Arts et Culture au Burundi

Les Tambours du Burundi
Le tambour est une partie importante de l'héritage culturel burundais. Le célèbre Royal-Tambours du Burundi, qui s'est produit plus de quarante ans, est connu pour ses tambours traditionnels comme l'amashako, l'ibishikiso, et l'ikiranya. La danse accompagne souvent les performances du tambour, musique populaire des célébrations et réunions de famille. L'abatimbo, dont on joue lors des cérémonies officielles et des rituels, et le rythme rapide de l'abanyagasimbo sont de célèbres danses burundaises.
À noter également la flûte, la cithare, l'ikembe, l'indonongo, l'umuduri, l'inanga, et l'inyagara.


La réputation des tambourinaires a dépassé les limites du Burundi pour devenir internationale. En Afrique, ils symbolisent même la bonne orchestration du tambour.
Leur art est sacré. Il est aussi profane. C'est un lien mystique entre un pays, un peuple et un instrument. « Ingoma », c'est à la fois le tambour et le royaume.
Les tambourinaires du Burundi forment généralement un groupe de vingt personnes.
Ils entrent en scène leur tambour sur la tête. Disposés en arc de cercle autour du tambour central, ils attendent son signal. Alors chacun bat son rythme dans une harmonie surprenante. Le tambourinaire soliste, celui qui bat le inkiranya ou tambour central, exécute une danse où se mêlent fantaisie et gravité.
Danse guerrière, sa gestuelle est significative. Le soliste par moment mime le geste de se trancher la gorge. Ceci traduit son attachement à son pays : « Que je meure si je trahis » !
Les tambourinaires du Burundi manient aussi l'humour, la satire. Le danseur soliste se transforme en un gentil clown marchant sur les mains, empruntant une démarche caricaturale, et faisant des clins d'œil au public.
 Danseurs Intore

Chaque danse féminine (urwedengwe, ihunja, umutsibo, amarwandama, etc) ou masculine (ingoma, agasimbo, ou danse acrobatique du Buragane, intore ou danse -parade des guerriers, umuyebe, etc) a une signification qui lui est propre et qui correspond à un événement précis ou à une profession bien déterminée.

Le chant, le rythme, l’expression corporelle, les mines sont autant de signes distincts adaptés à chaque circonstance et recherchés pour toucher à la fois le sens esthétique et l’esprit. Les dames et demoiselles montrent des évolutions chorégraphiques dans lesquelles l’élégance et la souplesse des inyambo (c’est-à-dire les vaches aux longues cornes, bêtes quasi sacrées dans le Burundi traditionnel) rivalisent avec les trépidations du train-train de la vie rurale que mènent les Barundi.