L'atmosphère intérieure
reste assez lourde : arrestations
diverses , exclusion du F.L.N.
de Ferhat Abbas, adoption
du régime du parti
d'état unique, référendum
sur la Constitution.
- A partir de l'automne 1963
: éclatent de grandes
crises : nationalisation des
terres françaises,
confiscation des biens propriétés
des Français, rébellion
kabyle à l'occasion
du conflit algéro-marocain.
Conclusion d'accords économiques
entre Alger et Tunis. Situation
économique et sociale
pesante. Des mesures d'apaisement
sont décidées
pour tenter de calmer ces
différentes crises.
L'opposition est très
importante et ses leaders
sont dans l'obligation de
prendre la fuite (Ferhat Abbas,
Ben Khedda, Mostefaï).
- Mai 1964 : Renforcement
de la coopération algéro-soviétique
lors du voyage de
Ben Bella
en U.R.S.S. .
- Janvier 1965 : Grèves
massives. Puis prise de pouvoir
par le colonel
Houari Boumediene,
appuyé sur l'armée
nationale populaire.
- 1966 : Situation
économique déplorable
entraînant de nouvelles
nationalisations.
- 1967 : Durcissement
de l'Algérie dans le
conflit israélo-arabe,
ouverture d'un sommet afro-asiatique
à Alger en octobre,
échec du mouvement
séditieux du colonel
Zbiri.
- Avril 1968 : Attentat
contre le Président.
Le dénouement de la
crise ne se produit qu'en
1976, deux référendums
approuvant massivement la
Charte nationale et la Constitution.
- Décembre 1978
: Mort de
Boumediene.
Le congrès du F.L.N.
désigne comme successeur
Chadli Bendjedid dont la politique
est plus ouverte.
- 1980 : Libération
de
Ben Bella.
La redéfinition des
secteurs prioritaires (agriculture,
hydraulique, problèmes
sociaux) permet de réduire
la dépendance extérieure
en marquant une pause dans
le développement industriel.
La volonté d'arabisation
réaffirmée occasionne
des troubles en Kabylie francophone.
Reprise des relations avec
la France qui aboutissent
à un "accord politique"
sur le prix du gaz naturel
livré à la France,
en 1982.
- 17 décembre 1982
: 1ère visite d'un
président algérien
en France depuis l'indépendance.
-
1985 : effondrement
du cours du pétrole,
manifestations et arrestations
de divers opposants (chanteurs,
jeunes manifestants).
- 1986 : référendum
pour une nouvelle Charte nationale
affirmant le peuple algérien
arabe et musulman.
- 1988 : reprise des
relations diplomatiques avec
le Maroc puis avec l'Egypte.
Manifestations importantes
à l'initiative des
mosquées et du F.I.S.
(Front Islamique de Salut)
en 1990 et en 1991.
- 25 mai 1991 : Lancement
d'une grève générale
illimitée (prend fin
le 9 juin). Démission
de Sid Ahmed Ghozali, Premier
Ministre. Nombreuses arrestations
de dirigeants et de responsables
du F.I.S.
.Début de la guerre
civile qui va se poursuivre
jusqu'en décembre 1997.
- 2 janvier 1992 : 300
000 personnes manifestent
pour sauver la démocratie
à Alger. démission
de Chadli. L'intérim
est assuré par Abdelmalek
Benhabiles. Création
d'un Haut Comité d'État,
dont le président,
Mohamed Boudiaf, est assassiné
pendant un discours. Il est
remplacé par Ali Kafi.
Condamnations, arrestations,
attentats revendiqués
par le F.I.S., actes et incendies
criminels se succèdent
pendant l'année 1993.
Ultimatum du G.I.A. (Groupe
Islamique Armé) incitant
les étrangers à
quitter l'Algérie.
- 30 janvier 1994 : le général Liamine
Zéroual est nommé
chef de l'État. Le
G.I.A. durcit sa position
par des actes terroristes
alors que le F.I.S. condamne
les violences contre les civils.
- 30 décembre 1995
: Ahmed Ouyahia remplace
Mokdad Sifi dans la fonction
de Premier Ministre. Un Conseil
consultatif national remplace
l'Assemblée populaire.
Levée du couvre-feu
en vigueur depuis 3 ans à
Alger. Organisation d'une
conférence d'entente
nationale.
- 1997 : plus de 300 morts
lors du ramadan ; libération
d'Abassi Madani (leader du
F.I.S.) après 6 ans
de prison.
- 1998 : mission d'information
à Alger de 3 secrétaires
d'État européens.
1000 morts pendant le ramadan.
En juin et juillet, émeutes
en Kabylie contre l'assassinat
du chanteur berbère
Matoub Lounès.
- 5 juillet : la loi
sur l'arabisation entre en
vigueur. Démission
du ministre de la justice,
Mohamed Adami.
-
En 1999, Liamine Zeroual décide de mettre fin à son mandat présidentiel qui devait s'achever en 2000. Des élections présidentielles anticipées sont alors organisées au mois d'avril 1999. Huit candidats se présentent au premier tour parmi lesquels figure Abdelaziz Bouteflika, qui fut déjà par le passé l'ancien ministre des Affaires étrangères de Houari Boumediène. Avant la fin du déroulement des élections, les sept autres candidats décident d'un commun accord de se retirer suite à des cas de fraudes qu'ils déclarent avoir observés.
Abdelaziz Bouteflika décide de maintenir sa candidature et remporte les élections présidentielles avec un taux de 74 %. Il s'engage dès lors à appliquer son programme qui s'articule autour de trois axes principaux : le retour de la paix à travers l'application de la concorde nationale, la réactivation de l'économie et le retour de l'Algérie sur la scène internationale. Son premier mandat s'achève en 2004. De nouvelles élections sont organisées au mois d'avril, le principal concurrent du président sortant étant son ancien Premier ministre Ali Benflis.
La campagne électorale se déroule autour de ces deux candidats, et le suspense entretenu par les médias tant nationaux qu'internationaux, est perceptible jusqu'au dernier jour des élections. Abdelaziz Bouteflika est finalement réélu avec un taux de 85 %. Son programme pour le deuxième mandat prévoit un plan quinquennal pour la relance de l'économie, au profit duquel il consacre une enveloppe financière de 150 milliards de dollars. Parmi les chantiers ouverts à la faveur de ce plan, il y a l'engagement de construire un million de logements avant la fin du mandat en cours, ainsi que l'effacement de la dette extérieure qui constituait un réel fardeau pour l'économie algérienne, et enfin la réduction du taux de chômage.
-
En 2009, la France accepte d'indemniser les victimes estimées entre 20 000 et 30 000 personnes lors des essais nucléaires français en Algérie pendant les années 1960.
- En
mars et d'avril 2009, la campagne électorale pour les présidentielles se déroule et Abdelaziz Bouteflika est réélu pour un troisième mandat le 9 avril 2009.