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| Histoire
du continent africain |
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Les
archéologues
et les paléontologues
sont arrivés
à la certitude
que l'humanité
est née en
Afrique.
De l'australopithèque
qui vivait il y
a plus de 5 millions
d'années
jusqu' à
l'Homo sapiens,
notre véritable
ancêtre, apparu
entre -100 000 et
-200 000 ans, peut-être
plus, toute l'évolution
de notre espèce
est restituée
par les vestiges
humains ou préhominiens
retrouvés
sur le continent.
C'est au néolithique
(-10 000 ans), période
qui voit le passage
de la cueillette
à l'agriculture
et de la chasse
à l'élevage,
que se met en place
le peuplement actuel
de l'Afrique.
Environ 5 000 ans
avant J.-C., des
civilisations perfectionnées
voient le jour en
Nubie, dans la vallée
du Nil, et s'étendent
progressivement
aux plateaux éthiopiens
et aux pays du Tchad
et du Niger.
Le Sahara préhistorique,
qui connaît
alors une période
humide, est un important
carrefour de populations.
Il commence à
se dessécher
un millénaire
plus tard et constitue
désormais
un obstacle aux
relations entre
l'Afrique tropicale
et le nord du continent.
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Ce
dernier tombera
successivement dans
l'orbite des grands
empires égyptien,
perse, grec, romain,
byzantin, puis arabe
et turc.
Les
Égyptiens
ont en effet créé
l'une des plus précoces,
des plus brillantes
et des plus durables
civilisations, de
3000 avant J.-C.
à la conquête
perse en 525 avant
J.-C. Cette civilisation
s'étendit
à l'est jusqu'en
Syrie et au sud
jusqu'à la
Nubie à laquelle
elle emprunta de
nombreux traits
négro-africains.
La navigation maritime
s'était développée
en Méditerranée
et les Phéniciens
fondèrent
vers 1200 avant
J.-C. la ville de
Carthage (près
du site actuel de
Tunis) qui exercera
plusieurs siècles
durant son hégémonie
de la Cyrénaïque
au Maroc.
Carthage tombera
sous les coups de
Rome (200 avant
J.-C.), laquelle
assoira ainsi
son emprise sur
l'Afrique du Nord
pour quelque cinq
siècles. |
Le
christianisme se
répand alors
en Egypte,
en Nubie, en Abyssinie.
Mais l'islam et
la civilisation
arabe déferlent
bientôt sur
l'Egypte
(VIIème siècle
), atteignent le
Maroc
et la Corne de l'Afrique
au VIIIème
siècle. Les
colonies musulmanes
se multiplient dès
cette époque
le long de la côte
de l'océan
Indien où
un vaste commerce
esclavagiste s'organise
à partir
notamment de Zanzibar.
Au XIème
siècle, l'islam
franchit le Sahara
et gagne les grands
centres commerciaux
du Soudan. La Nubie
et le Haut-Nil s'y
convertiront beaucoup
plus tard et le
christianisme ne
se maintiendra qu'en
Abyssinie.
L'évolution
de l'Afrique noire
à l'époque
antique est beaucoup
moins bien connue.
Le phénomène
le plus marquant
est celui de la
lente et régulière
migration des peuples
noirs vers le cur
puis le sud du continent.
La mise en place
du peuplement bantou
se fera ainsi depuis
le début
de l'ère
chrétienne
jusqu'à la
fin du XVème
siècle. Partis
de la région
du lac Tchad, des
groupes parviennent
en Afrique congolaise
et rhodésienne
où ils s'organisent
en confédérations
et en Etats.
La grande île
de Madagascar
était probablement
déserte avant
l'arrivée,
il y a près
de 2000 ans, de
populations indonésiennes
dont la langue et
les coutumes s'imposèrent
définitivement.
Les premiers Etats
soudanais naissent
de la rencontre
de pasteurs berbères
et d'agriculteurs
noirs.
L'intensification
des échanges
avec le Maghreb
assure dès
le VIIIème
siècle la
prospérité
du Ghana
qui contrôle
le commerce de l'or
et du sel. Dans
la seconde moitié
du XIème
siècle, il est
cependant submergé
par les conquérants
almoravides qui,
partis de Mauritanie,
étendront
leur domination
sur tout le nord-ouest
du continent. Il
perd toute influence
dès le XIIème
siècle, avant
d'être englobé
au XIIIème
dans l'Empire du
Mali.
Les progrès
de l'islam avaient
favorisé
la constitution
de plusieurs autres
grands États
comme le Kanem-Bornou,
le Tekrour et les
royaumes haoussas
entre Niger
et Tchad,
dont la fortune
reposait en grande
partie sur le commerce
des esclaves.
Le déclin
du Mali à
la fin du XIVème
siècle profite
à l'État
songhaï dont
le centre est à
Gao
et qui affirmera
à son tour,
deux siècles
durant, sa suprématie
dans la région
sahélo-soudanaise.
Dans les régions
de forêt guinéenne
où les peuples
des savanes avaient
progressé,
les premiers royaumes
se seraient constitués
dès le XIème
siècle dans
le sud-ouest du
Nigeria
actuel (Ifé),
puis au XIIème
siècle en
Côte de l'Or
et sur la Volta
noire (Bono). Au
XVème siècle,
une civilisation
originale florissait
au royaume de Bénin.
L'expansion des
Bantous avait permis
l'émergence
de plusieurs grands
Etats, notamment
le royaume de Kongo,
au nord-ouest de
l'Angola,
le royaume louba
(dans l'actuel Katanga)
et, plus au sud
encore, le prestigieux
royaume shona de
Monomotapa dont
l'apogée
se situe au XVème
siècle et
dont les imposantes
ruines de Zimbabwe
attestent le niveau
d'organisation et
de prospérité.
Au début
du XVIème
siècle, à
l'est, la migration
des Gallas, nomades
venus du lac Rodolphe,
précipite
le déclin
de l'Empire éthiopien,
tandis qu'au sud
les États
bantous sont affaiblis
par les attaques
répétées
des Héréros.
En 1591, une expédition
marocaine détruit
l'Empire songhaï
et conquiert une
bonne partie du
Soudan, cependant
que les États
haoussas et mossis
et surtout le Bornou
parviendront à
se maintenir jusqu'au
XIXème siècle. |
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L'Afrique
noire, divisée
par les conflits
politiques, militaires
et tribaux, cède
alors aux pénétrations
étrangères
que les Portugais
avaient inaugurées
dès le XVème
siècle en
établissant
leurs premiers comptoirs
le long du golfe
de Guinée.
Dans la première
moitié du
XVIème siècle,
la traite
des esclaves
vers l'Amérique
avec ses terribles
effets allait s'ajouter
à celle qui
sévissait
depuis longtemps
vers l'Afrique du
Nord, du Nord-Est
et de l'Est à
destination du
monde
islamique.
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Ensemble, elles
ont drainé
sans doute 20 millions
d'êtres humains
et ont contribué
pour une part à
la stagnation démographique
et économique
de l'Afrique noire.
Le triomphe rapide
de l'islam avait
eu pour effet de
rattacher de façon
durable le nord
du continent au
monde oriental.
La désagrégation
de l'Empire arabe
à partir
du Xème siècle
laisse le champ
libre aux Turcs
(Empire ottoman)
qui unifient à
leur profit la quasi-totalité
de l'Afrique du
Nord, de l'Algérie
à l'Érythrée,
au XVIème
siècle.
Au XVIIème
siècle, le
commerce
des esclaves
favorise l'émergence,
près de la
côte du golfe
de Guinée,
d'États organisés
et prospères
comme la confédération
ashantie, le Dahomey
et le royaume d'Oyo.
Au Sahel, des entités
politiques plus
modestes (Mossis,
Bambaras, Peuls
et Toucouleurs du
Sénégal
et du Fouta Djalon)
se font et se défont
et coexisteront
jusqu'à la
colonisation.
Le réveil
africain est annoncé
en 1804 par l'émancipation
de l'Égypte
où Mehemet
Ali rejette l'autorité
turque et s'empare
(1820-1830) du Soudan
nilotique.
En Afrique de l'Ouest,
les Peuls poursuivent
leur expansion politico-religieuse
avec la constitution
du Sokoto et du
Macina. El Hadj
Omar fonde l'Empire
toucouleur du Niger
(1850-1890) et Samory
Touré se
taille un État
en Guinée
entre 1870 et 1898.
Au sud du Congo
démocratique
actuel, les royaumes
de Kouba, Louba
et Lunda connaissent
une grande prospérité,
tandis que Chaka,
au début
du XIXème
siècle, constitue
en société
militaire la nation
zouloue qui soumet
ses voisines.
A Madagascar,
la reine Andrianampoinimerina
unifie le pays autour
du peuple mérina,
cependant qu'en
Ethiopie les empereurs
Théodoros
et Ménélik
parviennent à
préserver
leur pays des menaces
de conquête
coloniale. |
Jusque
vers 1850, les tentatives
de colonisation
européenne
en Afrique noire
sont isolées
: Français
au Sénégal,
Anglais en Gambie,
en Sierra
Leone, en Côte
de l'Or, Portugais
en Angola
et au Mozambique.
Au nord et au sud,
cependant, d'importantes
colonies de peuplement
se sont formées.
En Afrique
du Sud, des
Hollandais se sont
établis dès
le XVIIème
siècle dans
la région
du Cap, à
laquelle l'Angleterre
impose son autorité
en 1814. Alger est
prise en 1830 par
les Français,
qui achèvent
la conquête
de l'Algérie
en 1857. |
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Ce
n'est que dans la
seconde moitié
du XIXème
siècle que
les explorateurs
européens
se hasardent jusqu'au
coeur de l'Afrique.
Le continent devient
alors l'enjeu d'une
âpre compétition
entre les puissances
européennes.
La conférence
de Berlin, en 1885,
conduit à
réglementer
cette ruée
en délimitant
les zones d'influence
coloniale.
À la veille
de la Première
Guerre mondiale,
la quasi-totalité
de l'Afrique était
partagée
entre la France,
la Grande-Bretagne,
le Portugal, la
Belgique, l'Espagne,
l'Allemagne et l'Italie.
En 1918, les colonies
allemandes passèrent
sous contrôle
anglais, français
et belge.
Après 1945,
l'Afrique suit le
mouvement d'émancipation
du monde arabe.
Le Maroc
et la Tunisie
obtiennent leur
indépendance
en 1956.
Du Ghana
en 1957, le mouvement
s'étend à
toute l'Afrique
occidentale et centrale
en 1960, puis à
l'Afrique orientale
britannique.
Après la
libération
des territoires
portugais en 1974-1975
et la création
de la République
de Namibie
en 1990, l'Afrique
s'est définitivement
affranchie de la
domination coloniale. |
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PROMOS ÉTÉ SÉNÉGAL
du 5 Juillet au 23 Août |
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780 €* |
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1 085 €* |
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1230 €* |
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484 €* |
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