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Colonisation de l'Afrique
 
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Carte de la colonisation de l'Afrique
Avant 1880, Les Européens disposaient pour l'essentiel d'implantations côtières.
La France se réservait une partie du Maghreb, et en Afrique occidentale, le Sénégal. L'Angleterre possédait la colonie du Cap, la Côte de l'or, des compagnies commerciales anglaises travaillaient en Afrique occidentale et orientale. Toutefois, de 1870 à 1880, l'exploration de l'Afrique progresse : on découvre des richesses intéressantes, or et diamants d'Afrique du Sud, cuivre de Rhodésie. Les Européens voient miroiter, à tort souvent, l'image d'une Afrique noire riche et peuplée.
Le point de départ des ambitions européennes se situe au Congo.
Le roi des Belges, Léopold II, qui s'intéresse aux questions coloniales et gère une importante fortune personnelle, suscite en 1876 la fondation d'une Association internationale africaine à but essentiellement géographique : explorer le continent. Il trouve dans l'Anglais Stanley l'organisateur de l'exploration du bassin du Congo.
Stanley se heurte aux ambitions françaises : Brazza s'engage dans l'arrière-pays du Gabon, sur un affluent du Congo (1875-1879) ; les Portugais font état de droits historiques sur l'embouchure du Congo.
L'enjeu devient européen; les ambitions de Léopold se heurtent à celles d'autres pays colonisateurs.
En 1884, Bismarck propose une conférence à Berlin, afin de régler les problèmes du commerce dans le bassin du Congo.
Jusque-là intéressé par les seuls problèmes européens, Bismarck se rallie à l'idée de protéger les marchands allemands en Afrique.
Stanley
La conférence de Berlin (novembre 1884 - février 1885), à laquelle participent les principaux Etats européens, rédige un "acte final". Celui-ci, après avoir défini le bassin du Congo, établit l'obligation de respecter le libre-échange pour toute puissance colonisatrice, même en cas de guerre; il définit les conditions à remplir pour l'occupation effective des côtes et elles seules : implantation du "pavillon", autorité suffisante et notification diplomatique.
La France gardienne de la civilisation
L'acte, qui n'autorise aucun partage, le déclenche dans les faits.
Dès lors, dans une course de vitesse, la France entreprend de constituer un vaste empire, de la Méditerranée à l'Afrique occidentale ; l'Angleterre veut dominer l'Afrique orientale du Cap au Caire. La Belgique, l'Allemagne et l'Italie, moins bien loties, se partagent le reste de l'Afrique.
Des heurts nombreux opposent les grandes puissances, mais de multiples traités bilatéraux permettent de fixer les frontières.
Les frontières issues de compromis entre les Européens, sont artificielles et fondées sur le principe des compensations territoriales : elles divisent les ethnies africaines, les anciens royaumes.
L'Afrique décolonisée en est restée tributaire.
   

 

 

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