Economie du Congo Démocratique

Monnaie : le franc congolais qui a succédé au nouveau zaïre et a été dévalué en avril.

PNB (1998) : 5,3 milliards de $.
PNB/habitant : 110 $ (l'un des plus bas d'Afrique). 
Pas de données statistiques récentes pour le budget. 
Dette extérieure (1997) : 15 milliards de $.
Importations (estimation 1998) : 819 millions de $ (en 1997, dont 37 % de biens de consommation, 19 % d'énergie, 16 % de biens d'équipement ; principaux fournisseurs : Afrique du Sud, 21 % ; Belgique, 13,7 % ; Chine, 8 % ; États-Unis, France, Allemagne).
Exportations : 1,6 milliard de $ (en 1997, 52 % de diamants, 12 % de café, 11 % de pétrole, cuivre, cobalt ; principaux clients : Belgique, 44,1 % ; Amérique du Nord, 17,6 % ; Afrique du Sud, 8 %).

Agriculture et forêt : 58 % du PIB en 1998 (29,6 % en 1989) ; la part de l'agriculture dans le PIB est devenue plus importante, surtout en raison de la baisse de production du secteur minier. Productions vivrières (1998) : 16,5 millions de t. de manioc, 2,3 millions de t. de bananes plantains, 900 000 t. de maïs, 340 000 tonnes de riz, 400 000 t. de patates douces, 300 000 t. d'ignames, 140 000 t. de haricots secs, 205 000 t. de papayes, 200 000 tonnes de mangues, 163 000 t. d'agrumes, 135 000 t. d'ananas, 42 000 t. d'avocats ;
cultures commerciales : 1,3 million de t. de canne à sucre, 1 million de t. de graines de palme,
570 000 t. d'arachides, 390 000 t. de bananes, 70 000 t. de palmistes, 54 000 t. de café, 26 000 t. de coton-graine, 28 000 t. de poivre, 12 000 t. de graines de sésame, 39 000 t. de graines de melon, 10 000 t. de caoutchouc naturel, 4 000 t. de tabac, thé, quinquina.
Bois (1997) : 300 000 m3.
Cheptel (1998) : 4,1 millions de caprins, 1,2 million de porcins, 1 million de bovins, 1 million d'ovins, volaille.
Pêche (1996 ): 158 600 tonnes, principalement de poisson d'eau douce.

Mines et industries : 17 % du PIB en 1998 (32 % en 1989). La production minière s'est effondrée au cours des années 1990 perturbées par la guerre et des troubles socio-politiques ; projets de relance de l'exploitation minière avec l'aide d'investissements étrangers.
Réserves minières : pétrole (200 millions de tonnes ; prospection dans le bassin côtier, dans la cuvette centrale et le bassin du Tanganyika), gaz (50 millions de m3 de méthane dans le lac Kivu), cuivre (55,5 millions de tonnes), cobalt (3,6 millions de tonnes), zinc (6,4 millions de tonnes), cadmium, diamants, or, étain (cassitérite), tungstène, niobium, manganèse.
Principales productions (1997) : pétrole, 1 million de tonnes (bassin côtier) ;
cuivre, 38 000 t. ; cobalt, 2 980 t. ; zinc, 1 700 t. ; diamants, 22 millions de carats (dont 15,6 du secteur artisanal) ; or, 394 kg ; étain, 790 t. ; charbon, 14 400 t. (1995).
Industries agroalimentaires : en 1998, 48 000 t. de sucre, 175 000 t. d'huile de palme,
34 000 t. d'huile de palmiste, 27 000 t. d'huile d'arachide, 5 300 t. de tourteaux de coton,
2 400 t. d'huile de coton, bière et boissons non alcoolisées, cigarettes ; égrenage du coton, industries textiles (8 600 tonnes de fibres de coton en 1998, tissus) et de la chaussure, savonneries, industries du bois, cimenteries, montage automobile, charpentes métalliques, métallurgie, chimie, raffinerie de pétrole ; artisanat du cuivre.
Électricité (1996) : 6,4 milliards de kWh (presque totalement fournis par les centrales hydroélectriques).

Tourisme : 32 000 visiteurs ont rapporté 2 millions de $ en 1998 ; la République démocratique du Congo possède plusieurs grands parcs nationaux.

Communications et services :
- Aéroports internationaux : Kinshasa-N'Djili (345 000 passagers et 57 000 t. de fret en 1998), Lubumbashi-Luano, Kisangani-Bangoka ; une quinzaine d'aéroports nationaux et de nombreux aérodromes.
- 2 ports importants sur l'estuaire du Congo : Boma et Matadi, et le port fluvial de Kinshasa, point de jonction entre les voies fluviales
- et la ligne de chemin de fer de Matadi. 
- 15 000 km de voies navigables, dont 1 740 km sur le Congo, le reste sur ses affluents (dont le Kasaï, le Kwilu et l'Oubangui) ; mais le transport fluvial est considérablement réduit.
- 5 254 km de chemin de fer, la ligne principale joignant Lubumbashi et Ilebo, à 600 km de Kinshasa (lignes vétustes et d'écartement différent). 
- 145 000 km de routes et pistes, dont 500 asphaltés.
- Parc automobile (1997) : 31 véhicules pour 1 000 habitants.
- Téléphone (1997) : 1 ligne principale pour 1 000 habitants.
- Télévision (1997) : 43 postes pour 1 000 habitants.