Transports en Afrique

Transport routier : La route reste le mode de transport dominant en Afrique, représentant de 80 à plus de 90% du trafic interurbain et inter-États de marchandises. Elle représente en général le seul moyen d’accès aux zones rurales et constitue le mode le plus flexible et approprié dans la vie économique et sociale des pays ou des régions. Le continent africain est caractérisé par une faible densité routière: 6,84 km pour 100 km² par rapport à 12 km pour 100 km² en Amérique latine et 18 km pour 100 km² en Asie (voir carte du réseau routier du continent ci-dessous). 
De plus, ce réseau est mal entretenu compte tenu de l’insuffisance des ressources allouées. Ainsi, moins de la moitié des besoins requis pour la maintenance est satisfait.
À titre d’exemple, le taux de couverture est de 30% pour la CEDEAO, 31% pour le COMESA, 40% pour la SADC et 25% pour la CEMAC. 
Ce réseau souffre en particulier de la surcharge effectuée sur les véhicules routiers, ce qui réduit la durée de vie des routes

Transport ferroviaire :  Le réseau ferroviaire africain est estimé à 89 380 km pour une superficie de 30,19 millions de km² soit une densité de 2,96 km pour 1 000 km². Ce réseau est très peu interconnecté, surtout en .Afrique occidentale et centrale. 
Plus d’une quinzaine de pays en Afrique ne disposent pas de voie ferrée, à savoir le Burundi, le Cap-Vert, les Comores, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Guinée équatoriale, la Libye, Maurice, le Niger, la République centrafricaine, le Rwanda, Sao Tomé-et-Principe, les Seychelles, la Sierra Leone (le chemin de fer n’est plus en service), la Somalie et le Tchad.   En outre, les chemins de fer se caractérisent par l’hétérogénéité des écartements des voies avec différents types d’écartements au sein d’une même sous-région.
Malgré d’importants investissements dans les années 70-80 consacrés aux infrastructures et aux matériels roulants, le rôle joué par les chemins de fer dans le transport, tant des marchandises que des passagers, n’a cessé de baisser aux niveaux national et sous-régional.  Le mauvais entretien des infrastructures et le peu de disponibilité du matériel roulant ont contribué à la dégradation de la qualité du service ferroviaire. De plus, le chemin de fer est confronté à la concurrence du transport routier  sur des trajets de longue distance alors qu’il disposait auparavant d’un avantage comparatif à ce niveau. En outre, les compagnies ferroviaires se caractérisaient, et pour certaines c’est encore le cas, par leur bureaucratie, leurs effectifs pléthoriques et leur faible productivité. Cette situation a conduit à des reformes dans  de nombreux pays africains: privatisation, commercialisation ou, tout simplement, fermeture de certains chemins de fer.  Cependant, les compagnies ferroviaires de l’Afrique du Nord ont, quant à elles, fait l’objet de réformes qui leur ont conféré une plus grande autonomie de gestion
Transports en Afrique
Principaux axes routiers en Afrique
Transport maritime : Le transport maritime est l’un des plus importants modes de transport pour les échanges inter et intra-régionaux. En effet, il représente 92 à 97% du commerce international de l’Afrique. Aussi, la bonne performance de ce sous-secteur est-elle vitale  non seulement pour l’économie régionale mais également, et même plus, pour l’économie mondiale.  
L’Afrique compte environ 80 ports importants qui, ensemble, génèrent 95% du commerce international (importations/exportations) des 53 pays africains dont 6 sont des pays insulaires et 15 sont des pays enclavés. Ces ports sont confrontés à des problèmes d’équipements, de sécurité, de problèmes environnementaux (pollution, érosion),  de productivité, d’insuffisance des mesures de facilitation et de capacités techniques.  
Quatre-vingts pour cent des navires en Afrique ont plus de 15 ans d’âge contre une moyenne mondiale de 15%. Le tableau suivant présente les trafics des ports à conteneurs les plus importants d’Afrique pour l’année 2004 : 3 en Afrique du Nord, 4 en Afrique de l’Est, 4 en Afrique australe, 1 en Afrique centrale et 5 en Afrique de l’Ouest.
Trafic portuaire Afrique
Transport aérien : La situation du transport aérien en Afrique apparaît préoccupante aux yeux de la communauté internationale. En effet, le secteur présente des compagnies en majorité déficitaires, des disparitions d’opérateurs majeurs dans la région, des liaisons aériennes insuffisantes, des infrastructures vieillissantes, et enfin, objet de toute l’attention des médias, un niveau de sécurité inacceptable, plus de six fois supérieur à la moyenne mondiale. L'Afrique compte pour 1 % du trafic aérien mondial. Sur 286 plus grands aéroports ou terrains d’aviation africains inclus dans le rapport d’agrément et de restriction des terrains d’aviation de mai 2000 du Air Mobility Command, 84 % seulement des aéroports militaires recensés les plus importants peuvent soutenir des opérations d' avions-cargos C-130 et moins de 65 % des C-17. Les taux de remplissage pour le transport de personnes et de marchandises sont inférieurs de 12 et 20 % à la moyenne mondiale. La déclaration de Yamoussoukro adoptée en 1999 par la Conférence des chefs d'État et de gouvernement a accéléré la libéralisation du marché et les réformes de la gestion des aéroports. 
Certains problèmes sont récurrents : 
  • Des compagnies majoritairement déficitaires : les populations sont pauvres ce qui rend les marchés étroits et rend difficile la rentabilisation d’une exploitation. Le manque de ressources financières de ces petites compagnies, le plus souvent sous - capitalisées, les empêche d’accéder à des modules de transport modernes, économiques  et adaptés à leur marché. 
  • Des compagnies nationales qui souffrent souvent de l’ingérence des gouvernements qui ne font pas de la  rentabilité une priorité. Ils leur imposent souvent des ouvertures de lignes qui relèvent plus de l’orgueil national que du bon sens économique. 
  • De nombreuses petites compagnies sont créées, dont l’existence est souvent éphémère. Les principales causes sont : une sous capitalisation, une gestion par des entrepreneurs du secteur privé sans grande connaissance du métier du transport aérien, un marché mal évalué, des coûts sans rapport avec les recettes. Certaines créations de compagnies n’ont pour raison que d’obtenir des droits « charters » leur permettant de transporter les passagers pendant les hautes saisons et déserter le terrain  pendant les périodes creuses. 
  • Des grilles tarifaires sont souvent inexistantes ou inadaptées à la demande. 
  • Des coûts d’exploitation sur le continent élevés : achat du carburant, frais financiers (coût du capital), formation du personnel, maintenance des avions outils informatiques  de gestion et de télécommunication, etc… 
  • Des compagnies pour la plupart tenues à l’écart des groupements mondiaux de compagnies du fait du non respect des normes et standards internationaux ou de leur incapacité à leur apporter un trafic substantiel. 
L’intégration dans une alliance mondiale est aujourd’hui une des conditions de la survie des compagnies aériennes car elle leur permet d’accéder à tous les marchés. Cependant, la situation des compagnies  africaines est différente selon les régions. C’est ainsi que l’on constate qu’encore une fois l’Afrique de l’ouest et centrale apparaît comme le « parent pauvre » du continent,
La majeure partie du trafic est concentrée sur un petit nombre d’aéroports en Afrique. En effet, en 2003, la Compagnie des Aéroports de l’Afrique du Sud (ACSA) a enregistré un cinquième du  trafic du continent. A titre de comparaison, les plates-formes parisiennes traitent plus de 40 millions de passagers annuels.

LES CHIFFRES DE L'AERIEN EN AFRIQUE EN 2012

 En 2012, l’Afrique a gagné un million de passagers de plus.

Top 10 trafic passager, en millions :
1. Johannesburg, Afrique du Sud ; OR Tambo, 18,8
2. Le Caire, Égypte ; Cairo International, 14,8
3. Le Cap, Afrique du Sud ; Cape Town International, 8,5
4. Lagos, Nigeria ; Murtala Muhammed, 7,2
5. Casablanca, Maroc ; Mohammed V, 7,2
6. Hurghada, Égypte ; Hurghada International, 7,1
7. Sharm El Sheikh Égypte ; Sharm El Sheikh International, 6,6
8. Nairobi, Kenya ; Jomo Kenyatta, 6,3
9. Alger, Algérie ; Houari Boumédiène, 5,4
10. Tunis, Tunisie ; Tunis Carthage, 5,2
Trafic passagers aériens - 2004
Trafic passagers aériens Afrique
Trafic fret aérien - 2004
 Trafic fret aérien Afrique
Sources : "Le Transport Aérien en Afrique" - Délia BERGONZI

L'Afrique à Paris : le site de l'Afrique et des diasporas africaines à Paris

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