Histoire des Comores

HISTOIRE DES COMORES

Les Comores, après avoir été sous les protectorat français (1886), puis colonie en 1908, rattachées à Madagascaren 1912, étaient dotées depuis 1961 d'un statut particulier et dirigées par un Haut Commissaire représentant la République française et un Président du Conseil de Gouvernement désigné par les 31 membres qui forment l'Assemblée territoriale locale.
Le 6 juillet 1975, les Comores ont acquis leur indépendance par référendum.
C'est le Président du Gouvernement, Ahmed Abdallah, qui a prononcé unilatéralement l'indépendance avant d'être renversé par un coup d'État et remplacé par Ali Soilin.
Mayotte a refusé d'être intégrée au nouvel État.

Alors que Mayotte votait de nouveau en 1976 pour un rattachement définitif à la métropole, la République fédérale islamique des Comores s'enfonçait dans une longue période d'instabilité politique et de coups d'État. Durant cette période trouble, deux personnages marquent les mémoires. 
Ali Soilih, dictateur socialiste visionnaire, et Bob Denard, mercenaire français agissant tour à tour au nom de la France ou pour son propre compte. Se succèdent alors des régimes non démocratiques et coups d'État.

Alors que la population de Mohéli demandait épisodiquement le rattachement de l'île à la France depuis plusieurs années, l'île d'Anjouan rejoint en 1997 le mouvement.

Devant le refus des autorités françaises, Mohéli et Anjouan préfèrent déclarer la sécession.

La situation est d'autant plus bloquée que Mohamed Taki Abdulkarim, l'un des hommes politiques comoriens élu démocratiquement, meurt dans des conditions obscures. Ce qui à pour effet de bloquer les institutions, ainsi que tout processus de réconciliation, puisque Anjouan ne désire pas participer à l'élection présidentielle.

En février 1999, le colonel Azali Assoumani prend le pouvoir de Grande Comore en renversant le président intérimaire Tadjidine Ben Said Massounde, un Anjouanais. Il poursuit des négociations plus fructueuses avec le colonel Mohamed Bacar d'Anjouan afin de résoudre la crise.

Le 23 décembre 2001, par référendum et après d'âpres négociations qui ont abouti suite à la signature des accords de Fomboni de 2000/2001 qui relance ainsi le processus de réconciliation nationale, les trois îles forment à nouveau une entité avec une nouvelle constitution sous l'égide de l'Union Africaine : l'Union des Comores. Conformément à la constitution, le pays a organisé des élections en 2006 qui ont été remportées par Ahmed Abdallah Sambi, un religieux sunnite surnommé l'« Ayatollah ».

Très régulièrement le gouvernement d'Anjouan ne coopère pas avec celui de l'Union, cause d'altercations verbales.

L'autorité centrale considère que la constitution n'est pas respectée à Anjouan par Mohamed Bacar, aussi en mars 2008 l'île est finalement militairement conquise, sans véritable effusion de sang, par les troupes du gouvernement de l'Union et de l'Union Africaine.

Tandis que l'autorité centrale prend le contrôle de l'île, Le colonel Bacar s'enfuit à Mayotte, puis est conduit par les autorités françaises à la Réunion où il demande l'asile politique, demande rejetée le 6 mai.