La Conférence des Chefs dEtat
et de Gouvernement de lUnion Economique
et Monétaire Ouest Africaine
(UEMOA) sest réunie le
19 décembre 2001 à Dakar,
à lHôtel Méridien
Président, sous la présidence
de Son Excellence Alpha Oumar KONARE,
Président de la République
du Mali, Président en exercice.
Étaient présents :
Pour la République du Bénin,
Son Excellence Monsieur Mathieu KEREKOU,
Président de la République
;
Pour le Burkina Faso, Son Excellence
Monsieur Blaise COMPAORE, Président
du Faso ;
Pour la République de Guinée-Bissau,
Son Excellence Monsieur Koumba YALA,
Président de la République
;
Pour la République du Sénégal,
Son Excellence Monsieur Abdoulaye WADE,
Président de la République
;
Pour la République Togolaise,
Son Excellence Monsieur Gnassingbé
EYADEMA, Président de la République.
Pour la République de Côte
dIvoire, Monsieur Abou Drahmane
SANGARE, Ministre dEtat, Ministre
des Affaires Etrangères ;
Pour la République du Niger,
Madame Aïchatou MINDAOUDOU, Ministre
des Affaires Etrangères, de la
Coopération et de lIntégration
Africaine ;
Outre les membres du Conseil des Ministres
de lUEMOA, ont pris part aux travaux
:
Monsieur Moussa TOURE, Président
de la Commission de lUEMOA.
Monsieur Charles Konan BANNY, Gouverneur
de la Banque Centrale des Etats de lAfrique
de lOuest (BCEAO) ;
Monsieur Boni YAYI, Président
de la Banque Ouest-Africaine de Développement
(BOAD).
Ont assisté aux travaux :
Monsieur Yves D. YEHOUESSI, Président
de la Cour de Justice de lUEMOA
;
Monsieur Tiébilé DRAME,
Président du Comité Interparlementaire
de lUEMOA ;
Les Membres de la Commission de lUEMOA
;
Les Conseillers de la Cour des Comptes
de lUEMOA ;
Ont également assisté
aux travaux de la Conférence,
en qualité dinvités,
des Responsables et représentants
dOrganisations internationales
et sous-régionales dont, notamment,
Monsieur Jacques DIOUF, Directeur Général
de la FAO, et Monsieur Roger DEHAYBE,
Administrateur Général
de lAgence Intergouvernementale
de la Francophonie.
Ouvrant les travaux, Son Excellence
Monsieur Alpha Oumar KONARE a remercié
ses collègues pour le soutien
constant dont il a bénéficié
auprès deux durant son
mandat.
Examinant le rapport du Gouverneur
de la BCEAO, la Conférence des
Chefs dEtat et de Gouvernement
a noté que les principaux résultats
des politiques économiques ont
été dans lensemble
modestes en 2001, nonobstant une légère
reprise du rythme dexpansion des
économies de lUnion par
rapport à lannée
2000.
Elle a noté avec satisfaction
que lévolution des agrégats
monétaires est marquée
par une amélioration de la position
extérieure nette des institutions
monétaires, assurant un taux
de couverture de lémission
monétaire de plus de 100%, et
une progression modérée
des crédits à léconomie.
Les Chefs dEtat et de Gouvernement
se sont félicités des
actions mises en uvre par la Banque
Centrale pour préserver la valeur
de la monnaie commune dans une conjoncture
interne et un environnement international
peu favorables. Ils ont encouragé
la BCEAO à poursuivre la conduite
dune politique monétaire
prudente, compatible avec le renforcement
de la compétitivité des
économies de lUnion.
La Conférence a réaffirmé
que la mise en circulation de leuro
fiduciaire à compter du 1er janvier
2002 naura, en elle-même,
aucune incidence sur la parité
du franc CFA fixée depuis le
1er janvier 1999 et quelle offrira
davantage dopportunités
aux Etats membres de lUEMOA, dans
leurs relations avec les partenaires
européens, en raison de lintégration
de fait au vaste espace économique
et monétaire que constitue la
zone euro.
La Conférence a accueilli favorablement
la stratégie proposée
par la Banque Centrale fondée
sur le développement dune
plus grande synergie entre les secteurs
public et privé dans le cadre
dun partenariat fécond,
susceptible dimpulser une nouvelle
dynamique de développement régional.
A cet égard, elle a instruit
les Ministres de rechercher les moyens
nécessaires à la concrétisation
dune telle stratégie et
de prendre, dune manière
générale, les mesures
adéquates en vue dassurer
lémergence dune économie
régionale plus intégrée,
susceptible de conforter la compétitivité
des économies de lUnion
et de renforcer lefficacité
de la lutte contre la pauvreté.
Le Président de la BOAD a fait
rapport à la Conférence
des activités de son institution
au cours de lannée 2001
et de la mise en uvre des orientations
définies par les Chefs dEtat
et de Gouvernement de lUEMOA lors
de leur réunion tenue à
Bamako en décembre 2000.
La Conférence sest réjouie
de la poursuite du renforcement de laction
de la Banque en faveur notamment de
la lutte contre la pauvreté,
de lintégration économique
et de la promotion du secteur privé,
en dépit du contexte économique
de lUnion, marqué par un
tassement de la croissance moyenne.
La Conférence sest félicitée
de la participation active de la BOAD
à lélaboration des
stratégies de réduction
de la pauvreté et à la
mise en uvre de lInitiative
pour la Réduction de la dette
des Pays Pauvres Très Endettés
(PPTE). Elle a noté avec satisfaction
les décisions dallègement
de dettes prises par la Banque pour
2001 et 2002. Elle a encouragé
la BOAD à continuer ses efforts
et lancé un appel aux partenaires
extérieurs pour lassistance
à lui apporter dans la mobilisation
des ressources nécessaires.
La Conférence a pris connaissance
des premiers résultats des réflexions
du Conseil des Ministres relatives au
renforcement institutionnel et financier
de la BOAD. Elle a demandé au
Conseil des Ministres de définir
les modalités idoines pour doter
la BOAD de ressources concessionnelles
et pour lever les contraintes réglementaires
qui pèseraient sur ses activités
dintermédiation financière.
Sur cette base et pour les années
à venir, la Conférence
a encouragé la Banque à
poursuivre et à renforcer son
action dans les domaines prioritaires
de la lutte contre la pauvreté,
de lintégration économique
et de la promotion du secteur privé.
Examinant le rapport dactivités
de la Commission de lUEMOA, qui
a présenté létat
davancement de la mise en uvre
du programme dactions arrêté
par la Conférence lors de sa
réunion tenue le 10 mai 1996,
à Ouagadougou, et le point des
actions entreprises dans le cadre des
orientations contenues dans leur Déclaration
du 08 décembre 1999, à
Lomé, les Chefs dEtat et
de Gouvernement ont constaté,
avec satisfaction, les avancées
réalisées par lUnion
dans la mise en uvre de son processus
dintégration.
Après un large échange
de vues, la Conférence a invité
les Etats membres à poursuivre
et à intensifier leurs actions
en vue de conforter les progrès
réalisés et daccélérer
le rythme dexécution du
schéma dintégration
de lUnion, notamment les volets
participant à lassainissement
et au renforcement du cadre macroéconomique,
à la réalisation du marché
commun, à la définition
et à la mise en uvre de
politiques sectorielles.
Ainsi, au titre de lharmonisation
des législations, la Conférence
a salué les progrès réalisés
dans la mise en uvre du programme
dharmonisation des fiscalités
indirectes intérieures au sein
de lUEMOA, avec ladoption
de deux nouvelles Directives relatives,
lune, à la taxation des
produits pétroliers et, lautre,
au régime harmonisé de
lacompte sur impôts assis
sur les bénéfices au sein
de lUEMOA. Elle a invité
les Etats membres à poursuivre
leurs efforts en vue de lapplication
complète des Directives portant
harmonisation du cadre juridique, comptable
et statistique des finances publiques,
du code de transparence dans la gestion
des finances publiques dans lUEMOA,
et la Commission à poursuivre
les travaux relatifs à la réforme
des marchés publics.
La Conférence sest préoccupée
du retard constaté dans la mise
en place des structures nationales devant
favoriser lenvironnement institutionnel
du SYSCOA. A cet égard, elle
a invité les Etats membres à
accomplir les diligences attendues deux,
afin que ce précieux outil puisse
contribuer à une meilleure gestion
des entreprises de la zone et au fonctionnement
efficient du marché financier
régional.
Au titre de la Surveillance multilatérale
des politiques macroéconomiques,
la Conférence sest félicitée
des actions menées dans le cadre
de la mise en uvre du Pacte de
convergence, de stabilité, de
croissance et de solidarité entre
les Etats membres de lUnion.
La Conférence a fortement apprécié
lélaboration et lactualisation,
par les Etats membres, de programmes
pluriannuels couvrant la période
2001-2003 et leur a recommandé
de prendre en compte la dimension régionale
dans leurs relations avec les partenaires
au développement, en particulier
avec les institutions de Bretton Woods
et les pays amis.
Au titre du marché commun, la
Conférence a noté, avec
satisfaction, la bonne tenue de lUnion
douanière de lUEMOA, après
deux années de fonctionnement.
Elle a convié les Etats membres
à poursuivre leurs efforts pour
une application uniforme et intégrale
des actes communautaires relatifs à
la libéralisation du commerce
intra-communautaire et au Tarif Extérieur
Commun.
La Conférence sest préoccupée
de la persistance de barrières
non tarifaires aux échanges commerciaux
et notamment des contrôles routiers
intempestifs qui obèrent la compétitivité
des produits de lUnion ; en conséquence,
elle a invité les Etats membres
à se conformer aux dispositions
de lActe additionnel n° 04/96
du 10 mai 1996, relatives à la
levée des entraves non tarifaires
aux échanges à lintérieur
de lUnion.
En vue dimpulser de façon
plus dynamique le développement
du tissu industriel de lUnion,
la Conférence a adopté
un Protocole Additionnel instituant
les règles d'origine des produits
de lUEMOA. Ces nouvelles règles,
conformes aux dispositions de lAccord
de lOrganisation Mondiale du Commerce
(OMC) sur les règles dorigine,
ont été fixées
en concertation avec la CEDEAO.
Sagissant de la politique commerciale
commune de lUnion, la Conférence
a noté avec satisfaction les
actions entreprises par le Conseil des
Ministres et la Commission, tant dans
le cadre des négociations dAccords
bilatéraux avec des pays tiers
ou des Organisations partenaires de
lUnion, que dAccords multilatéraux
sous légide de lOrganisation
Mondiale du Commerce (OMC), conformément
aux dispositions des articles 84 et
85 du Traité.
Au plan des Accords commerciaux, les
Chefs dEtat ont échangé
sur les enjeux des futurs Accords de
Partenariat Economique (APE) à
négocier avec lUnion Européenne
et, à cet égard, ont adopté
les conclusions de la réunion
ministérielle conjointe CEDEAO-UEMOA
tenue à Bamako les 22 et 23 novembre
2001. Ainsi, tout en retenant lespace
CEDEAO comme région de programmation,
la Conférence a invité
la Commission de lUEMOA et le
Secrétariat de la CEDEAO à
mener ensemble les négociations
avec lUnion Européenne.
A cet effet, lui sera soumis, à
son prochain sommet, un programme dactions
destiné à assurer, sur
la période 2003-2007, le renforcement
des capacités des Etats membres
et la mise à niveau de lappareil
productif de lUnion.
Au plan multilatéral, la Conférence
a instruit la Commission, afin que,
conformément aux dispositions
de larticle 85 du Traité,
elle assure effectivement la coordination
des positions des Etats membres de lUnion
durant le cycle de négociations
commerciales multilatérales de
lOMC, dont le lancement a eu lieu
à Doha, au Qatar, en novembre
2001.
La Conférence a particulièrement
salué létat davancement
du processus dadoption dune
législation communautaire de
la concurrence à lintérieur
de lUEMOA et dun Code communautaire
des Investissements.
Notant que la mise en uvre effective
de ces deux instruments contribuera
à faire passer la zone UEMOA
de létape dUnion
douanière à celle de Marché
Commun, la Conférence a instruit
le Conseil des Ministres et la Commission,
afin que soit mis en place, au cours
du premier semestre 2002, le dernier
maillon relatif à la détermination
des modalités visant à
assurer la jouissance pleine et effective
des libertés de circulation des
personnes, de résidence et de
prestation de services, ainsi que le
droit détablissement sur
la totalité de lespace
communautaire.
En vue d'assurer le fonctionnement
harmonieux du marché commun de
lUEMOA, la Conférence a
demandé que le dispositif soit
complété par une législation
spécifique
sur le contrôle des concentrations
à lintérieur de
lUEMOA et une législation
communautaire sur la protection des
consommateurs.
Abordant les politiques sectorielles,
les Chefs dEtat ont apprécié
les progrès réalisés,
qui ont permis à la Conférence
dadopter trois Actes additionnels
portant respectivement sur la Politique
Agricole de lUnion, la Politique
Energétique Commune et la promotion
de lArtisanat au sein de lUEMOA.
En effet, la mise en uvre de
la Politique Agricole de lUnion
permettra de répondre aux défis
de lagriculture de lUEMOA
; cest-à-dire, non seulement
satisfaire durablement les besoins alimentaires
dune population en forte croissance
démographique et en forte urbanisation,
mais également sadapter
au nouveau contexte concurrentiel de
la mondialisation. Dans cet esprit,
la Conférence a reçu une
délégation du Réseau
des Organisations Paysannes et des Producteurs
Agricoles de lAfrique de lOuest
(ROPPA) qui a remis aux Chefs dEtat
un mémorandum sur les préoccupations
du monde rural de lespace communautaire.
Les Chefs dEtat se sont réjouis
de cette démarche et lui ont
promis un examen bienveillant de leurs
propositions.
Quant à la Politique Energétique
Commune, sa mise en uvre contribuera
à accroître loffre
et aura un impact tangible sur la réduction
des coûts des facteurs de production,
donc de lamélioration de
la compétitivité, et permettra
à lénergie de jouer
pleinement son rôle dans le processus
de développement économique
des Etats membres de lUnion.
En décidant linclusion
de la promotion de lArtisanat
parmi les politiques sectorielles communes,
la Conférence entend faire bénéficier
ce secteur des opportunités offertes
par la réalisation du marché
commun de lUnion, pour lui permettre
daccroître sa contribution
au développement économique
et social et à la lutte contre
la pauvreté.
La Conférence sest félicitée
de la demande dassociation de
la République de Guinée
au programme communautaire de promotion
de lArtisanat et a encouragé
la Commission à tout mettre en
uvre en vue de la signature diligente
dudit Accord.
Dans le secteur des transports, la
Conférence a félicité
la Commission pour la bonne préparation,
en collaboration avec la BOAD, de la
Table ronde régionale des bailleurs
de fonds sur le financement des infrastructures
et le transport routier, ainsi que pour
les décisions d'édification
de postes à contrôles juxtaposés
aux frontières intérieures
de l'Union et de mise en place d'un
Observatoire des pratiques anormales
sur les axes routiers communautaires.
Au titre du financement de lUnion
et de ses interventions, la Conférence
a relevé avec satisfaction quoutre
les compensations des pertes de recettes
douanières engendrées
par le régime préférentiel
des échanges au sein de lUnion,
un programme dintervention, dun
montant de 118,2 milliards de francs
CFA sur ressources propres, du Fonds
d'Aide à l'Intégration
Régionale (FAIR), pour la période
2002-2006, vient dêtre adopté
par le Conseil des Ministres.
Pour sécuriser le financement
autonome de lUnion, et particulièrement
le financement du schéma daménagement
équilibré du territoire
communautaire en cours délaboration,
dont le FAIR est une des modalités,
la Conférence a invité
les Etats membres à veiller davantage
à un fonctionnement intégral
et diligent du Prélèvement
Communautaire de Solidarité (PCS).
Au plan institutionnel, la Conférence
a renouvelé ses instructions
à la Commission de lUEMOA,
en vertu des dispositions de larticle
37 du Traité, pour proposer à
son examen, dans les meilleurs délais,
le projet de Traité portant création
du Parlement de lUnion, ce qui
devra parachever la mise en place de
lensemble des Organes de lUnion.
Au titre de la Communication, les Chefs
dEtat ont constaté avec
satisfaction la poursuite de la mise
en uvre du programme quinquennal
de communication de lUnion, avec
une intensification des actions multimédia
et de proximité, ainsi que la
bonne exécution du programme
dorganisation de journées
dinformation et de sensibilisation
sur les chantiers de lUEMOA, dans
les Etats membres.
Au plan de la coopération régionale
et internationale, la Conférence
a noté avec satisfaction le renforcement
de la coopération avec la CEDEAO
et le développement des relations
entre lUEMOA et lUnion Européenne.
Concernant la coopération entre
lUEMOA et la CEDEAO, la Conférence
a donné des orientations au Conseil
des Ministres sur les relations entre
les deux Organisations, tant en ce qui
concerne leur coopération au
niveau des activités, que pour
certains aspects institutionnels, en
vue de l'accélération
de l'intégration en Afrique de
l'Ouest, que les Chefs dEtat de
lUEMOA considèrent comme
une voie incontournable, qui doit être
empruntée avec rigueur et pragmatisme.
Sagissant de la coopération
internationale, la Conférence
a félicité la Commission
pour les résultats appréciables
déjà obtenus ainsi que
les efforts quelle déploie
en vue de lélargissement
du cercle des partenaires de lUnion.
Au titre de limplication des
populations dans le processus dintégration,
les Chefs dEtat ont mis laccent
sur la nécessité de veiller
non seulement au renforcement des capacités
des administrations nationales, mais
surtout à limplication
effective des acteurs et bénéficiaires
du processus dintégration.
A cet égard, la Conférence
a invité les Etats membres à
renforcer davantage, avec l'appui de
la Commission, les structures nationales
chargées de l'application des
réformes communautaires.
En outre et aux fins dune rationalisation
forte des interventions des institutions
régionales, la Conférence
a invité celles-ci à inscrire
leurs programmes dans le cadre de lesprit
et de la mise en oeuvre du Nouveau Partenariat
pour le Développement de lAfrique.
Par ailleurs, abordant le nouvel environnement
international créé par
les douloureux évènements
du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis
dAmérique, la Conférence
sest fortement préoccupée
de lampleur prise par le terrorisme
international, qui constitue une très
grave atteinte aux valeurs humaines
cardinales et universelles. Elle a renouvelé
sa ferme condamnation du terrorisme
sous toutes ses formes. Elle a également
souligné les conséquences
néfastes du banditisme transfrontalier
et du blanchiment de largent sale.
Pour matérialiser la détermination
de lUnion à relever ces
défis supplémentaires,
la Conférence a fortement engagé
les Etats membres à entreprendre
des actions énergiques dont,
notamment, la ratification sans délai
de la Convention de lOUA contre
le terrorisme, ainsi que la ratification
et la mise en uvre des instruments
internationaux pertinents telles que
la Convention des Nations-Unies pour
la Suppression du Financement du Terrorisme,
la Convention des Nations Unies sur
la criminalité transnationale
organisée et lapplication
des Résolutions 1333 et 1373
du Conseil de Sécurité
tendant à lutter de façon
résolue et constante contre toutes
ces atteintes à nos efforts de
paix et développement durables.
Les Chefs dEtat et de délégations
ont tenu à féliciter et
à remercier chaleureusement son
Excellence Alpha Oumar KONARE, pour
les services inestimables rendus à
lUnion au cours des deux années
pendant lesquelles il a présidé
aux destinées de lUEMOA.
Les Chefs dEtat ont décidé
de porter Son Excellence Monsieur Abdoulaye
WADE, Président de la République
du Sénégal, à la
Présidence de la Conférence
des Chefs dEtat et de Gouvernement
de lUnion.
La prochaine réunion de la Conférence
aura lieu, au cours de la première
quinzaine du mois de décembre
2002, à Dakar.
Les Chefs dEtat du Bénin,
du Burkina, de Guinée-Bissau,
du Mali et du Togo ainsi que les Chefs
de délégation de la Côte
dIvoire et du Niger expriment
leurs sincères remerciements
à son Excellence Monsieur Abdoulaye
WADE, Président de la République
du Sénégal, au Gouvernement
et au peuple Sénégalais,
pour laccueil chaleureux et fraternel
ainsi que pour lhospitalité
généreuse qui leur ont
été réservés
tout au long de leur séjour en
terre sénégalaise.
Fait à Dakar, le 19 décembre
2001
Pour la Conférence,
Le Président
S.E. ALPHA OUMAR KONARE
Président de la République
du Mali