Monnaie
:
le dinar libyen (LYD).
PNB (1997) : 38 milliards
de $.
PNB/habitant : 6
700 $.
Budget (est. 1998) : recettes, 3,6 milliards
de $ ; dépenses,
5,1 milliards de $.
Dette extérieure
(1998) : 4 milliards
de $.
Exportations (est. 1998)
: 6,8 milliards de $
(hydrocarbures).
Importations (est. 1998)
: 6,9 milliards de $
(un des plus grands importateurs
mondiaux de produits alimentaires
par habitant).
Agriculture : 5 %
du PIB en 1996.
Grand fleuve artificiel
de 4 300 km, construit à
partir de 1984 depuis les
aquifères de Tazerbo
et du Fezzan vers la côte
pour irriguer 180 000 ha
de terre.
Productions (1998) : 169
000 t. de blé, 150
000 t. d'orge, 135 000 t.
de pommes de terre,
135 000 t. de tomates, 122
000 t. d'oignons frais et
secs, 58 000 t. d'olives,
68 000 t. de dattes, 700
000 t. de plantes fourragères.
Cheptel : 5,7 millions
d'ovins, 1,3 million de
caprins, 155 000 bovins,
105 000 camélidés.
Pêche (1996) :
34 500 t. .
Mines et industries : 55 % du PIB en 1996.
Réserves: pétrole,
près de 4 milliards
de t. fin 1998 (2,9 % des
réserves mondiales)
;
gaz naturel, 1 390 milliards
de m3 fin 1998 (0,9 % des
réserves mondiales)
; sel, calcaire, gypse.
Productions: 70 millions
de t. de pétrole
en 1998 (2ème rang
continental derrière
le Nigeria)
;
6 milliards de m3 de gaz
naturel en 1998 (3ème
rang africain derrière
l'Algérie
et l'Égypte),
sel. Activités industrielles
au bord du golfe de Syrte
: raffinage de pétrole
(Tripoli, Ras al-Unuf, Marsa
el-Brega), liquéfaction
de gaz (complexe Marsa el-Brega),
sidérurgie (817 000
t. d'acier en
1997), industries chimiques
(engrais, matières
plastiques, produits pharmaceutiques...),
cimenterie et industrie
du bâtiment, industries
électrique, agroalimentaire,
cuirs et peaux.
Électricité
: 17 milliards de kwh en
1996.
Communications :
- Compagnie nationale Libyan
Arab Airlines.
- Aéroport international
de Tripoli et 8 aéroports
secondaires.
- Huit ports, la plupart
pétroliers, dont
Tripoli.
- Flotte de 110 navires.
- Projet de construction
de 3 000 km de voies ferrées
reliant l'Égypte
et la Tunisie à Tripoli
- Près de 30 000
km de routes, dont plus
de 15 000 bitumés.
- Parc automobile (1997)
: 230 véhicules pour
1 000 habitants.
- Téléphone
(est. 1999) : 82 lignes
principales pour 1 000 habitant.
- Télévision
(1998) : 110 postes pour
1 000 habitants.
Avant la découverte du pétrole en 1958, l'agriculture constituait le fondement de l'économie libyenne même si les cultures étaient limitées aux régions côtières.
L'élevage jouait un rôle important dans cette société de tradition nomade. L'exploitation pétrolière modifia profondément l'économie : le produit national brut (PNB) passa de 1,5 milliard de dollars en 1965 à 25,4 milliards en 1985.
La chute du cours du pétrole, depuis cette date, s'est conjuguée avec les effets de l'embargo imposé par le Conseil de sécurité des Nations unies en 1986 et prolongé en 1993 .
Cet embargo, motivé par les accusations dirigées par la France, le Royaume-Uni et les États-Unis contre le régime de Tripoli, soupçonné d'être impliqué dans différents attentats terroristes (Attentat de Lockerbie etc), ne concerne pas les exportations pétrolières. Il alimente cependant l'inflation (30 % en 1994), contribue au développement d'un marché noir et prive le pays d'un accès à la technologie occidentale.
En 1994, le PNB, en régression continue depuis 1991, était de 26 milliards de dollars. Les programmes de développement ont dû être revus à la baisse et le PNB par habitant a diminué d'au moins 25 % en une décennie pour atteindre 5 650 dollars en 1994.
En 2008, le PIB de la Libye atteint 87 milliards de dollars US (PIB/habitant 14 200 dollars US)6.
La Libye est un important producteur de pétrole (1,7 million de barils par jour) elle a pour objectif d'augmenter sa production à 3 millions b/j d'ici 2010, 2012, elle est membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Elle est le deuxième producteur de pétrole brut en Afrique après le Nigeria et devant l'Algérie.
Le pétrole est la ressource quasi unique du pays qui reste dépendant de l'étranger pour tout le reste. Cependant, en 50 ans, grâce aux revenus du pétrole, la Libye a vécu une grande transformation, s'est urbanisée et a acquis l'un des niveaux de vie les plus élevés du continent. Son indice de développement humain surpasse celui de tous les pays d'Afrique.
En 2007, la Libye est le pays le plus développé d'Afrique si on se réfère au classement IDH (Indice de développement humain) établi par le Programme des Nations unies pour le développement, celui-ci étant de 0,840, cela fait de la Libye un pays développé.