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| Colonialisme
et anti-colonialisme en Afrique |
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L'impérialisme
britannique : "Rule
Britannia"
"Une nation
est comme un individu
: elle a ses devoirs
à remplir
et nous ne pouvons
plus déserter
nos devoirs envers
tant de peuples
remis à notre
tutelle. C'est notre
domination qui,
seule, peut assurer
la paix. la sécurité
et la richesse à
tant de malheureux
qui jamais auparavant
ne connurent ces
bienfaits. C'est
en achevant cette
oeuvre civilisatrice
que nous remplirons
notre mission nationale,
pour l'éternel
profit des peuples
à l'ombre
de notre sceptre
impérial
(...)
Cette unité
(de l'Empire) nous
est commandée
par l'intérêt
: le premier devoir
de nos hommes d'Etat
est d'établir
à jamais
cette union sur
la base des intérêts
matériels
(...)Oui, je crois
en cette race, la
plus grande des
races gouvernantes
que le monde ait
jamais connues,
en cette race anglo-saxonne,
fière, tenace,
confiante en soi,
résolue que
nul climat, nul
changement ne peuvent
abâtardir
et qui infailliblement
sera la force prédominante
de la future histoire
et de la civilisation
universelle (...)
et je crois en l'avenir
de cet Empire, large
comme le monde,
dont un Anglais
ne peut parler sans
un frisson d'enthousiasme
(...) "Discours
de Joseph CHAMBERLAIN,
ministre des colonies
en 1895.
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L'impérialisme
français
: Civilisation et
revanche
"La connaissance
de notre histoire
et de nos aptitudes
nationales démontre
jusqu'à l'évidence
que la France a
reçu le mandat
de révolutionner
le monde."Dr
Bodichon, Etudes
sur l'Algérie
et l'Afrique
"Un pays comme
la France, quand
il pose le pied
sur une terre étrangère
et barbare, doit-il
se proposer exclusivement
pour but l'extension
de son commerce
et se contenter
de ce mobile unique,
l'appât du
gain ? Cette nation
généreuse
dont l'opinion régit
l'Europe civilisée
et dont les idées
ont conquis les
monde, a reçu
de la Providence
une plus haute mission,
celle de l'émancipation,
de l'appel à
la lumière
et à la liberté
des races et des
peuples encore esclaves
de l'ignorance et
du despotisme. Eteindra-t-elle
en ses mains le
flambeau de la civilisation
vis-à-vis
des ténèbres
profondes de l'Annam
?"Francis
Garnier, futur conquérant
du Tonkin, La Cochinchine
française
en 1864 , E. Dentu
éd., 1864,
pp. 44-45
(cité par
Jacques Bouillon
et coll., Le XIXe
siècle et
ses racines , histoire/seconde,
Bordas, Paris, 1981,
p. 347)"40
millions de Français
concentrés
sur notre territoire
ne sont guère
suffisants pour
faire équilibre
aux 51 millions
d'Allemands que
la Prusse réunira
peut-être
sur notre frontière,
et à la population
croissante de la
Russie dans un avenir
un peu plus éloigné;
(...)
(...) nous avons
encore cette chance
suprême, et
cette chance s'appelle
d'un nom qui devrait
être plus
populaire en France,
l'Algérie.
(...)
Puisse-t-il venir
bientôt ce
jour où nos
concitoyens, à
l'étroit
dans notre France
africaine, déborderont
sur le Maroc et
la Tunisie, et fonderont
enfin cet empire
méditerranéen
qui ne sera pas
seulement une satisfaction
pour notre orgueil,
mais sera certainement,
dans l'état
futur du monde,
la dernière
ressource de notre
grandeur !"L.
Prévost-Paradol,
journaliste libéral,
La France nouvelle
, 1868.
(cité par
Jacques Bouillon
et coll., Le XIXe
siècle et
ses racines , histoire/seconde,
Bordas, Paris, 1981,
p. 353)
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L'impérialisme
allemand : L'espace
vital et pangermanisme
"Un peuple
a besoin de terre
pour son activité,
de terre pour son
alimentation. Aucun
peuple n'en a autant
besoin que le peuple
allemand qui se
multiplie si rapidement,
et dont le vieil
habitat est devenu
dangereusement étroit.
Si nous n'acquérons
pas bientôt
de nouveaux territoires,
nous irons inévitablement
à une effrayante
catastrophe. Que
se soit au Brésil,
en Sibérie,
en Anatolie ou dans
le sud de l'Afrique,
peu importe, pourvu
que nous puissions
à nouveau
nous mouvoir en
toute liberté
et fraîche
énergie,
pourvu que nous
puissions à
nouveau offrir à
nos enfants de la
lumière et
de l'air d'excellente
qualité et
quantité
abondante."Albrecht
Wirth, Volkstum
und Weltmacht in
der Geschichter,
1904"La
question des indigènes
doit être
résolue uniquement
dans le sens de
l'évolution
naturelle de l'histoire
universelle, c'est-à-dire
que la moralité
supérieure
doit avoir le pas
sur la civilisation
inférieure.
L'Etat moderne,
en tant que puissance
coloniale, commet
vis-à-vis
de ses sujets le
plus grand des crimes,
lorsque se laissant
hypnotiser et dominer
par de confuses
idées humanitaires,
il épargne
aux dépens
de ses propres nationaux
des races nègres
vouées à
disparaître."Discours
de Kopsch au Reichstag
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Socialistes
et anticolonialisme
"Nous n'admettons
pas qu'il existe
un droit de conquête,
un droit de premier
occupant au profit
des nations européennes
sur les peuples
qui n'ont pas la
chance d'être
de race blanche
ou de religion chrétienne.
Nous n'admettons
pas la colonisation
par la force (...).
Nous aurons accompli
ce que vous appelez
notre mission civilisatrice
le jour où
nous aurons pu rendre
les peuples dont
nous occupons les
territoires à
la liberté
et à la souveraineté.
En revanche, en
présence
de situations de
fait dont nous ne
sommes pas comptables,
auxquelles nous
nous sommes toujours
opposés,
que nous avons obstinément
combattues, que
nous combattrons
encore en toute
occasion, nous ne
nous contenterons
pas de cette solution
à la fois
trop simple et trop
périlleuse
qui consiste soit
à prêcher
l'insurrection et
à faire appel
à la guerre
de races, soit à
exiger l'évacuation
immédiate
avec tous les périls
qu'elle comporterait
et pour les colons
et pour les indigènes
eux-mêmes."
Extrait d'une
déclaration
de Léon Blum
à la Chambre,
le 10 juin 1927.
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Progression
des revendications
nationalistes
"Le continent
africain n'échappe
pas à la
même évolution;
les idées
d'autonomie pénètrent
dans la société
nègre. Dans
un congrès
national qui se
réunit à
Accra, au début
de 1920, on put
entendre les revendications
des indigènes
de l'Afrique occidentale:
ils ont trouvé
des porte-parole
parmi une classe
très curieuse
de nègres
appelés The
Educated Natives
. Ces indigènes
de Gold Coast, de
Lagos, de Sierra-Leone,
de Bathurst, assimilés
presque complètement
par la civilisation
anglaise, ont la
même langue,
la même religion,
les mêmes
lois, les mêmes
moeurs que les Anglais;
habitant les villes,
ils s'emploient
comme fonctionnaires
et comme agents
commerciaux; on
les voit aussi s'avancer
vers l'intérieur,
le long des voies
ferrées,
avec la civilisation
et les intérêts
britanniques qu'ils
véhiculent
et qu'ils servent
comme interprètes
et comme secrétaires.
Mais, ils n'ont
pas perdu le sentiment
de race et ils soutiennent
la cause de leurs
frères; ils
réclament
depuis longtemps
des libertés
politiques; ils
en propagent la
notion dans toute
l'Afrique occidentale.
En 1920, ils réussissaient
à réunir
des délégués
de tous les pays
en un congrès
qui demanda l'établissement
du self-government
dans l'Afrique occidentale
et protesta contre
l'inégalité
des races (...)."
Extrait de Albert
Demangeon, "L'Empire
britannique";
Paris, A. Colin,
1931 |
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PROMOS ÉTÉ SÉNÉGAL
du 5 Juillet au 23 Août |
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780 €* |
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1 085 €* |
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1230 €* |
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484 €* |
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