Le Mbini partage les destinées
du Gabon jusqu'à sa cession à
l'Espagne par le Portugal, en même temps
que l'île aujourd'hui appelée
Bioko, découverte en 1472 par Fernando
Póo, un navigateur portugais.
- 1778 : Par le traité du Prado,
le Portugal cède à l'Espagne
les îles de Fernando Poo et le territoire
du Río Muni.
- 1900 : Les frontières de la
Guinée espagnole sont fixées
définitivement par le traité
de Paris, signé avec la France, lequel
définit également le tracé
frontalier du Sahara. Les Espagnols s'attachent
surtout à mettre en valeur la colonie
de Fernando Poo, où les Bubi, soumis
au travail forcé, se révoltent
à plusieurs reprises.
- Début du XXème siècle
: Les colons font appel à des travailleurs
nigérians.
- A partir des années cinquante
: Le mouvement nationaliste prend de l'ampleur.
- 1958 : Après l'assassinat
du nationaliste Acacio Mane, des centaines
d'Équato-Guinéens fuient vers
le Gabon et le Cameroun. L'Espagne ayant déclaré
Fernando Poo et le Río muni provinces
espagnoles, les nationalistes portent alors
la question de la souveraineté sur
ces territoires devant l'Organisation des
Nations unies (ONU). Celle-ci propose la tenue
d'une conférence institutionnelle.
- Août 1968 : Premières
élections présidentielles et
législatives : Francisco Macias Nguema,
un Fang du Río muni, est élu
à la tête du pays.
- 12 octobre 1968 : Proclamation de
l'indépendance.
- 1970 : Nguema instaure un régime
de parti unique.
- 1972 : Nguema est désigné
président à vie. Durant sa dictature,
plus de 100 000 personnes s'exilent dans les
pays voisins. Parmi celles qui restent, au
moins 50 000 sont tuées, et 40 000
condamnées aux travaux forcés.
- 1973 : Fédération des
deux anciennes provinces, le pays devient
un État unitaire.
- 1979 : Macias Nguema, en état
de démence, est déposé
par son neveu, le colonel Obiang Nguema. Jugé
pour trahison, il est exécuté.
Le colonel Teodoro Obiang Nguema Mbasogo mène
depuis son accession au pouvoir une politique
de rapprochement avec les pays francophones
de la région, intégrant, en
1985, la zone franc et l'Union douanière
et économique de l'Afrique centrale
(UDEAC), mais il maintient un régime
autoritaire, créant un nouveau parti
unique en 1987.
De nouvelles arrestations d'opposants provoquent
une vive réaction de la Communauté
économique européenne, qui menace
de suspendre son aide au pays si le colonel
Nguema n'engage pas rapidement une politique
de démocratisation. Les limites imposées
aux partis d'opposition ayant conduit au boycott
des premières élections pluralistes
de 1993, le PDGE et son dirigeant maintiennent
leur hégémonie sur la vie politique.
- Février 1997 : Seul candidat
à l'élection présidentielle,
le président Obiang est réélu
en avec 97 % des suffrages exprimés.
Malgré une croissance estimée
à 40 % par an grâce au pétrole,
la Guinée équatoriale n'a pas
encore vu souffler le vent de la démocratisation,
et les revendications des Bubi, la population
de Bioko qui reproche au pouvoir de se comporter
comme un clan, se sont traduites en 1998 par
une répression.
- Mars 1999 : le PDGE, contrôlé
par le président, remporte une nouvelle
fois sans réelle opposition les élections
législatives et occupe maintenant 75
sièges sur 80 dans la nouvelle Assemblée.
L'opposition a contesté ces résultats
en dénonçant de nombreuses fraudes
électorales.