Côte d'Ivoire : Exploitation du Bois

L’exploitation forestière tient  un rôle majeur dans l'économie de la Côte d'Ivoire depuis les années 1880-1890.  La principale essence commercialisée jusqu'au début des années 1920 était l’acajou.
De nombreuses essences sont par la suite exploitées aux fins d’exportation (makoré, sipo, aboudikro, tiama, niangon, samba, bété, assamela, dibetou, ilomba, bosse, fromager, iroko).
Près de 70 % de la production de bois est destinée à l’exportation sur les marchés internationaux, le bois de teck étant la principale grume tropicale exportée. Hormis l'exportation, le pays installe progressivement une industrie de bois permettant à ce secteur de se développer en proposant des produits finis ou semi finis à forte valeur ajoutée.
Cette exploitation a des conséquences négatives sur le patrimoine forestier et l'environnement. Elle s'effectue dans les forêts du domaine permanent de l’État (parcs nationaux, réserves, forêts classées, ou proposées au classement) dont une partie a été déclassée à cette fin d'une part entre 1929 et 1959 (près de 500 000 ha) et d'autre part dans les trente premières années de l'indépendance du pays (plus d'1 million ha). Elle touche surtout les forêts du domaine rural constitué par le couvert forestier non compris dans le domaine permanent de l’État.
Le gouvernement ivoirien a été amené à adopter un programme de reboisement impliquant fortement les exploitants forestiers. Il a également créé la Société de développement des forêts (Sodefor), structure chargée à la fois de la préservation et la gestion d'un patrimoine forestier d'environ 6 000 000 d’hectares, et du reboisement dans les zones appauvries par cette exploitation forestière massive.
L'objectif affiché est de contenir le rythme de croissance de l'exploitation forestière à un taux inférieur à celui de la régénération du patrimoine forestier.