Histoire de la Libye

  • vers 1000 av. J.-C. : Fondation sur la côte libyenne des premiers comptoirs phéniciens. 
  • VIIème siècle av. J.-C.-VIème siècle : Conquêtes grecque, romaine, vandale et byzantine. 
  • 642 : Avènement de l'Islam. 
  • X-XIIème siècle : Règne des dynasties (Fatimide, Aghlabides...). 
  • 1551 : Annexion à l'Empire ottoman. 
  • 1710-1835 : Dynastie des Qaramanlis. 
  • 1843 : Arrivée à Beida du cheikh al-Sanoussi, fondateur de la confrérie al-Sanoussiya. 
  • 1911 (5 octobre) : Débarquement italien. 
Sidi Muhammad Idris al-Mahdi al-Sanussi, né le 12 mars 1889 à Jaghboub (Cyrénaïque alors province ottomane) et mort le 25 mai 1983 au Caire (Égypte), fut roi de Libye du 24 décembre 1951 au 1er septembre 1969 sous le nom d'Idris Ier
  • 1922-1931 : Résistance armée à l'occupation italienne sous l'égide de Omar al-Mukhtar. 
  • 1951 (24 décembre) : Indépendance qui ouvre le règne de Mohammed Idriss el-Sanoussi (Idriss 1er).
  • 1969 (1er septembre) : Mouammar Kadhafi proclame la République. 
  • 1977 : Proclamation de la Jamahiriyya arabe populaire et socialiste.
  • 1986 (avril) : Raids américains sur Tripoli et Benghazi.
  • 1987 (septembre) : Signature d'un cessez-le-feu avec le Tchad. 
  • 1989 (février) : Adhésion à l'Union du Maghreb arabe (UMA).
  • 1992 (15 avril) : Entrée en vigueur d’un embargo international (militaire et aérien) contre la Libye suite à l’explosion d’un avion de la Panam au dessus de la petite ville écossaise de Lockerbie en 1991.
  • 1992 (15 septembre) : Le territoire libyen est divisé en 1500 communes " auto gérées ". 
  • 1993 (3 avril) : Stricte application de la charia.

Mouammar Kadhafi
  • 1993 (octobre) : Durcissement de l’embargo : gel des avoirs financiers et embargo sur les biens d’équipement pétroliers. 
  • 1994 (3 février) : Fin du différend avec le Tchad sur la bande d’Aouzou, territoire restitué au Tchad
  • 1995 (5 juillet) : Difficultés économiques et politiques, expulsion d’Africains, de Palestiniens et d’Egyptiens. 
  • 1996 (mars) : Opérations contre des islamistes dans la région de Benghazi. 
  • 1997 (12 juillet) : Le pouvoir libyen décide de s’investir dans une "politique africaine offensive". 
  • 1998 (4-7 février) : Sommet des pays du Sahara et du Sahel (Comessa) à Tripoli. 
  • 1998 (29 octobre) : Prolongation des sanctions. 
  • 1999 (5 avril) : Remise des deux suspects de l’attentat de Lockerbie à la justice écossaise pour être jugés en Hollande devant la cour internationale de justice de la Haye. Suspension de l’application des sanctions décrétées en 1992. 
  • 1999 (30 août) : Sommet extraordinaire de l’OUA à Tripoli qui milite pour la transformation de l’organisation africaine en Union Africaine
  • 1999 (11 décembre) : Levée effective des sanctions sur la Libye. 
  • 2001 (1er mars) : Sommet extraordinaire de l’OUA à Syrte : adoption de la charte de l’Union Africaine qui remplace l’OUA. 
  • 2001 (25 août) : Critique officielle de la bureaucratie et de la paralysie économique. Appel au secteur privé. 
  • 2002 (17 mars) : Un des suspects de l’attentat de Lockerbie est condamné à la prison à perpétuité, l’autre est acquitté. 
  • 2002 (Octobre) : La Libye menace de se retirer de la Ligue des Etats Arabes.
  • 2003 : La Libye renonce officiellement à ses programmes d'armes de destruction massive. Les États-Unis mettent fin à l'embargo commercial.
  • 2003 (10 septembre) : un accord intermédiaire est trouvé avec les proches des victimes du vol 772 UTA, la France ne s'oppose plus à la levée des sanctions de l'ONU, sanctions qui seront levée le 13 septembre 2003.
  • 2004 (9 janvier) : un accord définitif est trouvé avec les proches des victimes du vol 772 UTA, qui donnera lieu à la création d'une fondation chargée d'indemniser les 1 500 ayants droit, de 18 nationalités.
  • 2004 (11 octobre) : l’Union européenne décide la levée de l’embargo militaire européen à l’encontre de la Libye.
  • 2005 : La Libye lance un appel d'offre international pour l'attribution de droits de prospection du sous-sol.
  • 2006 : Un "accord secret" est signé avec Royaume-unis en 2006 pour faciliter la négociation d'accords sur le commerce lucratif de plusieurs centaines de millions de livres avec la Libye
  • 2007 (24 juillet) : Libération des infirmières bulgares : après huit ans d’emprisonnement en Libye, les infirmières bulgares sont libérées, notamment grâce à l’intervention de la France.
  • 2007 (10 décembre) : Visite de Kadhafi en France
  • 2008 : Deux citoyens suisses sont arrêtés en représailles de l'arrestation d'Hannibal Kadhafi, qui ne disposait d'aucune immunité diplomatique, par la police genevoise pour maltraitance envers ses domestiques. Le gouvernement suisse les considère comme victimes d'un enlèvement. En 2010 dans la continuation de la crise diplomatique entre la Suisse et la Libye, la Libye menace de prendre d'assaut l'ambassade suisse dans la nuit du 21 au 22 février. Au matin, elle encercle l'ambassade.
    Le 22 janvier, Rachid Hamdani, un des deux otages suisses, est libéré après 584 jours de détention en Libye. 
    Le 25 février 2010 Kadhafi appelle au djihad contre la Suisse. L'Union européenne et l'ONU protestent, le gouvernement suisse reste muet, enfin le 10 juin le dernier otage suisse, Max Göldi, est libéré. Il rentre en Suisse trois jours plus tard.
  • Kadhafi se rapproche du camp occidental dans les années 2000 : condamnation des Attentats du 11 septembre 2001, indemnisation des victimes du DC10 d'UTA (terrorisme d'état libyen). 
  • En 2011, à la suite des mouvements de protestation dans les pays arabes, le soulèvement commence par une attaque suicide dans une caserne qui permet aux insurgés de s'armer. 
  • Les émeutes armées qui éclatent le 13 février à Benghazi, deuxième ville du pays, réputée pour être le berceau de l'opposition au régime, gagnent Tripoli le 20 février. Selon Human Rights Watch, 173 "manifestants" ont été tués en quatre jours d'affrontements.
    Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a qualifié ces violences d'effroyables.
    Il est difficile de savoir s'il s'agit de manifestations pacifiques réprimées violement ou d'un début de guerilla urbaine. Cependant, des appuis du régime se lézardent : le représentant libyen à la Ligue arabe a indiqué qu'il démissionnait de son poste pour rejoindre « la révolution », tout comme son homologue à l'ONU, des défections au sein de l'armée se multiplient, tandis que des chefs tribaux exigent le départ de Kadhafi et menacent même de couper les approvisionnements pétroliers.
  • Au 21 février, Benghazi et plusieurs autres villes sont entre les mains des insurgés, alors que Tripoli est en proie à des affrontements meurtriers mais reste néanmoins sous le contrôle des forces gouvernementales.
    Cependant, la rébellion gagne du terrain et en quelques jours, selon les opposants, la grande majorité du pays (dont la moitié est), échappe au pouvoir central. 
  • Le 24 février, la branche libyenne de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme annonce un bilan de 6 000 morts, dont 3 000 à Tripoli. 
  • Dès le 25 février, Tripoli est de nouveau gagnée par les combats, les opposants prennent même le contrôle de plusieurs quartiers de la capitale.
  • Le 26 février 2011, Mostafa Mohamad Abdeljalil, ancien ministre libyen de la Justice, annonce la formation d'un gouvernement provisoire dissident du gouvernement en place.
  • Le 10 mars 2011, la France devient le premier pays à reconnaître le Conseil national de transition comme représentant légitime de la Libye, et envisage des frappes aériennes ciblées, afin de lutter contre la répression de Kadhafi.
  • Au 13 mars 2011, les pro-Kadhafi reprennent des villes comme Brega et remontent jusqu'à Benghazi.
  • Le 15 mars, la ville d'Ajdabiah tombe aux mains des pro-Kadhafi.
  • Le 17 mars, Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères (France) français, s'exprime à New York afin de convaincre le conseil de sécurité de l'ONU de voter une résolution franco-britannico-libanaise, permettant le recours à des moyens militaires, afin d'assurer une zone d'exclusion aérienne et de protéger les populations civiles en mettant hors d'état de nuire les troupes de Kadhafi.
    Cette résolution est adoptée, sous le chapitre VII de la charte des Nations Unies, par le conseil de sécurité (10 voix pour, 0 contre, 5 abstentions). 
  • Le 19 mars, Nicolas Sarkozy, président de la République, organise à Paris un sommet d'urgence sur la situation en Libye, au terme duquel il déclare que la coalition est prête à « mettre en œuvre tous les moyens nécessaires, y compris militaires », et que des avions militaires français survolent Benghazi. 
    En accord avec la résolution 1973 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, une intervention militaire est déclenchée par la France, le Royaume-Uni et les États-unis afin d'établir une zone d'exclusion aérienne dans le but de protéger les populations civiles. Plusieurs navires de guerre ainsi que des avions de chasse sont mobilisés pour détruire les défenses anti-aériennes des forces loyales au colonel Kadhafi afin d'empêcher que les insurgés et les forces de la coalition ne subissent des attaques.
  • Le 26 mars, grâce aux bombardements de la coalition, les insurgés lancent une contre-offensive et récupèrent les villes d'Ajdabiyah, Marsa El Brega puis Ras Lanouf et Ben Jawad. 
  • Le 27 mars, l'insurrection libère la ville de Nofilia, mais rencontre une vive résistance des troupes de Kadhafi, beaucoup mieux structurées, organisées et armées que celles de la rébellion. 
  • Le 28 mars, la rébellion est ainsi contrainte, malgré l'appui aérien tactique de la coalition internationale, de se replier vers Ben Jawad.
  • En avril, on assiste à ce qui pourrait annoncer un début d'enlisement : L'armée de Kadhafi affaiblie par les bombardement de l'OTAN ne parvenant pas à reconquérir la Cyrénaïque, tandis que les rebelles, moins organisés, ne peuvent en profiter pour lancer une offensive vers Syrte. Misrata, 3e ville du pays, dont le centre et le port sont tenus par les rebelles, subit un pilonnage mené par les pro-Kadhafi.
  • Le 11 mai, au terme d'importants échanges d'artillerie, la situation change au profit des rebelles qui parviennent, en partie grâce à l'artillerie navale des bâtiments de surface français et britanniques ainsi que les frappes aériennes de l'OTAN à sécuriser Misrata en prenant le contrôle de l'aéroport puis en tentant de marcher à l'Ouest vers Zliten, appuyés par les bombardiers et les navires de guerre de l'OTAN avec Tripoli comme objectif final.
  • À partir de mars et jusqu'en août, le conflit s'installe dans la durée. Devenue maître des airs, l'OTAN, qui a pris le relais de la coalition internationale, bombarde les positions loyalistes, tandis que les insurgés mènent les opérations au sol. Les insurgés arrivent à garder le contrôle de Misrata, la 3e ville du pays, au prix d'un long siège meurtrier de la part des forces loyalistes. Petit à petit, ils avancent depuis Benghazi jusqu'à Brega à l'Est. Ils prennent également progressivement le contrôle de tout un arc de terrain allant de la frontière tunisienne à l'Ouest jusqu'aux environs de Tripoli.
  • Le 20 août 2011 au soir, à Tripoli, les éléments hostiles au régime se soulèvent.
  • Le 21 août 2011, les premiers combattants rebelles les rejoignent dans la bataille de Tripoli. 
  • Le 22 août 2011, les rebelles annoncent contrôler 80 % de la capitale. 
  • Au soir du 23 août 2011 le quartier général de Kadhafi tombe aux mains des rebelles.
    Les forces kadhafistes restent néanmoins actives dans plusieurs villes du pays jusqu'à l'automne, avant d'être réduites les unes après les autres. 
  • Le 16 octobre 2011, la ville de Bani Walid, l'un des deux derniers bastions,  est "libérée" par les rebelles.
  • Le 20 octobre 2011, Syrte est à son tour "libérée" par les rebelles. C'est en tentant de fuir Syrte, sa ville natale dans laquelle il s'était réfugié, que Kadhafi trouvera la mort lors de l'attaque de son convoi.