Monnaie : franc CFA (XOF)
PNB (1998) : 10,1 milliards de $.
PNB/habitant : 700 $.
Budget (1998) : recettes : 1 439 milliards
de F CFA ; dépenses: 1 271 milliard_
de F CFA. Dette extérieure (1998) :
16,8 milliards de $.
Exportations (1998) : 4,1 milliards de $ (dont
37,2 % de fèves de cacao, 9,2 % de
café, 9,3 % de bois, 10,2 % de produits
pétroliers ; principalement vers la
France, les Pays-Bas, l'Italie, l'Allemagne,
les pays d'Afrique de l'Ouest) ; importations
: 2,8 milliards de $ (dont 29,1 % de biens
d'équipement, 19,9 % de produits alimentaires,
16 % de pétrole brut et raffiné
; en provenance surtout de France, du Nigeria,
des États-Unis, d'Italie et d'Allemagne).
Agriculture et forêt : 25 % du
PIB en 1998.
Cultures vivrières (1998) : 2,8 millions
de tonnes d'ignames, 1,7 million de t. de
manioc,
1,2 million de t. de bananes plantains, 1,2
million de t. de riz, 547 000 t. de maïs,
355 000 t. de taros.
Cultures commerciales: 1,1 million de tonnes
de fèves de cacao (1er rang mondial),
1,3 million de t. de graines de palme, 1,2
million de t. de canne à sucre, 304
000 t. de bananes, 332 000 t. de café
(5ème rang mondial), 337 000 t. de
coton-graine, 227 000 t. d'ananas, 220 000
t. de noix de coco, 75 000 t. de noix de kola,
21 000 t. de noix de cajou, 116 000 t. de
caoutchouc naturel, 10 000 t. de tabac, 8
700 t. de mangues.
Bois: 2 millions de m3 (1997).
Cheptel: 1,3 million d'ovins, 1,3 million
de bovins, 1 million de caprins.
Pêche: 70 500 t. de poissons et crustacés
(1996).
Mines et industries : 23 % du PIB (1998).
Productions : 1,5 million de t. de pétrole
en 1997 (19,8 millions de tonnes de réserves)
; près d' 1 million de m3 1998 de gaz
naturel (plusieurs centaines de milliards
de m3 de réserves) ;
1,99 t. d'or (1998) ; exploitation artisanale
de diamants.
Réserves de nickel (exploitation en
projet), manganèse (début d'exploitation),
fer (projet d'exploitation relancé)
et bauxite (permis de recherche).
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Électricité : 3,9 milliards
de kWh (1997), dont 47 % hydroélectriques
; nouvelle centrale thermique d'Azito (1999).
Activités industrielles dans le secteur
agroalimentaire qui représente un quart
de la production industrielle du pays : sucreries
(115 000 t. de sucre en 1998), brasseries,
minoteries, huileries
(275 000 t. d'huile de palme en 1998),conserveries
d'ananas, beurre de cacao, poudre de café,
manufacture de tabac ; autres industries : égrenage
de coton (capacité 300 000 t. ), travail
du bois, textiles
(147 000 t. de coton-fibre) et habillement,
cuirs et chaussures, produits chimiques, raffinerie
de pétrole
(400 000 t. par an), production de butane, usine
de gaz de pétrole liquéfié
(GPL), savonnerie, cimenterie, petite industrie
mécanique (montage de cycles et automobiles).
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Tourisme
: 300 000 touristes ont apporté 97
millions de $ en 1998 (objectifs pour 2005 :
1 million de visiteurs).
La Côte d'Ivoire dispose de 11 000 chambres
d'hôtels dont 6 000 à Abidjan et
ses environs.
Communications et
services :
- compagnie Air Ivoire ; 3 aéroports
internationaux, Abidjan, (étendu et modernisé
récemment, 175 000 passagers en 1998),
Yamoussoukro et Bouaké, plus 14 aérodromes
régionaux.
- ports maritimes importants : Abidjan (11,6
millions de tonnes en 1995 ; 13,7 millions en
1998, 1er port de transit d'Afrique de l'Ouest,
1erport thonier et 2ème port porte-conteneurs
d'Afrique), débouché maritime
des pays du Sahel : Mali, Burkina et Niger ;
San Pédro (1,1 million de tonnes en 1995).
- 1 156 km de chemin de fer, d'Abidjan vers
le Burkina Faso.
- 68 000 km de routes dont 6 500 bitumés.
- Parc automobile : 33 véhicules pour
1 000 hab. (1997).
- Téléphones : 9 lignes pour 1
000 hab. (1997) ; 4 portables pour 1000 hab.
en 1998.
- Télévisions: 61 pour 1 000 habitants.
(1997).
- Bourse régionale des valeurs mobilières
(BRVM).
La pauvreté s’est aggravée depuis 1999 avec le début des crises politico-militaires. En Côte d'Ivoire l'indice de pauvreté humaine – la proportion de personnes en dessous du seuil de développement humain admis – atteint 40,3% en 2004, classant ainsi le pays au 92e rang sur 108 pays en développement. Cette situation a un impact négatif sur la santé des populations : le nombre de malades s’est accru, passant de 17 242 en 2001 à 19 944 en 2005. La situation épidémiologique est caractérisée par une prépondérance des maladies infectieuses, à l'origine d’un taux de morbidité de plus de 50 à 60% et d’un taux élevé de mortalité estimé à 14,2 pour 1000 ; ce sont essentiellement l’infection à VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme. La première cause de consultation chez les adultes et de décès chez les enfants de moins de 5 ans demeure le paludisme.
Les efforts engagés par l’État depuis 1996 dans le cadre du programme national sanitaire, visant à améliorer la santé des populations pour l’adéquation entre l’offre et la demande des services de santé, ont été annulés par la guerre ; et, du fait de la guerre, les ressources de l’État ont diminué, limitant celles allouées à la santé à seulement 7% du budget national. La couverture vaccinale reste cependant bonne et a permis l’éradication de plusieurs maladies endémiques.
La situation reste par contre assez alarmante s'agissant des IST et MST pour lesquelles la frange de la population la plus touchée est féminine. Il a été observé que 7% de la population ivoirienne était infectée en 2003, soit 570 000 personnes vivant avec le VIH, pour 47 000 décès par an. Ces chiffres sont en hausse et demeurent une préoccupation pour le Ministère de la lutte contre le SIDA, spécialement créé pour faire face au fléau.
Le coût des soins de santé et des médicaments, l'absence ou la vétusté du matériel médical et parfois le déficit en personnels soignants, conduisent les populations pauvres vers les thérapies naturelles et la médecine traditionnelle axée sur les plantes.
Ces mêmes raisons expliquent le phénomène de plus en plus inquiétant des « pharmacies de rue », constituées par des vendeurs ambulants de médicaments souvent prohibés.
Le taux de croissance de la population est estimé en 2008 à 1,96%, celui des naissances à 34,26 pour 1 000, le taux de décès à 14,65 pour 1 000 et l'espérance de vie à 49,18 ans, dont 46,63 ans pour les hommes et 51,82 ans pour les femmes.
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