Histoire de l'Erythrée

HISTOIRE DE L' ÉRYTHRÉE

  • 3000 avant J.-C. : L'Érythrée pratique le commerce sur la mer Rouge, le commerce des épices, des aromates et de l'ivoire.
  • IVème siècle : L'Érythrée fait partie du royaume éthiopien d'Aksoum qui l'arabise.
  • VIIème siècle : Islamisation de la côte. Elle prospère sous forme d'État semi-indépendant, sous la souveraineté toute théorique de l'Éthiopie, jusqu'à son annexion au XVIème siècle par l'Empire ottoman en pleine expansion. 
  • 1885 : L'Érythrée devint colonie italienne.
  • Seconde Guerre mondiale : Les forces britanniques s'emparent du territoire
  • 1952 : Les Nations Unies décident de fédérer l'Érythrée et l'Éthiopie afin de contenter à la fois les revendications annexionnistes de l'Éthiopie et la volonté indépendantiste des Érythréens.
  • 1958 : Fondation du Mouvement de libération de l'Érythrée (MLE) par des exilés érythréens au Caire.
  • 1962 : L'Erythrée devient province éthiopienne. Le MLE est remplacé par le Front de libération érythréen (FLE).
  • Fin des années 1970 : Émergence du Front populaire de libération de l'Érythrée (FPLE), qui se révèle un adversaire efficace du gouvernement éthiopien. 
  • 1990 : Le FPLE s'empare de Massaoua et, l'année suivante, prend le contrôle d'Asmara.
  • 28 mai 1993 : L'Organisation des Nations unies accueille officiellement l'Érythrée parmi ses membres et reconnaît au FPLE la légitimité de diriger le pays.
  • Décembre 1995 : Le nouveau régime entreprend d'occuper l'île du Grand Hanish, à l'entrée de la mer Rouge, île dont la souveraineté est contestée par le Yémen. 
  • Octobre 1996 : L'Érythrée et le Yémen qui ont fait appel à la médiation de la France décide de soumettre leur litige à un arbitrage international (la Grande Hanish sera restituée au Yémen en novembre 1998).
  • 1997 : Avec l'aide internationale, l'Érythrée poursuit la reconstruction économique du pays qui dépend toujours pour 40 % de l'aide extérieure. L'opposition islamiste de l'Union nationale érythréenne, une scission du FLE, animée par Abdallah Idriss semble s'orienter vers des actions armées, avec l'appui de certains dirigeants soudanais. Dans ce contexte, la mise en ouvre d'une nouvelle Constitution et l'élection d'un Parlement sont repoussés par le président Afeworki.
  • Mai-juin 1998 : Après l'établissement du nakfa, la nouvelle monnaie nationale, qui paralyse le commerce entre les deux pays, un conflit armé oppose l'Érythrée à l'Éthiopie à propos de zones du territoire éthiopien revendiquées par l'Érythrée sur la base de frontières définies lors de l'occupation italienne. Une médiation des États-Unis et du Rwanda échoue.
  • Mars 1999 : Les combats, qui mettent aux prises les deux armées équipées d'un important matériel, ont permis à l'Éthiopie de reprendre la plaine de Badmé. Les hostilités, qui n'ont pas cessé pour autant, font craindre une tentative de l'Éthiopie, qui n'est plus approvisionnée que par le chemin de fer de Djibouti, pour récupérer le port d'Assab, son seul accès à la mer. Le pays particulièrement meurtri par ces attaques tente toutefois de s'accorder avec l'Éthiopie sur un projet de paix de l'Organisation de l'unité africaine (OUA). 
  • 16 Juin 2000 : Les combats entre l'Erythrée et l'Ethiopie ont totalement cessé quand le secrétaire général de l'OUA, Salim Ahmed Salim, quitte Addis Abeba pour Alger, où il doit assister à la signature de l'accord de cessation des hostilités. L'accord prévoit le déploiement d'une mission de paix des Nations Unies, sous l'égide de l'OUA sur une "zone de sécurité", située à 25 km à l'intérieur du territoire érythréen. Après Alger, une nouvelle phase de négociations s'ouvre pour régler le principal contentieux entre les deux Etats : la délimitation de leur frontière commune. La paix revenue, la situation des personnes déplacées pendant le conflit reste dramatique, surtout dans l'ouest de l'Erythrée.