Histoire du Bénin

Ancienne colonie française, le Bénin a acquis son indépendance te 1er Août 1960 et vit une expérience démocratique stable avec une alternance politique consacrée depuis 1990.
A cet effet une nouvelle constitution consacrant une démocratie intégrale protégeant les libertés des citoyens est en vigueur.
Plusieurs partis politiques, associations, exercent leurs activités sans crainte.
Vingt-deux ans après l'historique "Conférence des Forces Vives de la Nation" de février 1990, le Bénin a connu plusieurs élections présidentielles, législatives, communales. Ceci concourt à renforcer le climat de paix et de stabilité politique contrastant de fait la période où le Bénin était appelé «l'Enfant Malade de l'Afrique». Ceci à cause d'une longue série de coups d'Etats et des décennies de dictature.
Sur le plan administratif, le Bénin compte deux capitales : Cotonou la capitale Economique et Porto-Novo la capitale Politique.
Porto-Novo en tant que capitale Administrative est marqué au quotidien par l'architecture brésilienne, ses palais royaux, ses musées et les temples des religions endogènes.
Cotonou quant à elle, est bercée par de grandes plages parsemées de cocotiers. Les grands marchés aux dimensions internationales tels que DAWTOKPA, MISSEBO, GANHI, ST MICHEL, offrent aux touristes une variété de denrées de première nécessité.
On citera entre autres des villes telles que : OUIDAH (ville marquée par la traite négrière transatlantique) ; ABOMEY (la cité royale) ; PARAKOD ( ville à statut particulier jouant un rôle important dans les échanges commerciaux avec les pays frontaliers du Nord Bénin) ; GRAND-POPO (avec ses plages qui plongent le touriste dans un état de transe) ...etc.
Avec 77 communes pour une décentralisation naissante, un Parlement, une Cour Constitutionnelle, la Haute Cour de Justice et d'autres Organes de contre pouvoir, les institutions de la République du Bénin fonctionnent normalement garantissant ainsi un climat de paix qui met le Bénin à l'abri de toute tension sociale.
Pays essentiellement agricole, le Bénin est auto suffisant sur le plan alimentaire, avec une croissance économique. Il dispose d'un nouveau code des investissements très favorable aux opérateurs économique? nationaux et étrangers, et d'un environnement fiscal très avantageux. Il présente donc une grande variété d'opportunités d'affaires.

Les communautés anciennes se structurent sur leurs lignages. Vivant sur des territoires restreints, ces populations n'ont pas besoin d'organisation politique. Quant à leur organisation sociale, elle se base sur le respect des coutumes et des ancêtres morts. L'autorité s'y exerce oralement par le partage de ces traditions. On trouve toujours de telles populations dans le nord-ouest du pays : Berba, Kabyè ou Tanéka.

Lorsque plusieurs lignées se regroupent, elles se structurent en chefferies. Le chef peut être un représentant d'une famille ancienne ou un prêtre. Il s'entoure de dignitaires, chargés chacun d'une activité collective et formant un conseil.

A partir du XVe siècle, la structure sociale se complexifie et des royaumes apparaissent. Il s'en est dégagé 3 grandes aires culturelles : Bariba au nord, Yoruba et Aja-Ewé au sud.

Les royaumes Bariba

Le nord du pays a connu plusieurs royaumes bariba et notamment le royaume de Nikki. C'est à partir de ce village du nord-est qu'une dynastie, créée au XVIe siècle par Sunon Séro, étendit sa domination sur la région. Son dernier roi, Séro Kpéra, meurt en 1831 en combattant aux côtés des Yorubas d'Oyo (Nigeria) les attaques des Peuls. Le royaume est désorganisé quand les armées coloniales l'envahissent à la fin du XIXe siècle.

Leurs sociétés sont structurées en classes sociales strictes : nobles guerriers, griots, agriculteurs roturiers, artisans et esclaves. Les Bariba se retrouvent autour de la fête de la GANI. C'est une fête culturelle et identitaire célébrée chaque année dans tout le royaume bariba autour du Sina Boko de Nikki.

Les royaumes Yoruba

L'aire d'influence des Yoruba couvre l'est du pays. Leur royaume le plus remarquable est celui de Kétou. Fondé par Edé, il est encore en plein essor quand il entre en guerre avec le royaume d'Abomey en 1886.

Les royaumes Aja-Ewé

Selon d'ancienne tradition orale, les Aja-Ewé émigrent à partir du XIVe siècle de la ville de Tado, située sur les rives du fleuve Mono au Togo. Ils établissent dans le sud 2 royaumes : à Sahè ou Savi, et à Davié correspondant à l'actuelle ville d'Allada.

Vers 1620, les héritiers du royaume d'Allada se disputent le trône. De leur scission découle la formation de 2 royaumes supplémentaires. Au sud-est, Zozérigbé crée le royaume de Hogbonou dans la localité d'Adjatché, future Porto-Novo. Et au nord, Houégbadja (1645-1689) institue le royaume du Dahomey, à partir de sa capitale Abomey.

Au XVIIIe siècle, une série de conquêtes se fait sous l'autorité de 12 rois traditionnels, à commencer par Gangnihessou. En 1724, Agadja (1708-1732) roi du Dahomey s'empare du royaume d'Allada. Puis, en 1727, il soumet celui de Savi. En 1741, c'est au tour de Ouidah de tomber sous le joug de son successeur Tegbessou. Le pays dispose désormais d'une large fenêtre sur la mer. Le royaume a pris l'habitude d'échanger, commercialement et politiquement, avec les Portugais et les Néerlandais, arrivés à la fin du XVe siècle. Le Dahomey devient une entité politique organisée, très originale dans la région. Le royaume en est une puissance dominante. Le roi Houégbadja a même à sa disposition un contingent de femmes amazones, anciennes chasseresses d'éléphants. C'est une société complexe, raffinée, efficace mais aussi cruelle et sanglante, notamment lors des funérailles royales qui s'accompagnaient de sacrifices humains.

Dès le XVIIe siècle, ces royaumes, qui se structurent autour des villes d'Allada, Hogbonou et Abomey, prospèrent avec le développement du commerce local. Et l'une de leurs activités qui se base sur la traite des esclaves intéresse les négriers européens. Néerlandais, Portugais, Danois, Anglais, et Français installent le long de la « côte des Esclaves » des comptoirs commerciaux.

* 1650 : construction d'un fort anglais à Ouidah
* 1664 : installation de missionnaires capucins bretons à Ouidah
* 1704 : construction d'un fort français à Ouidah
* 1752 : installation des Portugais à Hogbonou qu'ils rebaptisent Porto-Novo en 1782

Dans la première moitié du XIXe siècle, le roi Guézo du Dahomey donna à la richesse de son royaume d'autres fondements que le commerce des esclaves, développant la culture du palmier à huile afin de répondre à la demande européenne et introduisant de nouvelles cultures d'origine américaine (maïs, tomate, arachide, tabac). Des villages réguliers et propres, et des cultures bien ordonnées couvrent le pays.

Colonisation

Dès 1851, la France signa un traité commercial et d'amitié avec le chef de Porto-Novo, vassal du roi Glélé du Dahomey, qui régna de 1858 à 1889.
Par les traités de 1868 et de 1878, la région de Cotonou, située entre Ouidah, comptoir portugais, et Porto-Novo, fut cédée à la France.
En 1883, le roi de Porto-Novo, souhaitant se protéger des visées expansionnistes du Dahomey, signa un traité de protectorat avec la France.

L'un des rois les plus mythiques du royaume du Dahomey, le très noble roi Béhanzin (ayant pour emblème le requin) attaqua en 1890 les Français à Cotonou, garda 73 jours des otages français, puis assiégea d'autres villages porto-noviens protégés des Français. Il déclara même aux Français de le laisser tranquille, défiant fièrement : « Si vous voulez la guerre, je suis prêt ». L'insolence de Béhanzin, envers les Français fut jugée intolérable et surtout opportune, une bonne occasion pour les Français d'en finir avec ce royaume.

Béhanzin fut capturé en janvier 1894 et déporté en Martinique. Les établissements français furent regroupés au sein de la colonie du Dahomey. Dans le Nord, le royaume bariba de Nikki, qui avait atteint son apogée au XVIIIe siècle avant de se heurter à l'expansionnisme du royaume nigérian d'Ilorin, opposa une vive résistance à la colonisation française.

En 1899, le Dahomey intégra l'Afrique-Occidentale française (AOF) (voir Français, empire colonial). Les frontières furent établies selon un accord commun avec la Grande-Bretagne (fixée alors au Nigeria) et avec l'Allemagne (présente alors au Togo).
Après la première guerre mondiale, la scolarisation prend beaucoup d'importance (notamment grâce aux missions religieuses) et se développe surtout dans le sud qui deviendra un des principaux foyers politiques et intellectuels de l'AOF. C'est à cette époque que furent fondés de nombreux partis politiques, tandis que se développait une presse d'opposition au système colonial. Rallié à la France libre durant la Seconde Guerre mondiale, le Dahomey devint un État autonome au sein de la Communauté française en 1958. Le pays accéda à l'indépendance le 1er août 1960 et entra, le mois suivant, aux Nations Unies.

L'indépendance

Depuis l'indépendance, le Bénin a connu une histoire politique mouvementée. Les douze premières années furent marquées par une instabilité chronique, les anciennes élites coloniales, pour la plupart originaires du Sud, se disputèrent le pouvoir.

En 1963, le nord du pays veut sa revanche, tandis que les élites et la nouvelle bourgeoisie semblent peu préoccupées par les nombreux défis du sous-développement. C'est à cette période qu'un certain colonel Christophe Soglo (l'oncle de Nicéphore Soglo) arrive sur la scène politique du pays, en forçant Hubert Maga, premier président du Dahomey indépendant, à démissionner. En six ans, on enregistra quatre coups d'état, perpétrés tour à tour dans un régime militaire bon enfant (dans l'ensemble).

En 1970, un Conseil présidentiel constitué de trois membres, Maga, Apithy et Ahomadégbé (une présidence tournante à trois) prend le pouvoir et suspend la Constitution. La ronde des présidents n'a pu se faire. En effet, seul Maga a pu passer les 2 ans retenus à la tête du Dahomey. A peine Ahomadégbé a-t-il entamé son tour de direction en 1972 que l'armée, sous la direction du capitaine Mathieu Kérékou, décide de reprendre en main le gouvernement, destitue le Conseil présidentiel, et Mathieu Kérékou devient le chef de l'état du Dahomey. Il est rapidement nommé commandant. Mais les militaires se trouvent désemparés, sans programme et sans idées. Leur pouvoir est vide et c'est dans ce vide que vont s'engouffrer les idées des jeunes militaires et des étudiants qui ont vécu en France la période de mai 68.

La république populaire du Bénin (1974/1990)

Ainsi, en novembre 1974, Mathieu Kérékou décide de diriger le pays dans une voie marxiste-léniniste. Le peuple n'en revient pas, les notables et autres diplomates restent abasourdis par la nouvelle.

En 1975, pour réduire le poids politique du Sud, le nom de Dahomey fut symboliquement abandonné pour celui de Bénin, du nom du royaume qui s'était autrefois épanoui au Nigeria voisin. Le pays devient la « République populaire du Bénin ».

Mathieu Kérékou interdit le vaudou (paradoxalement, Mathieu Kérékou lui même aura des années plus tard un marabout personnel), la religion traditionnelle bien implantée dans le Sud. Une nouvelle Constitution, instaurant un régime à parti unique, fut promulguée en 1977. La même année, une tentative de coup d'État appuyée par des mercenaires échoue et durcit le régime qui devient militaro-marxiste. Malgré tout, le marxisme-béninisme s'avère moins mauvais que d'autres, et on s'apitoie davantage sur le sort des voisins Togolais que sur le sien.

Le Bénin tenta de vastes programmes de développement économique et social mais sans de bons résultats à l'arrivée. Signe de pragmatisme et de modération, les trois anciens présidents, Maga, Apithy et Ahomadégbé (emprisonnés en 1972) furent libérés en 1981.

Élu président par l'Assemblée nationale révolutionnaire en 1980, réélu en 1984, Mathieu Kérékou échappe à trois tentatives de coup d'État en 1988.

En 1987, les plans du FMI imposent des mesures économiques draconiennes : prélèvements supplémentaires de 10% sur les salaires, gel des embauches, mises en retraite forcées. En 1989, un nouvel accord avec le FMI sur un programme d'ajustements des structures économiques provoque une grève massive des étudiants et des fonctionnaires, réclamant le paiement de leurs salaires et de leurs bourses.

En cette fin des années 1980, le pouvoir populaire n'a guère plus que quelques milliers de convaincus, une petite douzaine dit la rumeur. On finit par se demander s'il y a encore quelqu'un qui croit vraiment à ce marxisme proclamé du jour au lendemain (sans que l'ex-Union soviétique y ait imposé quelque chose). C'est ainsi que les troubles sociaux et politiques vont conduire Mathieu Kérékou à renoncer à l'idéologie marxiste-léniniste et à accepter l'instauration d'une Conférence nationale, réunissant les représentants des différents mouvements politiques.

On ne garde de l'ancien régime que le nom de Bénin qui sonne bien. La conférence est une véritable réussite démocratique. Mathieu Kérékou déclare même : « j'accepte toutes les conclusions de vos travaux ». Une nouvelle constitution est établie.

Un gouvernement de transition, mis en place en 1990, ouvre la voie au retour de la démocratie et du multipartisme. Le Premier ministre, Nicéphore Soglo, bat Mathieu Kérékou à l'élection présidentielle de mars 1991. Mathieu Kérékou s'en va « sans bruit » et devient donc l'un des rares présidents militaires parvenu par un coup d'état à être éliminé démocratiquement.

Les années du renouveau

Nicéphore Soglo rétablit le vaudou pour se concilier les pouvoirs traditionnels et fait du 10 janvier de chaque année la Journée nationale du vaudou. Cependant les ajustements structurels et la compression des dépenses publiques recommandées par le FMI viennent raviver le mécontentement général de la population. De plus, les trafics clandestins traditionnels s'épanouissent au grand jour (whisky, essence, ciment, voitures…)

Après avoir perdu sa majorité au sein de l'Assemblée législative, le président Nicéphore Soglo, accusé de népotisme par ses adversaires, est battu par Mathieu Kérékou à la présidentielle du 17 mars 1996. C'est un choc pour Nicéphore Soglo qui après avoir crié au complot, envoie ses félicitations à Mathieu Kérékou et s'en va méditer plus de quatre mois, hors d'Afrique, les raisons de ses erreurs fatales.

Démocratiquement, Mathieu Kérékou est de retour sur la scène politique béninoise, après avoir dirigé le pays pendant dix-sept années (de 1972 à 1990) dans le fiasco politique et économique de la désormais ancienne « République populaire du Bénin ».

Les élections législatives de mars 1999 donnent de justesse la victoire à la Renaissance du Bénin (RB), le mouvement de l'opposition dirigé par Rosine Soglo, épouse de l'ancien président Nicéphore Soglo. Ces élections marquent l'échec du Mouvement Africain pour la Démocratie Et le Progrès (MADEP), le Parti d'un des proches du Président Kérékou, l'homme d'affaires Séfou Fagbohoun.

Cependant, en mars 2001, Mathieu Kérékou est réélu président de la République avec 84,06% des voix. Arrivé en tête au premier tour, face à son prédécesseur Nicéphore Soglo, il sera confronté au désistement de ce dernier ainsi qu'à celui d'Adrien Houngbédji arrivé en troisième position. Ces deux candidats démissionnaires ont qualifié le scrutin de « mascarade ».

Terni par des soupçons de fraudes électorales et âgé de soixante-sept ans, Mathieu Kérékou entame donc un second mandat consécutif dans des conditions économiques fragiles.

 Mathieu Kérékou    Boni Yayi
Mathieu Kérékou    Boni Yayi 

L'espoir Boni Yayi

Depuis 2001, les difficultés économiques n'ont cessé de s'amplifier au Bénin, que ce soit dû aux difficultés économiques du Port autonome de Cotonou, au choc pétrolier, à la crise du secteur du coton, à la contrebande très étendue, aux personnels   administratifs trop nombreux ou encore aux graves crises d'électricité créées par les sècheresses.

Le Bénin est dans une période économique difficile que seule l'agriculture, très diversifiée parvient à maintenir compétitif face à ses voisins.

C'est ainsi que lors des élections de mars 2006, les Béninois ont décidé d'exprimer leur « ras-le bol » et que le novice en politique, l'ancien président de la Banque ouest africaine de développement(BOAD), le Dr Boni Yayi succède à la surprise générale à Mathieu Kérékou avec 75% des suffrages (notons un taux de participation fort de 76%)

Mathieu Kérékou qui a refusé de changer la Constitution pour pouvoir se représenter, n'en était pas moins opposé à Boni Yayi, trop novice à son goût.

En effet, à quelques jours des résultats l'ancien président, surnommé le caméléon, a plongé le pays dans le doute, en affirmant publiquement que lors du déroulement de l'élection il y avait eu des dysfonctionnements dans l'organisation, avec des problèmes de listes électorales et de cartes d'électeur.

Malgré cela, la coordination des observateurs internationaux indépendants s'est félicitée au cours d'une conférence de presse à Cotonou, du déroulement du second tour de l'élection présidentielle au Bénin, jugeant qu'il avait été de « très bonne tenue ».

  • 1er août 1960 : Proclamation de l’indépendance. Le pays se nomme alors le Dahomey.
  • 25 novembre 1960 : Adoption de la Constitution.
  • 12 décembre 1960 : Victoire d'Hubert Maga à l'élection présidentielle.
  • Octobre 1963 : Grèves et manifestations.
  • 28 octobre 1963 : Coup d'Etat du colonel Christophe Soglo.
  • 5 janvier 1964 : Adoption par référendum d'une nouvelle Constitution.
  • 19 janvier 1964 : Victoire de Sourou Migan Apithy à l'élection présidentielle.
  • 29 novembre 1965 : Démission du président Sourou Migan Apithy. Tahirou Congacou lui succède.
  • 22 décembre 1965 : Coup d'Etat du général Christophe Soglo.
  • 17 décembre 1967 : Coup d'Etat du commandant Maurice Kouandété.
  • 31 mars 1968 : Adoption d'une nouvelle Constitution.
  • 26 juin 1968 : Le Comité militaire révolutionnaire (CMR) nomme le Dr Emile Derlin Zinsou président.
  • 10 décembre 1969 : Coup d'Etat du lieutenant-colonel Maurice Kouandété.
  • 7 mai 1970 : Formation d'un Conseil présidentiel de 3 membres composé de Justin Ahomadegbé, Sourou Migan Apithy et Hubert Maga, dont la présidence est tournante.
  • 26 octobre 1972 : Coup d'Etat du commandant Mathieu Kérékou.
  • 18 octobre 1973 : Création du Conseil national de la révolution (CNR).
  • 30 novembre 1974 : Déclaration officielle d'adhésion au marxisme-léninisme.
  • Décembre 1974 : Nationalisation de deux banques, des compagnies d'assurances, des compagnies pétrolières et d'une entreprise de télécommunications.
  • 1er décembre 1975 : Le Dahomey est rebaptisé République populaire du Bénin. Instauration du parti unique, le Parti de la révolution populaire béninoise (PRPB).
  • 26 août 1977 : Adoption d'une nouvelle Constitution : la Loi fondamentale.
  • 6 février 1980 : Mathieu Kérékou est élu président de la République par l'Assemblée nationale révolutionnaire.
  • 17 février 1982 : Visite du pape Jean-Paul II.
  • 31 juillet 1984 : Réélection de Mathieu Kérékou.
  • 1988 : Deux complots militaires sont déjoués en mars et en juin.
  • 2 août 1989 : Réélection de Mathieu Kérékou (3ème mandat).
  • Novembre 1989 : Grève générale.
  • 6-7 décembre 1989 : Le Bénin renonce à l'idéologie marxiste-léniniste.
  • 19-28 février 1990 : Conférence nationale à Cotonou qui pose les principes de la future constitution.
  • 1er mars 1990 : Le pays devient la République du Bénin.
  • 9 mars 1990 : Création du Haut Conseil pour la République (HCR).
  • 2 décembre 1990 : Adoption par référendum du projet de Constitution instaurant un régime présidentiel et le multipartisme.
  • 24 mars 1991 : Victoire de Nicéphore Soglo à l'élection présidentielle.
  • 3-5 février 1993 : Visite du pape Jean-Paul II.
  • 12 janvier 1994 : Dévaluation du franc CFA.
  • 18 mars 1996 : Victoire de Mathieu Kérékou à l'élection présidentielle.
  • 18 mars 2001 : Réélection de Mathieu Kérékou.
  • Mars 2002 : Le Bénin rejoint la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD).
  • 25 décembre 2003 : Crash d'un Boeing 727 de la compagnie libanaise Union des transports africains dans l'Atlantique peu après son décollage de Cotonou (130 morts).
  • 12 juillet 2005 : Arrêt de la Cour internationale de Justice accordant la souveraineté de l'île de Lété au Niger.
  • 19 mars 2006 : Victoire de Boni Yayi à l'élection présidentielle.
  • 28 mars 2006 : Annulation par la Banque mondiale de la dette éligible.
  • 15 mars 2007 : Tentative d'assassinat contre le président Boni Yayi.
  • 28 janvier 2009 : Découverte de gisements de pétrole au large de Sème.
  • 13 mars 2011 : Réélection de Boni Yayi.
  • 18-20 novembre 2011 : Visite du pape Benoît XVI.
  • 21 octobre 2012 : Arrestation de trois proches du président Boni Yayi soupçonnés d'avoir voulu l'empoisonner. La tentative d'empoisonnement aurait été commanditée par l'homme d'affaires Patrice Talon.