Economie de la Centrafrique

MONNAIE : Franc CFA (1 € = 655,96 FCFA) (voir :  Billets de Banque de l'A.E.F. et CFA de l'Afrique Centrale)
PIB NOMINAL : 944,5 milliards de FCFA (estimation 2008)
REPARTITION DU PIB : Primaire : 55 % - Secondaire : 13,1 % - Tertiaire : 31,9 %

SECTEUR PRIMAIRE
  • L'AGRICULTURE, secteur clé de l'économie centrafricaine, occupe 66 % de la population active. Les principales cultures vivrières sont le manioc, l'arachide, le mil, le sésame, le riz et le sorgho. La RCA et l'Agence Française de Développement ont signé ces dernières années plusieurs conventions de financement portant sur le développement des cultures vivrières.
  • LE CHEPTEL centrafricain s'élève en totalité à 9.642.752 têtes, volaille comprise (3.717.796). L'élevage est, dans sa quasi totalité, aux mains des Peuls. Ce secteur représente 24 % du PIB agricole. Trois modes d'élevage sont pratiqués : pastoral, transhumant et sédentaire. L'élevage connaît un développement constant.
  • LA PECHE & CHASSE : la pêche, non réglementée actuellement, se pratique sur le fleuve Oubangui et les plus importants de ses affluents, ainsi que les plaines inondables du Nord et du Nord-Est. Aucune industrie ne la représente et la pisciculture reste l'affaire des paysans et des services du développement rural. Les estimations de la production annuelle portent sur 13.000 tonnes. La chasse apporte des revenus non négligeables à la RCA. Ce secteur compte environ une dizaine de sociétés installées sur le territoire centrafricain.
  • LA FORET : est l'une des plus riches du monde en essences rares. Elle couvre 5,5 % de la superficie de la RCA, soit 34 millions d'hectares, dont 2 millions exploitables. Le bois centrafricain s'écoule principalement sur les marchés européenns et nord américains qui, du fait de la crise économique, ont réduit leur demande.
  • LE SECTEUR MINIER est composé principalement d'or et de diamants, mais d'autres richesses, comme le fer, l'uranium, voire du pétrole. L'or et le diamant sont spécialement exploités par des sociétés canadiennes qui estiment le potentiel minier centrafricain énorme.
SECTEUR SECONDAIRE
  • LES INDUSTRIES DE TRANSFORMATION (boisson, sucrerie, fabrication de cigarettes, minoterie, tôle, etc...) reste embryonnaire. En 2008, les industries manufacturières ont enregistré une hausse de 0,40%
  • BTP : Le secteur du BTP a souffert des retards dans l'achèvement des travaux urbains à Bangui. La contribution des industries extractives à la croissance (2008) a été négative (- 2,8%).
SECTEUR TERTIAIRE
  • INFRASTRUCTURES & TRANSPORTS : la RCA est desservie par la route trans-équatoriale jusqu'à Pointe-Noire (Congo) et la route qui va jusqu'au Douala (Cameroun). La route camerounaise permet d'approvisionner le pays en cas de non navigabilité de la voie fluviale. Le secteur du transport a été libéralisé et au niveau institutionnel. Les transports fluviaux disposent de trois ports : Bangui, Zingha, Zangha. D'une grande importance économique, les voies fluviales constituent le mode de transport principal du pays.
  • TELECOMMUNICATIONS : le chiffre d'affaires des entreprises de télécommunications et principalement de l'activité mobile, sont à l'origine d'une hausse de 0,70% de la croissance du secteur tertiaire.
  • SECTEUR BANCAIRE : au 31/12/2008, le système bancaire comptait 4 banques commerciales en activité :
    1. La Banque Populaire Maroco Centrafricaine (BBMC)
    2. La Commercial Bank Centrafrique (CBCA)
    3. ECOBANK Centrafrique
    4. Banque Sahélo-Saharienne.

La Chambre de Commerce, d'Industrie des Mines et de l'Artisanat de la République Centrafricaine
Boulevard Charles de Gaulle
BP 813
Bangui
Tél. / Fax : (236) 61-16-68
E-mail : [email protected] 

(Source : Maison de l'Afrique)