au Nord,
l'autre,
habité
par
des
Bamiléké,
au Sud.
La même
année,
un Conseil
législatif
nigérian
est
créé,
au sein
duquel
les
populations
autochtones
sont
cependant
sous-représentées,
au profit
des
colons
européens.
L'indépendance
Le pays
n'échappa
pas
au mouvement
indépendantiste
qui
touche
l'ensemble
du continent
africain
au lendemain
de la
Seconde
Guerre
mondiale.
Trois
mouvements,
à
dominante
communautaire,
dominent
la vie
politique
: le
Congrès
du Peuple
du Nord
(Northern
People's
Congress,
NPC),
rassemble
les
Haoussa
et les
Peul
musulmans
; la
Convention
nationale
des
citoyens
nigérians
(National
Convention
of Nigerian
Citizens,
NCNC),
parti
ibo,
est
influent
dans
le Sud-est,
et le
Groupe
d'action
(Action
Group,
AG)
est
contrôlé
par
les
Yorouba
du Sud-ouest
En raison
de l'existence
de tels
clivages,
entretenus
sinon
renforcés
par
le colonisateur,
la phase
de transition
vers
l'indépendance
est
marquée
par
une
succession
de statuts,
témoignant
du balancement
entre
une
solution
fédérale
et le
choix
d'une
structure
confédérative
plus
souple.
-
1947
:
Une
première
Constitution,
octroyée
par
les
Britanniques
établit
des
instances
législatives
dans
les
provinces
avec
une
participation
limitée
des
indigènes
au gouvernement.
Puis
le Nigeria
est
doté
d'une
administration
de type
fédéral,
et les
provinces
sont
regroupées
en trois
régions
(Est,
Ouest
et Nord),
bénéficiant
chacune
d'un
certain
degré
d'autonomie.
-
1er
octobre
1960
:
Le Nigeria
devient
indépendant
dans
le cadre
du Commonwealth.
Le Premier
ministre,
Abubakar
Tafawa
Balewa,
dirige
un gouvernement
de coalition
représentant
les
principaux
partis
des
régions
Nord
et Est.
Le gouverneur
général,
Nnamdi
Azikiwe,
devient
président
lorsque
le Nigeria
adopte
le statut
de république
le 1er
octobre
1963.
-
Février
1961
:
la région
Nord
de l'ancien
Cameroun
britannique
a décidé
par
les
urnes
d'être
rattachée
au Nigeria
tandis
que
le Sud
bamiléké
réintègre
le Cameroun.
Des
tensions
à
la guerre
civile
Dès
l'indépendance,
les
rivalités
entre
les
trois
régions
pour
le contrôle
du pouvoir
fédéral
menacent
l'unité
de la
fédération.
-
Janvier
1966
:
Les
querelles
politiques
et la
corruption
exaspèrent
les
jeunes
officiers,
qui
tentent
un coup
d'État.
Le Premier
ministre
Balewa
et deux
chefs
de région
sont
tués.
Le commandant
en chef
de l'armée,
le général
Johnson
Aguiyi-Ironsi,
abolit
la Constitution
fédérale
et instaure
un pouvoir
centralisé.
-
Juillet
1966
:
Des
officiers
du Nord
fomentent
un contrecoup
d'État
et assassinent
Ironsi.
Son
successeur,
le général
Yakubu
Gowon,
rétablit
la fédération.
Durant
cette
période,
de nombreux
Ibo
installés
au nord
sont
tués
ou doivent
se réfugier
dans
leur
région
natale,
dans
l'est
du pays.
-
Mai
1967
:
Le gouvernement
fédéral
annonce
son
intention
de scinder
la région
Est
en trois
États,
ce qui
prive
les
Ibo
de tout
accès
à
la mer
et les
écarte
des
zones
pétrolifères
(les
premiers
gisements
dans
cette
zone
ont
été
découverts
en 1956).
La région
Est
fait
alors
sécession
et se
proclame
république
du Biafra.
-
Janvier
1970
:
La rébellion
Ibo
est
écrasée.
La guerre
civile
a duré
trois
ans
et fait
environ
1million
de morts.
Les
années
prospères
Le Nigeria
connaît
ensuite
quatre
années
de croissance
économique
rapide,
alimentées
par
des
revenus
pétroliers
en hausse.
Mais
le gouvernement
militaire
ne tient
pas
ses
promesses
de retour
à
un régime
civil
et l'instabilité
politique
reprend.
-
Juillet
1975
:
Gowon
est
destitué
par
un coup
d'État
sans
effusion
de sang,
mené
par
le général
Murtala
Ramak
Muhammad,
à
son
tour
assassiné
lors
d'une
nouvelle
tentative
de putsch
en février
1976.
Son
successeur,
le général
Olesogun
Obasanjo,
préside
aux
préparatifs
de retour
au régime
civil,
qui
aboutissent
à
la promulgation
d'une
nouvelle
Constitution
et à
des
élections
en 1979.
Le jeune
Parti
national
du Nigeria
(National
Party
of Nigeria,
NP),
basé
dans
le Nord,
obtint
la majorité.
Le nouveau
président,
Alhaji
Shehu
Shagari,
utilise
une
partie
des
revenus
du pétrole
pour
financer
un ambitieux
programme
de développement.
Il mit
en ouvre
une
"révolution
verte"
pour
stimuler
la productivité
agricole.
-
Début
des
années
1980
:
La chute
des
cours
du pétrole
porte
un coup
fatal
à
ses
efforts.
Le Nigeria
sombre
dans
une
grave
récession.
-
Janvier
1983
:
Tous
les
étrangers
non
qualifiés
(1 million
de personnes)
sont
brutalement
expulsés.
La
démocratisation
ratée
-
Août
1983
:
Shagari
est
cependant
réélu
et le
National
Party
of Nigeria
obtient
une
forte
majorité
aux
élections
législatives
et régionales
qui
suivent.
Mais,
à
la fin
de l'année,
le général
Muhammad
Buhari
prend
le pouvoir
par
la force
et interdit
toute
activité
politique.
Son
programme
d'austérité
fait
beaucoup
de mécontents.
-
1985
:
Buhari
est
chassé
par
un coup
d'État
mené
par
le général
Ibrahim
Babangida.
Ce dernier
abolit
les
décrets
les
moins
populaires
et renégocie
une
partie
des
dettes
du pays,
assouplit
le contrôle
de l'administration
sur
les
affaires
et parvient
ainsi
à
relancer
l'économie.
- 1990
:
Dans
le cadre
du retour
à
un régime
civil,
des
élections
locales
ont
lieu,
suivies
d'élections
législatives
en 1992
et présidentielles
en juin
1993.
Moshood
Abiola,
un homme
d'affaires
milliardaire,
en est
l'apparent
vainqueur.
Mais
Babangida
annule
les
élections.
En août,
il confie
le pouvoir
à
un gouvernement
provisoire
dirigé
par
Ernest
Shoneka.
Le ministre
de la
Défense,
le général
Sani
Abacha,
renverse
le gouvernement
provisoire
en novembre,
suspend
à
nouveau
les
partis
et emprisonne
nombre
de ses
opposants,
dont
Abiola.
Sous
la pression
des
pays
créanciers,
Abacha
annonce
un retour
progressif
à
un régime
civil,
promis
pour
janvier
1996,
et la
levée
de l'interdiction
des
activités
politiques.
-
1995
:
Une
commission
constituante
nationale,
créée
après
le coup
d'État,
approuve
un nouveau
projet
de Constitution
en avril,
prévoyant
une
présidence
par
alternance,
afin
de rompre
avec
la domination
unilatérale
d'une
des
deux
grandes
régions.
Elle
juge
également
que
le délai
prévu
pour
le retour
à
la démocratie
est
trop
bref
pour
permettre
aux
partis
politiques
de se
réorganiser.
Depuis,
la situation
s'est
dégradée.
-
Novembre
1995
:
Neuf
opposants
du mouvement
Ogoni
(sud-est
du pays),
| | | | | |