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NEW YORK (Nations Unies), 20 fév.2001
(AFP) - L'épidémie de sida
constitue "la plus grave menace pour
le développement", affirme
un rapport de l'ONU qui appelle les gouvernements
à mobiliser plus de ressources
et à intensifier les efforts de
prévention et de soins.
Dans ce rapport, le secrétaire
général de l'ONU Kofi Annan
souligne que les gouvernements doivent
recourir à une combinaison de mesures
afin de cont
enir ce fléau mortel qui touchait
36,1 millions d'hommes, de femmes et d'enfants
à la fin 2000.
En 2000, 5,3 millions de personnes ont
été contaminées et
3 millions sont mortes des suites de la
maladie. Si l'épidémie continue
au même rythme, la croissance économique
des nations les plus concernées
baissera de 25%, prévient M. Annan.
L'Afrique sub-saharienne est la région
du monde la plus touchée avec 70%
des adultes et 80% des enfants porteurs
du virus de l'immunodéficience
humaine (VIH) et les trois-quart des 22
millions de personnes décédées
dans le monde.
Le rapport souligne que les ressources
allouées à la lutte contre
le VIH/sida "sont très
insuffisantes compte tenu de l'ampleur
de l'épidémie".
Il indique par exemple que la mise en
oeuvre de programmes de prévention
et de soins sur le continent africain
coûterait au moins 3 milliards de
dollars par an, sans compter les très
onéreuses thérapies antirétrovirales.
M. Annan propose notamment de dégager
des fonds par un allégement de
la dette des pays les plus pauvres.
Il estime aussi qu'il faut renforcer la
prévention (éducation sexuelle,
préservatifs féminins et
masculins, services de conseils et dépistage...),
notant que plus de 30% des personnes affectées
dans le monde sont des jeunes de moins
de 25 ans.
Kofi Annan souligne que prévention
et soins vont de pair mais que "l'accès
au traitement demeure inégal"
entre pays riches et pauvres où
les malades meurent faute de soins.
Pour compenser cette inégalité,
il recommande des systèmes à
plusieurs prix, la concurrence entre fournisseurs,
les achats régionaux et les accords
de licence pour médicaments.
Ce rapport doit servir de base à
une session spéciale de l'Assemblée
générale de l'ONU (25-27
juin) à New York pour adopter une
stratégie politique globale contre
le sida.
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