Le Botswana
a d'abord été
peuplé de Bushmen
(de leur vrai nom les
San), populations
de petite taille, au teint
cuivré, aux yeux
bridés qui n'ignoraient
pas l'élevage et
l'agriculture.
Ils n'ont subsisté
que dans les "angles
morts" de l'avancée
bantoue : le Botswana
en compte 40 000,
qui pratiquent une économie
de chasse et de cueillette
en petits groupes de 7
à 30 personnes,
mais qui s'emploient aussi
dans les ranchs qui ont
grignoté leur espace.
Le territoire
botswanais a attiré
des populations bantoues,
et surtout les Tswana,
parents des Sotho, qui
fuyaient les attaques
des Lozi, Herero et Ndebele
; ils s'établirent
en bordure du Kalahari,
terrain de pâturage,
en cultivant les marges
mieux arrosées
; au nord-est, les Yei
utilisent la plaine d'inondation
de l'Okavango.
Dès
1820, les missionnaires
protestants britanniques
parvinrent chez les Tswana
; ils traduisirent la
Bible, développèrent
l'instruction et aidèrent
le chef Sechele à
obtenir la protection
britannique contre l'avancée
des Boers. La protectrice
amputa le territoire tswana
de sa partie sud, le Griqualand
(1871), pour encercler
l'État libre d'Orange.
L'entente avec les Tswana
permit à la BSAC
de construire vite une
ligne de chemin de fer
vers le nord, contournant
les républiques
boers et les coupant des
Allemands : Bulawayo,
chez les Ndebele, était
atteinte dès 1897.
L'époque
coloniale fut assez paisible.
Les deux conseils consultatifs
(européen et africain)
créés en
1920 furent fusionnés
en 1950. Une assemblée
législative fut
mise en place en 1960.
En 1965,
les élections donnaient
la victoire au Bechuanaland
Democratic Party de Seretse
Khama, héritier
de la chefferie Bamangwato,
la plus importante, qui
avait renoncé à
ses droits pour avoir
épousé une
Anglaise. Après
dix-huit ans passés
à la tête
de l'État, le président
Ketumile Masire annonça,
en mars 1998, son retrait
de la vie politique et
demanda au vice-président
et ministre des Finances,
Festus Gontebanye Mogae,
d'assurer l'intérim
jusqu'aux prochaines élections.
En octobre 1999,
ce dernier fut nommé
à la présidence
du pays.
Le Botswana
est une république
démocratique qui,
quoique très dépendante
de l'Afrique
du Sud a fait partie
des États de la
«Ligne de Front».
La stabilité politique
repose sur le multipartisme
et sur un jeu d'équilibre
entre les huit grands
clans tswana. Le pays
a été jugé
assez sûr par les
États-Unis pour
qu'ils y établissent
une base militaire, à
Molepolole.