- 1895 : Une expédition
militaire française
lancée contre Antananarivo
vient à bout de la
résistance de la
reine Ranavalona III, qui
se soumet avant d'être
exilée, deux ans
plus tard, à la Réunion puis à Alger.
La monarchie et la féodalité
sont abolies, l'esclavage interdit. Un système
de corvées s'y substitue,
qui est à son tour
supprimé en 1901
pour être remplacé
par l'impôt.
- 1896 : Madagascar
est intégrée
à l'empire colonial
français. La résistance
anticoloniale se poursuit,
conduite par une société
secrète, la Vy, Vato,
Sakelika (fer, pierre, ramification),
qui est démantelée
en 1916 mais demeure une
référence
dans la conscience nationale.
Les Hautes Terres, favorisées
par la douceur du climat,
deviennent une colonie de
peuplement, où s'établissent
de nombreux colons français,
tandis que Diégo-Suarez,
dans le Nord, devient la
plus importante base navale
française de la région,
protégeant la route
de l'Indochine.
- Mai 1942 : Deux
ans après la débâcle
française face à
l'armée allemande,
les Britanniques, craignant
que le Japon ne s'empare
de Madagascar - alors aux
mains du gouvernement de
Vichy - envoient dans l'île
un corps expéditionnaire.
- 1943 : La Grande-Bretagne
remet le contrôle
de l'île au gouvernement
de la France libre.
Vers l'indépendance
La période
d'après-guerre est
marquée par la reprise
de l'agitation nationaliste.
- 1946 : Madagascar
obtient le statut de territoire
français d'outre-mer
et est dotée d'une
assemblée élue,
aux pouvoirs limités.
- Mars 1947 : Les
nationalistes organisent
un soulèvement armé
dans la région orientale.
La rébellion n'est
réduite qu'au mois
d'août, et la répression
fait près de 50 000
morts. Le gouvernement colonial
multiplie dès lors
les efforts pour améliorer
l'économie, développant
le réseau routier
et exploitant plus méthodiquement
les gisements de charbon.
Toutes les tentatives de
réformes politiques
se brisent en revanche sur
les intérêts
coloniaux.
- Durant les années
1950 : L'autonomie de
l'île est renforcée.
- 1958 : La Constitution
de la Vème République
française est approuvée
par 78 % de l'électorat
malgache et Madagascar devient
une république autonome
dans le cadre de la Communauté
française. Philibert
Tsiranana, chef du Parti
social démocrate,
en devint le président.
- 26 juin 1960 : Le pays accède à
l'indépendance tout
en conservant des relations
privilégiées
avec la France.
- Septembre 1960 : Le pays est admis au sein
de l'Organisation des Nations
unies. Il intègre
ensuite l'Organisation de
l'unité africaine.
Le gouvernement militaire
et la démocratisation
Après une décennie
de stabilité politique,
l'île est ébranlée
par de graves troubles politiques
et sociaux, révélant
l'usure du pouvoir.
- 1972 : Tsiranana
est néanmoins réélu
pour la seconde fois en
janvier. Au printemps de
la même année,
une grève estudiantine
se transforme en grève
générale.
Le gouvernement donna l'ordre
de tirer sur les manifestants.
Tsiranana est contraint
de laisser le pouvoir au
chef de l'état-major,
le général
Gabriel Ramanantsoa. Celui-ci
lance une révolution
visant à la "malgachisation"
des moyens de production
et de la société.
- Février 1975
: Le colonel Ratsimandrava
le remplace ; il est assassiné
six jours après avoir
pris ses fonctions. En juin,
un Conseil suprême
de la révolution
(CSR), présidé
par le capitaine de frégate
Didier Ratsiraka, prend
le pouvoir.
- 30 décembre
1975 : Le pays devint
la République démocratique
de Madagascar.
- 4 juillet 1976 : Ratsiraka accède
à la présidence
pour sept ans. Le gouvernement
révolutionnaire engage
une politique d'étatisation
de l'économie et
se rapproche du bloc communiste,
rompant avec la position
modérée que
le pays a toujours adoptée
dans les instances internationales.
La fin de la décennie
est marquée par de
graves difficultés
économiques qui relancent
la contestation; le gouvernement
réagit par des arrestations
et décrèteà
plusieurs reprises l'état
d'urgence, prétextant
des complots (1977, 1980,
1982). Réélu
sans opposition en novembre
1982 et en mars 1989, Ratsiraka
prévint une nouvelle
tentative de coup d'État
en mai 1990.
- 1991 : Après
une série de grèves
générales
et de manifestations massives
dans les rues de la capitale
- violemment réprimées
par les forces de l'ordre,
le président malgache
amorce une démocratisation
du régime et l'arrivée
à la présidence
du professeur en médecine
Albert Zafy, choisi pour
son intégrité.
- 1995 : La démocratisation
demeure fragile, comme en
témoigne le retour
à un régime
présidentiel fort,
entériné par
un référendum
en septembre.
La tâche
des nouvelles autorités
civiles est rendue plus
difficile par la situation
économique, laquelle
a nourri le conflit entre
le président Zafy,
son Premier ministre et
les institutions de Bretton
Woods (Banque mondiale et
Fonds monétaire international).
La popularité des
dirigeants malgaches est
entamée par des affaires
financières, liées
au "financement parallèle"
de la dette et causée
notamment par le manque
d'autorité du président
Zafy et son impuissance
à combattre la corruption.
- 1996 : Mécontente
de la réforme constitutionnelle
permettant au président,
et non plus à l'Assemblée,
de nommer le Premier ministre,
l'Assemblée destitue
Zafy.
C'est également
l'année de la destruction
par un incendie du palais
de la reine, un symbole
national.
- Décembre 1996
: L'élection
présidentielle voit
l'affrontement des deux
anciens présidents,
et Didier Ratsiraka l'emporte
de justesse face à
Albert Zafy (50,7 %), mais
le résultat est contesté
par l'opposition.
- Avril 1998 : Le
résultat des élections
législatives est
contesté, les partis
de l'opposition réunis
au sein des Forces vives
accusant le pouvoir d'avoir
manipulé les listes
électorales. Tentant
de faire oublier son passé,
le président Ratsiraka
s'est lancé dans
une nouvelle politique visant
à promouvoir une
"république
humaniste et écologiste"
et fait voter une nouvelle
Constitution. Il a également
renoué avec les grandes
institutions financières
internationales pour solliciter
un réaménagement
de la dette.
- 2001 : Le maire de la capitale, Marc Ravalomanana arrive en tête de l'élection présidentielle de décembre 2001. Un second tour est prévu mais celui-ci revendique la victoire dès le premier tour sur la base des résultats publiés par son propre quartier général à Ankorondrano (quartier de Tananarive).
Ravalomanana dénonce une fraude électorale massive et décide d'acculer ainsi le régime Ratsiraka. Le président Didier Ratsiraka tente de reprendre la main en modifiant les membres de la Haute Cour Constitutionnelle, chargée de proclamer les résultats électoraux à Madagascar.
Le candidat Ravalomanana réclame la confrontation des procès-verbaux en sa possession et les procès-verbaux officiels. Le régime refuse une telle méthode jugée "illégale" mais exhorte les opposants à participer au second tour.
- 2002 : Sous la pression de la rue, Marc Ravalomanana s'autoproclame président de la République le 21 février 2002 au stade de Mahamasina et nomme plus tard Me Jacques Sylla, "Premier ministre".
La capitale étant acquise à la cause de l'ancien Maire, Didier Ratsiraka décide de délocaliser le siège du gouvernement à Toamasina, son fief et principal port de l'île situé dans l'est.
Le régime érige des barrages routiers pour paralyser et asphyxier la capitale, ce qui finit par paralyser tout le pays.
A l'invitation de l'Union Africaine et du président du Sénégal Abdoulaye Wade, les 2 parties protagonistes se réunissent à Dakar et signent des accords en avril 2002 qui prévoit notamment un nouveau décompte des voix, l'organisation d'un référendum (à la place d'un second tour) si la majorité absolue n'était pas obtenue et l'instauration d'un gouvernement d'union nationale dirigé par M. Ravalomanana.
Ces accords ne seront pas respectés par les 2 parties qui camperont sur leur position une fois rentrés au pays. Ravalomanana ne relâche pas la pression et finit par obtenir l'annulation de la nomination de la nouvelle Haute Cour Constitutionnelle en raison d'un vice de forme, la Cour précédente, reconduite dans ses fonctions, se charge de procéder à la publication des résultats des élections.
- En mai 2002, Marc Ravalomanana est déclaré vainqueur dès le premier tour avec plus de 51 % des voix. Il est investi dans ses fonctions de président de la République une semaine plus tard. Il confirme Jacques Sylla au poste de Premier ministre. Il décide de faire appel aux réservistes de l'armée pour lancer des expéditions contre les troupes fidèles à Didier Ratsiraka et pour "libérer" les provinces des barrages.
Les deux camps s'affrontent désormais militairement.
- En juillet 2002, Toamasina, la dernière province où le camp Ratsiraka s'est retranché est tombé entre les mains de Ravalomanana. Didier Ratsiraka prend la fuite avec ses fidèles à bord d'un avion à destination de la France.
Les pays occidentaux, les États-Unis en tête, et la France en dernier, reconnaissent la victoire de Ravalomanana. Cependant, l'Union africaine, l'ONU et les bailleurs de fonds ne reconnaissent le régime de Marc Ravalomanana qu'en janvier 2003, suite aux élections législatives remportées par son parti.
À la fin de son premier mandat, le président Marc Ravalomanana élabore sa vision "Madagascar Naturellement" et met en œuvre le MAP (Madagascar Action Plan), un nouveau programme de développement pour 5 ans.
- 2006 : En décembre, le président Marc Ravalomanana est réélu pour un second mandat de 5 ans.
- En avril 2007, Marc Ravalomanana fait modifier par voie référendaire la Constitution dans un sens qui renforce les pouvoirs présidentiels en permettant les ordonnances « en cas d’urgence et de catastrophe ».
Cette révision introduit en outre l’anglais comme troisième langue officielle, modifie la structure administrative en remplaçant les six provinces autonomes par 22 régions et supprime le caractère laïc de l’État malgache.
L’opposition voit dans cette révision des risques de dérive autocratique tandis que l’Église catholique malgache critique sévèrement l’organisation du référendum, et pointe « le pouvoir exorbitant » accordé au président.
Les autorités épiscopales catholiques craignent que le président Ravalomanana, qui est vice-président de la puissante Église réformée de Madagascar, interfère directement dans les activités religieuses.
- 2008 : Au fil des années, les partis d'opposition accusent le régime de paralyser les entreprises locales comme la Savonnerie tropicale, la société le Quartz.
Le gouvernement ne serait pas neutre vis-à-vis des diverses concurrences entre entreprises, qui devraient ne compter que sur elles-mêmes pour assurer leur gestion.
Marc Ravalomanana est également pointé du doigt par l'opposition pour avoir "éliminé" les entrepreneurs malgaches performants, accaparé leurs affaires pour se placer lui-même dans tous les secteurs économiques bénéficiaires.
Le problème principal est que des luttes intestines incessantes conjuguées à l'âge de la majorité des élites négligeant leur succession a creusé un vide politique et amené un cruel défaut d'émulation.
Le processus électoral est également fortement décrié par les opposants, qui voudraient lui apporter de fortes améliorations afin d'éviter les troubles lors de chaque élection présidentielle.
- Août 2008 : Le régime Ravalomanana mène un bras de fer intense avec la commune urbaine d'Antananarivo dirigé par le maire révolté de la capitale Andry Rajoelina. Depuis l'accession de ce dernier à ce poste, se sont succédé la confiscation des recettes de la commune par le trésor, le retrait à la commune de la gestion de la gare routière d'Ampasapito, le retrait de la gestion de l'assainissement de la capitale ; on a constaté d'autre part l'absence de travaux sérieux de la part de la mairie et la dégradation flagrante de la ville.
- En juillet 2008, le président malgache cède une licence d'exploitation de 1,3 million d'hectares de terres - la moitié des terres arables malgaches - pour une durée de quatre-vingt-dix-neuf ans à la une multinationale sud-coréenne Daewoo Logistics dans le but d'apporvisionner la Corée du Sud notamment en maïs.
L'information est dévoilée en novembre suite à la publication dans le Financial Times relayé par d'autres médias du monde et sème la panique du peuple dans la capitale ainsi que la colère et la peur de l'envahisseur contribuant à porter au pouvoir Andry Rajoelina qui dénonce l'accord comme anticonstitutionnel en mars 2009.
- Décembre 2008 : Le ministre de la Communication de Marc Ravalomanana ferme la TV Viva du maire de Tananarive - Andry Rajoalina ayant diffusé un reportage sur l'ancien président Ratsiraka (acte interdit par les lois sur les médias et n'ayant pas eu l'autorisation du ministère de la télécommunication). S'en suivent protestations et manifestations.
- En janvier 2009, de violentes émeutes secouent la capitale, les partisans du maire de la ville multiplient rassemblements et manifestations.
- Le 26 janvier 2009, Andry Rajoelina ammène ses partisans dans les rues de la capitale; pillages, incendies, vols et saccages sont commis par ses supporters. Les partisans du mouvement orange s'en prennent à la télévision publique, la radio nationale et ciblent les biens du Président Ravalomanana. Plusieurs commerces sont par ailleurs mis à sac et incendiés.
- Le 31 janvier 2009, Andry Rajoelina s'autoproclame « en charge » de la République de Madagascar.
- Le 7 février, Andry Rajoelina désigne sur la place du 13 mai son Premier Ministre "Monja Roindefo" et lui "donne" le Palais d'Etat d'Ambohitsorohitra. Ce dernier guide le mouvement orange pour prendre le palais.
Les forces de l'ordre ont quadrillé les alentours du palais (zone rouge). Une délégation du mouvement orange, conduite par le Général Dolin, entame des pourparlers avec les responsables du palais. Les gardes leur déclarent que le palais ne pouvait être envahi et qu'ils devraient tirer si jamais la foule forçait l'entrée. La délégation revenant vers la foule l'informe que les gardes allaient tirer mais un dirigeant du mouvement invite la foule à venir et celle-ci se rue sur le palais, la garde présidentielle ouvre le feu, tuant 28 manifestants et en blessant 212 autres.
- Mars 2009 : Andry Rajoelina, poursuivi par la justice après sa tentative de coup d'État, se réfugie à l'ambassade de France le 6 mars 200933.
- Le 16 mars 2009, dans la soirée, les militaires mutins prennent de force le Palais d'Ambohitsorohitra, usant de blindé et de lance rocket.
- Le 17 mars 2009, Andry Rajoelina avec quelques militaires mutins font un putsch militaire. Même l'allié d'Andry Rajoelina, la France condamne ce putsch, quelques militaires mutins pro-Rajoelina manifestent et envahissent le palais présidentiel d'Antananarivo. Marc Ravalomanana, voulant éviter une guerre civile, a voulu transférer une partie de son pouvoir à un directoire militaire.
Quelques heures auparavant, le chef des mutins, Andry Rajoelina, était entré de force dans les bureaux de la présidence au centre.
Le pays est dirigé pendant quelques heures par le vice-amiral Hippolyte Rarison Ramaroson, doyen du directoire militaire. Ce dernier est contraint de transmettre le "pouvoir" à Andry Rajoelina autoproclamé président de la Haute Autorité de transition (HAT) en attendant la tenue de nouvelles élections qu'il annonce dans les vingt-quatre mois à venir. Il prête serment le 21 mars 2009.
En retour, le 23 mars 2009, plusieurs milliers de personnes, se rassemblent dans le centre de la capitale malgache pour dénoncer la prise de pouvoir illégale d'Andry Rajoelina et réclamer le retour du président Marc Ravalomanana en l'appelant affectueusement "dadanay". cette manifestation est volemment reprimé par l'armée de Mr. Andry Rajoelina.
- Vendredi 27 mars, Andry Rajoelina accorde la grâce présidentielle à une partie des prisonniers criminels politiques.
- Avril 2009 : les assises nationales sous la présidence de la Haute Autorité de Transition (HAT) fixent la tenue d'un référendum constitutionnel en septembre 2009, des élections législatives en mars 2010 et une élection présidentielle en octobre 2010, en l'absence des représentants du TIM tenant des assises séparées tandis que des tentatives de conciliations diplomatiques sont engagées. Auparavant, le premier ministre par interim du régime de transition dirigé par Andry Rajoelina, le général Charles Rabemananjara, transfère son pouvoir à Roindefo Monja.
Le 14 avril, Marc Ravalomanana en exil au Swaziland nomme à son tour un Premier ministre « légal », Manandafy Rakotonirina,et revient sur sa démission présidentielle du 17 mars. Cette nomination, est aussitôt dénoncée par le pouvoir en place et le ministre de la justice de la HAT lance un mandat d'arrêt contre le président déchu et son ministre des finances. L' ONU et les officiels étrangers sont ballottés. Le lendemain, la HAT nomme 11 nouveaux ministres qui rejoignent le gouvernement le 31 mars.
- Mercredi 29 avril, arrestation du Premier ministre désigné de l'ex-président en réunion politique avec Ihanta Randriamandranto tête du parti TEZA, des femmes tananariviennes se désignant "légalistes".
-
Jeudi 30 avril, le président de l'Assemblée nationale, Jacques Sylla, assisté de parlementaires, renouvelle son serment de continuer à servir la nation malgache.
- Mai 2009 : Le président de l'Union africaine affrète un avion spécial pour le président de la HAT, pour un séjour non officiel de concertation , de 3 jours en Libye. Des représentants de l'UA, de la SADC, de l'OIF et de l'ONU organisent à l'hotel Carlton de la capitale une table de négociation avec les quatre principaux partis politiques malgaches.
Marc Ravalomanana s'est exilé en Afrique du Sud et accuse le gouvernement français de se comporter en colonisateur inassouvi.
Le vol Air Madagascar du 27 mai 2009 à destination directe de la France est réquisitionné par Andry Rajoelina sans que les passagers ne soient prévenus et fait un détour par Dakar où la HAT se concertera aussi avec le président sénégalais Abdoulaye Wade.
Un parti vert "hasin'i madagasikara" nait en faveur d'une politique écologique.
- Juin 2009 : La COMESA reconnait la présence de Ravalomanana comme chef d'état à sa conférence annuelle. Pour la première fois depuis la dernière guerre mondiale, les forces armées malgaches installent un périmètre d'alerte dans la défense préventive des frontières du pays, suite à des rumeurs d'intervention militaire de la COMESA.
Le Koweït octroie plusieurs millions de dollars des États-Unis à investir dans les infrastructures routières. Orange (France Telecom) achève la liaison de Madagascar au monde par la fibre optique.
- Le lundi 15 juin, une bombe artisanale explose sans faire de victime dans un supermarché Leader Price de la capitale.
L'exécution de commerçants par des expéditions de gangs armés s'amplifient.
- Juillet 2009 : Des rumeurs d'un coup d'État par des mercenaires étrangers à la solde du parti Ravalomanana. Plusieurs attentats à la bombe artisanale sont signalés dans la capitale.
La Croix Rouge de Madagascar ouvre les premiers Restos du Coeur malgaches avec le soutien initial de l'ambassade de France.
- Septembre 2009 : La 64e session de l'assemblée générale de l' ONU intègre Andry Rajoelina président de la HAT de la république de Madagascar mais la SADC par son représentant s'y oppose à sa prise de parole comme veut la tradition onusienne.
- Octobre 2009 : Le Groupe international de contact propose l'application partielle des accords de Maputo, au Carlton hôtel d'Antananarivo le 6 octobre. Eugène Mangalaza devient Premier ministre le 10 octobre 2009. Mais cette proposition est incomplete car les chefs des 4 mouvances n'ont pas signé le texte.
La réunion des 4 mouvances va se dérouler à Addis Ababa en Ethiopie du 3 au 6 novembre 2009.
- Novembre 2009 : Les 4 mouvances ont prévu de se réunir à Adis-Abeba pour concrétiser les engagements prévus par la charte de Maputo, mais la mouvance de Andry Rajoelina a réfusé d'y participer sans motif particulier. Des résolutions concrètes sur la répartition des postes ont été prises, mais Andry Rajoelina a sommé les participants à cette conférence de ne pas revenir à Madagascar, en empêchant l'avion Air Madagascar de décoller depuis l'aéroport d'Ivato. Une lettre officielle de la Haute Autorité de Transition a été envoyée au gouvernement Mozambique pour lui signifier la rupture des vols entre les deux pays. Une autre lettre de la HAT a été également envoyée aux autorités d'Afrique du Sud pour interdire une liste de personnalités de prendre un vol en direction de Madagascar. Les leader des 3 mouvances cités dans cette lettre étaient donc retenus plusieurs jours en exil forcé au Mozambique et en Afrique du Sud contre leur gré.