Histoire de l'Egypte

3300-342 av. J.-C. : Egypte pharaonique. 
342 av. J.-C. : Occupation perse. 
332 av. J.-C. : Alexandre le Grand en Egypte. 

voir : Les dynasties de l'Egypte Antique

à partir de 30 av. J.-C. : Domination romaine. 
395-639 : Domination byzantine.
639 : Début de l'ère Musulmane 
640-1517 : Règne des dynasties (Omeyyades, Abassides, Toulonides, Fatimides, Mamelouks). 
1517 : Conquête ottomane. 
1798-1801 : Expédition de Bonaparte en Egypte. 
1805-1848 : Règne de Mohammed-Ali, fondateur de l'Egypte moderne.
1869 : Ouverture du canal de Suez. 
1882 : Occupation Britanique

 
Mort de Cléopâtre par Rixens
Suicide de Cléopâtre
1914 : Etablissement officiel du protectorat britannique. 
1952 (23 juillet) : Coup d'Etat des "officiers libres", le roi Farouk abdique.
1953 : Proclamation de la République. 
1954 : Gamal Abd al-Nasser devient chef de l'Etat
1956 :
 Nationalisation du canal de Suez, agression militaire israélo-franco-anglaise. 
1958-1961 : Période d'union avec la Syrie (République arabe unie). 
1967 (6 juin) : Guerre des six jours, Israël occupe le Sinaï. 
1970 (septembre) : Mort de Gamal Abd al-Nasser. Sadate président. 
1973 (octobre) : Guerre d'Octobre. 
1974 : Premier accord égypto-israélien de désengagement militaire. 
1975 : Réouverture du canal de Suez.
1977 (juillet) : La guerre égypto-libyenne est une courte guerre de frontière entre la Libye et l'Égypte. Les tensions entre les deux pays avaient augmenté en avril et mai , ou des manifestants avaient attaqué les ambassades des deux pays. Le 21 juillet des combats ont commencé à la frontière, suivis par des attaques terrestres et aériennes des deux côtés. Un cessez-le-feu a été conclu le 24 juillet, sous l'égide du président de l'Algérie M. Houari Boumédiène.
1978 (octobre) : Accords de Camp David.

1979 : Traité de paix égypto-israélien, exclusion de l'Egypte de la Ligue des Etats arabes. 
1981 : Assassinat de Sadate, Hosni Moubarak accède à la présidence de la République.

1982 : Restitution du Sinaï par Israël.

1988 (24 novembre) : Rétablissement des relations diplomatiques avec l’Algérie 
1989 (22 avril) : Elections législatives : le parti présidentiel remporte la totalité des sièges 
1989 (9 mai) : Réintégration de l’Egypte dans tous les organismes arabes et, le 21, dans la Ligue Arabe. Rétablissement progressif des liens diplomatiques avec tous les pays arabes rompus en 1979.
1989 (10 septembre) : Plan de paix du président Moubarak en 10 points sur le conflit au Proche-Orient 
1989 (11 novembre) : Plan de réformes économiques 
1990 (4 février) : Attentat contre un car de touristes israéliens 
1990 (8 août) : Rapatriement de 300 000 Egyptiens du Koweit et d’Irak avant la guerre du Golfe 
1990 (11 octobre) : Dissolution du parlement 
1990 (25 octobre) : Les Etats Unis et plusieurs pays du golfe effacent la dette égyptienne .

1990 (29 novembre) : Elections législatives : succès du parti au pouvoir. 
1991 (24-27 février) : L’Egypte participe à la " coalition alliée " pour libérer le Koweit et envoie des troupes en Arabie Saoudite 
1991 (3 juillet) : Signature de nouveaux accords économiques avec les Etats Unis 
1992 (8 avril) : Assassinat de Farag Foda, intellectuel libéral. 
1992 (8 juillet) : Loi contre la subversion armée 
1993 (5 mars) : Attentat contre le World Trade center à New York attribué à un islamiste égyptien. polémiques entre le gouvernement et les extrémistes islamistes. 
1993 (12 octobre) : 3ème mandat présidentiel de 6 ans pour Hosni Moubarak 
1993 (20 octobre) : Réunion constitutive au Caire du Conseil islamique mondial créé sous l’initiative de l’université al Azhar 

Farouk 1er d'Egypte
Farouk 1er d'Egypte
 
 
Nasser
 
Sadate
Anouar el Sadate
 
 
Moubarak
Hosni Moubarak

1994 (29 mai) : Création d’un comité de préparation du dialogue national 
1994 (21 août-15 septembre) : 
Conférence de l’ONU sur la population au Caire 
1994 (14 octobre) : 
Attentat contre Naguib Mahfouz, prix Nobel de littérature. Il est blessé. 
1995 (juin) : 
Attentat à Addis Abeba contre le Président Moubarak. 
1995 (7 décembre) : 
Elections législatives, victoire du parti présidentiel 
1996 (9 janvier) :
 L’actrice Yousra intente un procès en diffamation contre deux avocats islamistes qui avaient porté plainte contre elle pour outrage aux bonnes mœurs. 
1996 (septembre) : 
Efforts de relance du processus de paix au Proche Orient. 
1997 (7 avril) : 
Elections municipales avec un taux de 20 % de participation, victoire du parti au pouvoir. 58 touristes sont tués par des islamistes non loin de Louxor.
1998 (22 avril) : 
Création à l’initiative de 30 intellectuels de l’association du Caire pour la paix 
1998 (29 avril) : 
Lancement du premier satellite de télévision numérique Nilesat 101 
1999 (12-13 juin) : 
Demande égyptienne d’adhésion à l’Union du Maghreb arabe (UMA).
2000 (18 octobre) :
 Elections législatives, victoire du parti au pouvoir. 
2000 (21 novembre) : L’Egypte rappelle son ambassadeur en Israël 
2002 (3 avril) : Gel des contacts avec Israël 
2002 (16 octobre) : Inauguration de la grande bibliothèque d’Alexandrie en présence de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement et de 14 prix Nobel. Cinq millions de volumes y seront entreposés dans cinq ans.

2004 ( 11 novembre) : Yasser Arafat, chef de l'OLP (né le 24 août 1929 au Caire en Égypte) décède à l'hôpital militaire Percy à Clamart (France).
2005 : pourparlers entre les pays arabes et Israël, à la suite de la mort d'Arafat remplacé par le nouveau président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas (en conflit politique avec les activistes du Hamas).
Mars : Israël envisage de confier à l'Égypte le contrôle d'une zone tampon à Gaza dans les territoires disputés. « Un accord de principe » sur le déploiement d'une force égyptienne de 750 hommes le long des huit kilomètres de la zone tampon, dite du « couloir de Philadelphie », a été conclu à Charm el-Cheikh en Égypte entre le président égyptien Hosni Moubarak et le ministre israélien de la Défense Shaoul Mofaz.

7 avril : un attentat dans le bazar de Khan Al-Khalili, cause la mort de trois personnes et en blesse 18 autres

30 avril : un attentat suicide se produit près du Musée égyptien du Caire ; le même jour, deux femmes tirent sur un autocar transportant des touristes
Mai : Attentats terroristes contre des touristes occidentaux (Français, Israéliens, Américains…) au Caire. La police égyptienne arrête des activistes.

23 juillet : vers 1h00 du matin heure locale, des kamikazes font exploser leurs voitures, provoquant la mort d'au moins 88 personnes dans la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh. Ils ont été revendiqués par un groupe proche d'Al-Qaida et ont tué surtout des Égyptiens.
Septembre : Élection présidentielle. Le président Moubarak est réélu avec 88,6 % des suffrages.
Le reste a été réparti essentiellement entre ses deux principaux rivaux, Aymane Nour et Noamane Gomaa.
Le premier, chef du parti Al-Ghad, s’est ainsi vu accréditer 7,6 % des suffrages, alors que le président du parti prestigieux du néo-Wafd, le plus ancien du pays, n’a obtenu, à la surprise de ses partisans, que 2,9 %.
2006 (8 février) : Découverte par l'équipe d'archéologues de l'université de Memphis (États-Unis) conduite par Otto Schaden d'un tombeau de la XVIIIe dynastie.
La précédente découverte remontait à 1922, la tombe inviolée du pharaon Toutânkhamon.

2006 (24 avril) : à Dahab dans la péninsule du Sinaï, 20 personnes, dont six étrangers, sont tués, en plus des trois kamikazes.
2009 (23 février) : une grenade, qui a explosé vers 18h50 avait été placée dans un sac en plastique sous un banc en pierre de la place de la mosquée al-Hussein, près du souk Khan al-Khalili, a provoqué la mort d'une adolescente française de 17 ans.
2011 (1er janvier) : Attentat anti-chrétiens devant une église catholique copte d’Alexandrie qui fait 21 morts et 79 blessés.

25 janvier 2011 : Au moins quatre personnes sont tuées au cours du premier «Jour de la révolution» contre les autorités égyptiennes.

28 janvier 2011 :
- Nouveau «jour de colère» à l'appel d'organisations et de mouvements divers, qui coïncide avec la grande prière hebdomadaire des musulmans. Au Caire, les policiers font usage de gaz lacrymogènes, de matraques et de canons à eau pour disperser la foule. Les villes d'Alexandrie, de Suez, d'Assouan ou encore de Mansouria sont aussi le théâtre de rassemblements anti-Moubarak.

- En fin d'après-midi, le raïs décrète un couvre-feu de 18 heures à 7 heures et appelle l'armée en renfort. Mais l'arrivée des blindés est vaine : les manifestants continuent de battre le pavé au Caire, où on assiste à des scènes de fraternisation entre civils et soldats. Les incidents se poursuivent. Le siège du Parti national démocrate (PND), au pouvoir, est incendié.

- En fin de soirée, Moubarak sort de son silence pour la première fois depuis le début de la contestation et annonce la démission du gouvernement et la formation le lendemain d'un nouveau cabinet, dans une allocution télévisée.

- De Washington, Barack Obama s'entretient par téléphone avec lui juste après son discours et l'exhorte à tenir ses promesses d'œuvrer en faveur de la démocratie et d'entreprendre des réformes économiques et politiques.

- D'après des sources médicales les témoins, au moins 68 personnes ont été tuées pour cette seule journée.

29 janvier 2011 :

- Les opposants manifestent au Caire et à Alexandrie. A Beni Suef, au sud du Caire, la police abat 17 personnes.

- Pour la première fois depuis son accession à la présidence, en octobre 1981, Moubarak se dote d'un vice-président, en la personne d'Omar Souleiman, patron des services de renseignement. Il nomme premier ministre un autre militaire, Ahmed Chafik, ancien commandant de l'armée de l'air.

30 janvier 2011 :

- La contestation s'organise. Mohamed ElBaradei, ancien directeur général de l'AIEA, se dit mandaté par l'opposition pour négocier une transition vers un gouvernement d'union nationale, avec le soutien des Frères musulmans.

- A Washington, Obama réclame une «transition en bon ordre vers un gouvernement qui soit sensible aux aspirations du peuple égyptien».

31 janvier 2011:

- Le remaniement des structures du pouvoir se poursuit : le ministre de la Défense Mohamed Hussein Tantaoui récupère en outre les fonctions de vice-premier ministre; Habid el Adli, ministre de l'Intérieur, est limogé.

- Dans la soirée, l'armée annonce qu'elle ne recourra pas à la force contre la population et reconnaît la légitimité de ses aspirations. Dans la foulée, Souleiman annonce l'ouverture de consultations avec l'ensemble des partis.

1er février 2011 :

- La «marche du million» est un succès : des centaines et des centaines de milliers d'Égyptiens manifestent au Caire, à Alexandrie et dans les autres villes.

- L'opposition annonce qu'aucun dialogue ne pourra s'engager avec le gouvernement tant que Moubarak sera au pouvoir.

- Dans la soirée, Moubarak intervient pour la deuxième fois à la télévision: il annonce qu'il ne briguera pas de sixième mandat à l'élection prévue en septembre et qu'il consacrera les derniers mois de sa présidence «aux mesures nécessaires à un transfert pacifique des pouvoirs».

- Le Haut commissariat de l'ONU pour les droits de l'homme fait état d'informations évoquant un bilan de 300 morts, 3000 blessés et des centaines d'arrestations depuis le début de la révolte.

2 février 2011 :

- L'armée égyptienne demande dans la matinée aux manifestants de mettre fin à leurs actions.

- De violents heurts éclatent en milieu de journée sur la place Tahrir entre pro et anti Moubarak. Une cinquantaine de partisans du président charge les manifestants.

- Les violences se poursuivent toute la nuit, faisant au moins six morts et 836 blessés selon le ministère de la Santé.

3 février 2011 :

- Les heurts se poursuivent entre partisans et opposants de Moubarak aux abords de la place Tahrir malgré l'armée qui tente de les séparer.

- Le nouveau premier ministre, Ahmed Chafik, présente des excuses pour les violences du Caire.

- Omar Souleiman annonce que le fils de Moubarak, Gamal, ne sera pas candidat à la succession de son père. Âgé de 47 ans, il était considéré comme un successeur potentiel du raïs jusqu'à ce que l'Égypte bascule dans la révolte.

- Dans une interview non filmée accordée à la chaîne ABC, Moubarak assure qu'il en a assez et qu'il veut partir. Mais ajoute : «Si je pars aujourd'hui, ce sera le chaos.»

- Selon le New York Times, la Maison-Blanche discute avec des dirigeants égyptiens d'un scénario intégrant sa démission immédiate et la constitution d'un gouvernement de transition dirigé par Souleiman.

4 février 2011 :
- Des centaines de milliers d'Égyptiens participent dans le calme au «jour du départ» pour réclamer la démission immédiate de Moubarak.

- Cité parmi les possibles dirigeants de la transition, Amr Moussa, ancien ministre des Affaires étrangères et actuel secrétaire général de la Ligue arabe, n'exclut pas de se présenter à la présidentielle.

- L'Iran salue un «mouvement de libération islamique».

5 février 2011 :

- L'ensemble du bureau exécutif du Parti national démocrate au pouvoir, dont le fils du président Moubarak, présente sa démission.

- L'armée égyptienne s'efforce en vain d'évacuer la place Tahrir.

- L'émissaire américain en Égypte, Frank Wisner, juge que Moubarak doit superviser la transition.

6 février 2011 :

- Le vice-président Omar Souleiman conduit des consultations sans précédent avec des représentants de l'opposition, dont les Frères musulmans. Aucune décision concrète n'est prise, mais les interlocuteurs s'entendent sur une feuille de route visant à préparer des réformes constitutionnelles. Mohamed ElBaradei dénonce un «processus opaque».

- Les banques rouvrent après une semaine de paralysie.

10 février 2011 :

- Hosni Moubarak annonce dans la soirée qu'il délègue ses pouvoirs à Omar Souleiman, déclarant que «la transition du pouvoir va d'aujourd'hui à septembre», en référence à la date de l'élection présidentielle à laquelle il a promis de ne pas se présenter. Dans son allocution à la nation, il indique qu'il n'acceptera pas de diktats étrangers.

- Sur la place Tahrir, où des dizaines de milliers d'Egyptiens sont rassemblés, la foule furieuse appelle l'armée à se joindre à la révolte. Ils sont nombreux à brandir leurs chaussures en direction de l'écran où était retransmis le discours du président, une insulte dans les sociétés arabes.

- Omar Souleiman appelle les jeunes manifestants à rentrer chez eux, dans une déclaration télévisée.

11 février 2011 : Le vice-président Souleiman annonce la démission de Moubarak. Plus d'un million de personnes continuaient à manifester à travers toute l'Égypte ce vendredi pour demander ce départ. Une partie des manifestants s'étaient même rendue devant le palais présidentiel pour crier leur colère. Le président égyptien avait déjà quitté la capitale pour se rendre à Charm-el-Cheikh dans la journée.