Economie du Mali

L’économie du Mali reste dominée par le secteur primaire et notamment agricole.
Les secteurs secondaire (industrie) et tertiaire sont peu développés.
L’agriculture est confrontée à des difficultés récurrentes : sécheresses répétitives depuis les années 1970, baisse du prix des matières premières produites, comme le coton, hausse des coût de production (intrants et carburants).
La production aurifère est importante au Mali.
Le secteur industriel étant peu développé, le Mali importe une grande partie des biens de consommations.
Le Mali est également confronté au problème de la dette. Les organisations internationales (Banque mondiale, Fonds monétaire international) ont poussé l’État malien à adopter des politiques d’ajustement structurel avec la privatisation de certains secteurs de l’économie (transport ferroviaire, distribution de l’eau et de l’électricité et récemment la Compagnie malienne pour le développement du textile).

MONNAIE : Franc CFA (1 € = 655,96 FCFA) (XOF) (voir : Billets de Banque de l'A.O.F. et CFA de l'Afrique de l'Ouest)
PIB NOMINAL : 3.954,7 milliards de FCFA
REPARTITION DU PIB : Primaire : 37% - Secondaire : 24,5% - Tertiaire : 38,5%

SECTEUR PRIMAIRE

  • L'AGRICULTURE est très dépendante de la pluie et des engrais. Les productions varient de 25% selon la pluviométrie. Avec l'élevage, elle est le pilier de l'économie malienne. La production d'exportation est essentiellement constituée par le coton et l'arachide. Autres productions : mil, sorgho, maïs, riz, fruits, et légumes…
  • LE CHEPTEL malien se compose de 4 703 000 bovins, 11 055 000 ovins et caprins; pour l'aviculture, 22 000 000 de volailles sont recensées.
  • LA PECHE : Pratiquée dans la boucle du fleuve Niger, la pêche emploie environ 100 000 personnes et produit, en année moyenne, 100 000 tonnes dont au moins 20 000 sont exportées vers les pays voisins.
  • LES MINES : L'industrie extractive se compose de phosphates, de bauxite, de manganèse, d'uranium, de marbre, d'or…

SECTEUR SECONDAIRE : L'enclavement du pays rend particulièrement difficile le développement industriel. Les principales branches d'activités sont le bâtiment et les travaux publics, les industries agroalimentaires, l'électricité, l'eau et le textile.

  • L'INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE : Le coton a permis le développement de ce secteur représenté par HUICOMA, SODEMA, ACHCAR, GMM, GAM...
  • CUIRS ET PEAUX : Soutenu par l'importance du cheptel, ce secteur, avec 3 société actives, a retrouvé de nouvelles opportunités sur le marché local et à l'exportation.

SECTEUR TERTIAIRE

  • LE RESEAU ROUTIER : De nombreux projets déjà financés sont programmés pour la période 2005-2010. Le Mali a engagé la réhabilitation des corridors routiers menant aux principaux ports de la sous-région : Dakar, Nouackchott et Conakry...
  • LE RESEAU FERROVIAIRE s'étend sur 642 km, sur une ligne KOULIKORO / BAMAKO / KAYES qui fait la jonction avec les chemins de fer sénégalais. Les deux réseaux totalisent 1 225 Km.
  • LE RESEAU FLUVIAL : Le trafic s'effectue sur les fleuves Niger et Sénégal sur un total de 2 334 km dont 1 308 km de liaisons nationales avec 18 escales dont 5 ports principaux, 243 km de liaisons internationales et 783 km de liaisons locales.

Chambre de Commerce et d'Industrie du Mali
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(Source : Maison de l'Afrique)